Levée de fonds (128 articles)

Levée de fonds : premier tour de 1,5 ME pour AgendiZe - Aelios Finance conseil de la société

02/04/2006 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (8)

Je suis heureux de cette levée de fonds et fier d’avoir travaillé pour AgendiZe car il y a toutes les chances pour que des centaines de millions d’internautes dans le monde deviennent bientôt des utilisateurs d’AgendiZe, j’explique :
- AgendiZe permet aux sites type pages jaunes ou annonces de transférer le contact ou l’annonce (et plus) sur l’agenda PC/PDA/téléphone de l’internaute.
- Pour l’annonceur, AgendiZe permet de voir qui fait quoi avec le contact ou l’annonce (comme le permet les plateformes Google Adsense ou Yahoo! Search Marketing par exemple).
J’explique encore :
- Si vous allez rechercher, par exemple, un loueur de voitures sur des pages jaunes, ces dernières vous proposeront d’ajouter les cordonnées du loueur d’un simple clic sur votre PC/PDA/téléphone. Génial non ?! Finis les gribouillis quand on va chercher des coordonnées sur un site. Un exemple ici, des pages jaunes espagnoles.
- Et si vous êtes le loueur de voiture, votre nom va rester dans l’agenda de votre client et, en plus, vous allez avoir des statistiques d’utilisation du support d’annonces (énorme, surtout dans la grande majorité des pays où il y a des dizaines de pages jaunes ou sites d’annonces concurrents), le rêve des marketeurs.

AgendiZe a lancé son service il y a quelques mois et est déjà une société mondiale qui a déjà séduit plusieurs grands partenaires dont Yellow Pages Group au Canada, TrueLocal aux USA, Gotya en Autriche, Svaret en Suède, Editus au Luxembourg et QDQ Media en Espagne (tiens, pas encore de grand client en France…).

Bravo au fondateur d’AgendiZe, Alexandre Rambaud, pour sa vision, son talent, sa fantastique capacité d’exécution et pour m’avoir permis de participer à l’aventure. Bravo à Nicolas Vaillant de BNP Private Equity qui a porté le deal avec panache. Bravo aux investisseurs régionaux, Champagne Ardennes Croissance, IRPAC et Aube Investissements, qui ont joué magnifiquement leur rôle d’amorceur et qui ont suivi dans le tour de table. Bravo à l’équipe d’AgendiZe (Christophe, Cédric, Caroline…), bravo à Freddy Mini pour ses conseils (encore lui ;-).

Voir plus bas pour les communiqués de presse en anglais et français.
Vive AgendiZe ! Et toutes questions bienvenues.

Lire la suite

Capital-risque et pactes d’actionnaires : quand on veut faire simple, mais que l’on a oublié comment faire simple…

18/03/2006 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (8)

J’ai eu le droit à une réunion de rédaction de pacte d’actionnaires assez rigolote dernièrement. Le VC voulait émettre des actions de préférence simples, mais il avait oublié comment le rédiger car voilà bien longtemps, très longtemps, qu’il n’avait pas proposé ce type d’action…

PS : vos questions sur les types d’action de préférence bienvenues.

Eyeka, la nouvelle startup de Gilles Babinet, lève $5M

13/03/2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (4)

Pour ceux qui ne connaissent pas Gilles, voir cette note. Bravo à toi Franck (Franck est l’autre fondateur, un topgun), bravo à toi Gilles, je vous souhaite un avenir heureux et rempli de succès.
Pour plus d’info, lire ce communiqué de presse :

La start-up Eyeka dévoile un tour de table initial de 5 millions de Dollars

Lire la suite

Cytomics lève 10 millions d'euros – Aelios Finance conseil de la société

01/03/2006 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (2)

Encore une très belle levée de fonds. La levée Cytomics est notre quatrième deal depuis le début de l’année (un n’est pas encore annoncé).
Cytomics est une entreprise du secteur des biotechs et le maître d’oeuvre de cette levée de fonds a été mon camarade de jeu Alain Lostis. Pour plus d’info, voir ici.

Sites media : la règle de 100

28/02/2006 dans Levée de fonds | Commentaires (15)

J’explique par un exemple : si un très jeune site a par exemple 100 000 visiteurs par mois, je divise par 100. J’ai 1 000. Ensuite, je divise les revenus publicitaires mensuels du site par 1 000.
Si j’ai 1, pas très bon . Si j’ai 10 : c’est une bombe. Entre les deux : il faut absolument voir (et je suis à votre service). PS : merci à DB.

Levée de fonds : vers un retour en masse des premiers tours en 2006

09/02/2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (10)

Bonne nouvelle pour les - récents - entrepreneurs; il y a de moins en moins de sociétés « matures » à refinancer, donc moins d'offre pour des seconds et surtout troisième ou quatrième tour. L’offre diminue, mais la demande est toujours là, même vraiment là : les VCs ont plein de sous ! La nature ayant horreur du vide, ces derniers regardent très (plus;-) volontiers les très jeunes sociétés. Je répète ce que je crie depuis le lancement de ce blog (en 2003), entreprenez !

Levées de fonds VCs : les bons dossiers ont souvent déjà des business angels à bord

04/02/2006 dans Business Angels, Levée de fonds | Commentaires (8)

C’est le constat que je fais. Quand un entrepreneur m’appelle et me dit qu’il a fait monter des business angels à bord de son entreprise, j’ai encore plus envie de regarder de près. Les business angels font très bien leur second métier. Vive les business angels.
Levée de fonds - capital risque.

Tremplin Entreprises : un évènement à privilégier si vous êtes un tech-entrepreneur

23/01/2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (1)

Aelios Finance est partenaire de Tremplin Entreprises. Voici copie du communiqué d'appel à candidature destiné aux jeunes entreprises innovantes, venez nombreux :

***

La 8ème édition de Tremplin Entreprises, les 5 et 6 juillet 2006, au Sénat, permettra à trente lauréats de présenter leur entreprise innovante à la communauté des investisseurs en capital risque.

Appel à projets innovants

L’appel à projets est lancé : les entrepreneurs peuvent faire acte de candidature du 1er février au 31 mars 2006. Le dossier d’inscription (un business plan à compléter) est disponible en téléchargement sur le site www.tremplinentreprises.com

Lire la suite

Linagora, le spécialiste de l'open-source, lève 1,8 million d'euros

16/01/2006 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (4)

Un deal Aelios Finance opéré par Patrick Vignaud avec le support de Thibaut de Monclin. Extrait d’un article de Capital Finance (Les Echos) :

1er tour de 1,8 MEuro(s) pour Linagora

Dans le cadre d'un premier tour de table de 1,8 MEuro(s), Linagora accueille à son capital Cita Gestion (1,5 MEuro(s)), tandis que Chevrillon & Associés apporte le solde (0,3 MEuro(s)). En 2000, ce dernier avait déjà injecté 0,23 MEuro(s) en amorçage, à la sortie de l'incubateur de l'INT. Forte de 46 personnes, la société de services informatiques spécialisée dans les logiciels libres a généré, l'an dernier, un chiffre d'affaires de 3,3 MEuro(s) et un résultat à l'équilibre. Cette collecte permettra de mettre en oeuvre une ambitieuse politique de recrutements et de croissance externe. D'ici à la fin de l'année, la jeune pousse entend tripler de taille, pour servir notamment un contrat public de plusieurs dizaines de millions d'euros. Celui-ci devrait être annoncé dans les semaines à venir.

***

Alternext fait de la concurrence aux fonds de capital-risque

06/01/2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (5)

Et c’est une bonne nouvelle pour les jeunes sociétés. En effet, jusqu’à présent, lorsqu’un fonds avait le choix entre financer une très jeune société ou une société plutôt mature et à l’équilibre, son choix se tournait (trop) souvent sur la dernière car moins risqué (mais moins rémunérateur). Aujourd’hui, Alternext valorise bien les sociétés IT matures et les VCs voient alors ces dossiers matures leur échapper et au résultat, ils se concentrent à nouveau sur des jeunes sociétés.
Bonne nouvelle pour les entrepreneurs alors. Entreprenez !

Quelques (bonnes) nouvelles de NewScreens

21/12/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (1)

Pour mémoire, lire cette note pour savoir qui est NewScreens, l'éditeur de la chaîne Cash-TV et un de nos clients. Pour des nouvelles, lire le dernier paragraphe de cet article de la Tribune. Plus d’infos sur cette belle levée de fonds bientôt.
Bonne fin d’année.

Résumé de l’année

17/12/2005 dans Levée de fonds, M&A | Commentaires (6)

Dans l’ordre : on a fait une levée de fonds, puis une autre levée de fonds, puis encore une levée de fonds, puis encore une levée de fonds, puis une cession, encore une levée de fonds, et une autre cession, puis une levée de fonds, puis une cession, puis une levée de fonds, puis une acquisition, puis une nouvelle cession, puis encore une cession, puis une levée de fonds, puis une levée de fonds, puis une levée de fonds, encore une levée de fonds, encore une levée de fonds puis enfin, une acquisition.

Et l’année prochaine ?
Ben, on va faire des levées de fonds, des cessions, des acquissions, d’autres levées de fonds, encore des cessions et encore plus d’acquisitions et de levées de fonds.

Il est clair notre business model ?

Companeo lève 1,25 M€

30/11/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (5)

Aelios Finance est le conseil de la société of course et c’est Patrick Vignaud qui a piloté le deal chez nous.
Companeo a vraiment un beau modèle, c’est un apporteur de leads qualifiés pour des fournisseurs qui ont enfin la possibilité de travailler avec des PME/TPE. La société va faire pas loin de 4M€ de chiffre d’affaires cette année (c’est public) et ouvre des opérations en Belgique et Grande-Bretagne, le reste du monde suivra sûrement… Enfin, le fondateur de la société, Laurent Hortwitz, est un top gun avec qui nous avons passé de fantastiques moments (Laurent, si tu passes par ici, je te confirme que nous sommes pressés de faire le prochain tour ;-).

Voir le communiqué de presse plus bas et, si vous êtes dans une PME comme nous, je vous conseille d’utiliser Companeo pour vos achats.

Lire la suite

Encore une belle levée de fonds pour Aelios - et un client prix Nobel !

27/11/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (1)

Biospace Instuments lève 7,5 ME

Message (récurrent) à tous les entrepreneurs en herbes : foncez ! Montez-là votre boîte ! Je dis cela car mes associés et moi en avons créé une, il y a à tout juste un peu plus d’un an, et ça marche, la période est bonne :
- En quelques mois nous devenons ultra-leader dans notre secteur.
- Nous comptons parmi nos clients des top-top-entrepreneurs et nous sommes déjà dans le radar des top-grands-groupes (on a par exemple été la banque d’affaires de Auchan pour leur première acquisition dans l’Internet).
- Voilà maintenant que nous levons des capitaux pour un prix Nobel !

Pour résumer notre dernier closing, un de mes associés, Alain Lostis, vient de boucler une très belle levée de fonds pour Biospace dont le fondateur d’origine est l’honorable et charismatique George Charpak, Prix Nobel de physique 1992. Voir le communiqué de presse plus bas.
Heu, soyons clair. Venez tous nous voir, nous ne sommes pas seulement à la recherche d’entrepreneurs prix Nobel ! Alors à bientôt j’espère mesdames et messieurs les entrepreneurs.

Lire la suite

Levée de fonds : pourquoi les VCs ne peuvent pas investir des petits montants ?

05/10/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (13)

Voilà une question qui tombe souvent de la part d’entrepreneurs. Attention, quand on dit petits montants, on parle de centaines de milliers d’euros, quand même. Alors pourquoi un VC ne sait pas investir quelques centaines de milliers d’euros dans une société innovante ? Pourquoi il cherche à investir directement 1 ou plusieurs millions d'euros ? Réponse : car il ne peut mécaniquement pas faire autrement. J’explique :

- Un VC gère en moyenne des fonds de €100M pour une équipe de trois ou quatre associés.
- La durée de vie de la période d’investissement du fonds va être de 4 à 5 ans.
- Un associé d’un fonds étudie sérieusement chaque année 5 dossiers et va faire entre 1 et 2 investissements dans une année.

Total : le fonds va pouvoir faire environ 20 investissements sur la période d’investissement.
Vous avez compris. €100M à investir sur 20 sociétés, soit €5M par société (en plusieurs tours de table). Impossible d’investir quelques centaines de milliers d’euros sur un deal ou le contrat avec les souscripteurs du fonds ne pourra être respecté.

Entrepreneurs : lorsque vous approchez un fonds de capital-risque, étudiez leurs deals passés (où plutot appelez un leveur de fonds) où vous risquez de perdre votre temps si le montant recherché ne correspond pas à la taille du fonds. Heu… C’est clair ?

Levée de fonds : l’amorçage reste un problème en France

27/09/2005 dans Business Angels, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (16)

Quand je parle d’amorçage, je ne parle pas de sociétés qui n’ont pour actif qu’un business plan, je parle aussi de sociétés qui ont un vrai beau produit et qui commencent à vendre, mais dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas quelques dizaines ou petites centaines de milliers d’euros. Ces sociétés ne sont pas gâtées en France…

Les business angels sont inexistants, ou presque.
Un business angel possède en général une fortune supérieure à 10M€ et, en France, dès qu’une fortune dépasse les 10M€, il est conseillé d’aller se réfugier en Suisse, en Belgique, en Grande-Bretagne ou ailleurs. La France est le seul pays où l’on peut payer plus d’impôts que de revenus… Débile. Au lieu d’avoir trente mille business angels, nous en avons deux mille… Ça m’énerve !
À ce sujet : il paraîtrait qu’une partie de la famille Mitterrand serait en Belgique…

Les FCPI, dont la mission étaient à l’origine de financer les très jeunes pousses, ne le font pas (ou très rarement). Je ne leur jette pas la pierre, au contraire, je les comprends. Du fait de leurs contraintes (dont la durée de vie d’un fonds FCPI), ils ne peuvent pas sereinement investir dans une société dont le but est de faire une sortie longue (plus de 5 ans). Je pense alors que l’on peut dire que 90% des sociétés financées par des FCPI font plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires lors de leur tour de table. On est très très loin de l’amorçage…

Les FCPR, souvent des fonds historiques, font quelquefois de l’amorçage mais pas assez car ils ne sont pas assez nombreux. Il faut faire encore plus.

Je suis leveur de fonds et je veux continuer à faire de l’amorçage. Lorsque je sélectionne un dossier d’amorçage, je sais que je vais travailler comme un fou pendant presque un an et ne presque rien gagner au final car c’est dur, c’est long, pour une toute petite commission de succès qui ne couvre pas les frais. En fait, je deviens alors là une sorte de business angel...
Je continu cependant à faire de l’amorçage car j’y crois (mon dernier dossier était Newscreens), aussi, je suis fier de dire qu’Aelios Finance est probablement le seul leveur de fonds en France qui aime l’amorçage et qui l’aimera toujours.

Voilà, je voulais le dire même si cela ne fait pas avancer le schmilblick.

Aux business angels : J’espère que l’on va vous permettre de revenir en France un jour !
Aux FCPI : j’espère que l’on vous donnera les libertés de faire de l’amorçage !
Aux FCPR : vous n’avez aucune concurrence sur l’amorçage, profitez-en !

AllMusicBox lève trois millions d’euros

14/09/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (1)

La levée de fonds a eu lieu en juillet, mais le communiqué est tout récent. Pour en savoir plus sur cette levée de fonds le plus simple est de passer par Google car la presse en a beaucoup parlé.
AllMusicBox aime la musique et les bloggers. AllMusicBox a été le premier site de contenu digital à avoir une stratégie blog en France, je crois.
Pour tester le site, vous pouvez le faire à partir de ce blog, voir sur la colonne de droite.
Merci à mes associés Jacques-Henry Piot et Eric Félix-Faure pour leur grand soutien sur cette levée.

Skype ! Quatre quoi ?

12/09/2005 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (8)

Quatre milliards de dollars…

Je suis en retard sur plein de notes que je voulais poster dernièrement, mais le temps manque (Aelios a un an, déjà, et en plus de nos missions, nous travaillons dur sur notre stratégie, comme toutes les startups). Je comptais par exemple faire une note sur la levée de fonds d’AllMusicBox, une merveilleuse société Internet car la levée de fonds est enfin officielle depuis une semaine (en fait conclue en juillet). Je voulais parler des levées de fonds des VCs (car ils lèvent eux aussi) et surtout encore dire aux entrepreneurs en herbes qu’il faut se lancer. La preuve : en Europe on peut créer en deux ans une entreprise qui vaut 4 milliards de dollars !

… Quatre milliards de dollars. C’est globalement prix que va payer eBay pour acquérir Skype, une startup européenne. Ceux qui suivent ce blog connaissent Skype, j’ai fait l’apologie de cette société dès la sortie de son logiciel il y a un an (Skype a deux ans seulement). J’ai eu la chance de rencontrer son fondateur juste après, Niklas Zeenström. J’ai dit, il y a quelques mois, que Skype valait une somme à neuf chiffres et ce n’était pas évident pour une société qui avait fait moins de 10M€ de chiffre d’affaires en 2004… (Mais 200M€ déjà prévue en 2006).
Pour tout comprendre et pour aller vite, je vous propose de passer par le blog de Pierre Chappaz, qui connaît tout de cette histoire (il a fait partie des gens qui ont cherché à acheter Skype quand il a pris - brièvement - la direction de Yahoo Europe). Voir aussi le site corporate d'eBay, car leur stratégie est finalement assez simple (Skype payé par Paypal, Skype en click to talk...).
Au fait, les investisseurs de Skype sont des Européens, le fonds Index Venture, et des américains, le fonds Draper Juvertson. Ce dernier a été créé par une star du capital-risque américain, Tim Draper (et comment on dit Draper en français déjà ? ;-)
Message à ceux qui veullent entreprendre : allez-y !

Pour une levée de fonds, faut-il être un entrepreneur avec un beau diplôme ? La réponse est non, on s’en fiche !

03/09/2005 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (15)

Je me demande pourquoi je n’ai pas parlé de ce sujet avant. Peut-être parce qu’il est totalement évident dans notre industrie, le capital-risque. Faut-il être diplômé d’une grande école pour pouvoir prétendre lever des fonds pour son entreprise ? Non ! On s’en fout ! J’ajoute : royalement !
Aucune école ne vous apprend vraiment à devenir entrepreneur, au contraire même, l’école (à la française) nous apprend plutôt à être rationnel, cartésien, prudent. Et quand on est cartésien, on ne va pas faire concurrence à France Telecom (comme Skype) ou à Alcatel et Thomson (comme Inventel ou Lea) ou à la Française des Jeux (Newscreens) ou à Yahoo (comme Kelkoo), à France Telecom encore une fois (comme Free), à la Fnac et Darty (comme Rueducommerce ou Pixamia etc…) ou à EDF (Poweo et Direct Energy). Au contraire, quand on est rationnel et cartésien, on choisit préférablement d’être salarié d’un grand groupe bien installé et leader (j’imagine que les statistiques des grandes écoles françaises le montrent bien, à 95%...).
Pour devenir entrepreneur, il faut alors être plutôt irrationnel (au sens positif) et le contraire de cartésien et là, le diplôme ne rentre plus en compte. La fibre d’entrepreneur vient de nulle part et partout. Les fondateurs de sociétés financées pas le capital-risque n’ont pas tous le Bac. Certains ont un BTS et d’autres ont raté leur Deug. Beaucoup viennent d’écoles de commerce ou d’ingénieurs de seconds rangs, et certains, une minorité comme dans la vraie vie, sont diplômés de grandes écoles. En résumé, le diplôme (ou le non-diplôme) n’est pas un critère, vraiment pas. Etonnés ?

Joie du leveur

28/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (4)

Hier soir, mes associés et moi avons reçu un mail touchant d’un de nos clients dont l’objet est « Merci et Bravo ». Dans le corps du mail, il nous remercie et félicite pour le travail accompli en détaillant tout ce que l’on a fait pour lui étape par étape. Il conclut par « Du beau boulot ». Le client est heureux car un closing est proche (une term-sheet a été signée). Nous sommes heureux aussi chez Aelios car on fait tout pour faire du bon boulot, alors quand on reçoit ce type de mail, on est naturellement comblé.

Monsieur le client, si tu passes par ici, je te dis trois choses :
- Merci ! Nous sommes touchés !
- Tant que le closing n’a pas eu lieu, l’essentiel reste à faire. On garde la pression !
- Ne laisse pas de note ici pour le moment, ne te dévoile pas tant que le closing n’a pas eu lieu ! Après par contre, bienvenu !

Donc à suivre…

Je profite de cette note pour souhaiter de très bonnes vacances à tous ceux qui partent et RDV à la rentrée (la rentrée, une expression 100% française… ;-).

Blues du leveur

26/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (5)

Une levée de fonds, quand on inclut le temps nécessaire à la réalisation d’une belle documentation, dure entre 5 et 9 mois et au bout de cette période, la mission est terminée. On est alors un leveur heureux car la mission a réussi mais, pendant ces longs mois, on a pris l’habitude de voir son client tous les jours ou presque, de lui parler plusieurs fois par jour etc. Quand tout cela s’arrête, dès le lendemain du closing, le vide est énorme.
J’envie les VCs qui restent plusieurs années proches des sociétés de leurs portefeuilles mais, bon, ils restent peut-être trop longtemps aussi, jusqu’à 8 ans. Dans un monde parfait, un leveur garderait ses clients 2 à 4 ans (et ça arrive presque, par exemple, j’ai fait 4 opérations de suite pour Boonty et j’espère en faire une autre un de ces jours…) et un VC les garderait entre 3 et 5 ans max (là je parle pour eux, mais j’ai mes sources).
Tout ça pour dire qu’en ce moment, ma famille est en vacances, alors le soir j’invite des entrepreneurs anciens clients à dîner. Ça me fait super plaisir de passer du temps avec eux.

Closing # 15

22/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (9)

Je n’en dis pas plus, je suis très heureux car la société est fantastique, elle communiquera prochainement. Dans une prochaine note, je vais essayer de décrire ce qui se passe dans un closing de levée de fonds, la séance de signature finale. Pour info, un closing très rapide dure environ 2 heures, mais le plus long que nous avons connu avec mes associés a duré plus de 26 heures… Vos questions bienvenues (s’il y en a qui ne sont pas encore en vacances).

Boonty : revue de presse internationale suite à la levée de $10M

14/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (8)

Levée opérée par Aelios Finance, of course ☺.
J’ai placé pas mal d’alertes sur Internet avec entre autres le mot clé « Boonty ». Depuis l’annonce de la levée de fonds Boonty, j’ai un max de mails d’alerte concernant des articles ou des « newswires » provenant du monde entier (Etats-Unis, Asie et toute l’Europe bien sur). Boonty est une société mondiale, basée à Paris, New York et Singapour et à ce jour je pense que plus de 1000 sites dans le monde ont parlé de la levée Boonty. Un extrait Coréen (DDA, si tu passes par là, merci pour une trad) :

.. Tucows 등의 유명 ISP & Portal등과의 협력을 통해서 온라인보안결제시스템을
활용한 디지털비디오게임 유통을 진행하고 있다. ▒ Boonty社에 투자한 벤처캐피탈.
Rothschild Gestion. SPEF Venture. OTC Asset Management. Entrepreneur Venture ...

Pour info, le communiqué de presse en anglais est ici et pour jouer, c'est ici.

Entrepreneurs, si vous voulez lever des fonds : Aelios !

11/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (5)

Pub : Aelios Finance a fait plus de douze opérations depuis septembre dernier, mois de notre lancement. D’ici septembre prochain, nous allons normalement faire encore quelques opérations. En un an, nous aurons « closé » entre 15 et 20 opérations. Le record de l’industrie, et de très très loin ! Bon, là je me lâche, mais ça fait du bien. Quand on crée une entreprise - ce que mes associés et moi avons fait - on se donne des objectifs ambitieux mais réalistes, et quand on les dépasse : que du bonheur. Entreprenez !

Boonty lève 10 millions de dollars !

07/07/2005 dans Capital Risque, Games, Levée de fonds | Commentaires (12)

Vive Boonty ! Pour la petite histoire, quand j’ai rencontré l’équipe de Boonty, il y a deux-trois ans, ils étaient deux. Aujourd’hui Boonty est le leader mondial du téléchargement de jeux sur Internet, une multinationale et une énorme success story. La société est basée à New York, Singapour et Paris, ses clients, plus de cent, sont répartis sur trois continents (voir plus bas). Cette levée de fonds a été la quatrième que j’ai opérée pour la société. Voici le communiqué de presse:

*****

Levée de fonds de 10 M$ pour le spécialiste de la distribution digitale de jeux vidéo

New York, Paris, Singapour, le 7 juillet 2005 - La société Boonty (www.boonty.com), précurseur et expert de la distribution digitale de jeux vidéo vient de conclure un tour de table institutionnel de 10 M$ auprès de Rothschild Gestion et Spef Venture accompagnés par les investisseurs historiques de la société : OTC Asset Management et Entrepreneur Venture. La levée de fonds a été opérée par Aelios Finance.

Lire la suite

Les levées de fonds créent des emplois en France, beaucoup d’emplois

22/06/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (5)

Lire absolument cet article sur le capital investissement. Il explique que les levées de fonds (capital-risque et capital développement) créent des dizaines de milliers d’emplois chaque année. Les entreprises financées par le private equity représentent 9% du PIB. A chaque fois que mes associés et moi faisons aboutir une levée de fonds, grâce aux entrepreneurs, des emplois sont créés. Alors vive le couple entrepreneurs / capital-investissement.
Et merci à Chris pour le lien vers l’article du Figaro.

Aelios Finance monte le LBO du Groupe PBM !

02/06/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (16)

Voici une super nouvelle. Mes associés et moi avions dit que nous le sujet du LBO nous intéressait il y a quelques mois et bien c’est fait : nous en avons closé un, et un beau, très beau même. Un LBO est finalement une levée de fonds qui comporte trois volets : capital, dette et reprise, donc on sait faire.
L’opération a été parfaitement menée par mes associés Jacques-Henry Piot et Eric Felix-Faure. Le montant de l’opération est confidentiel, mais je peux dire que nous sommes largement dans un deal à huit chiffres. Un très beau deal :-).
Pour plus d’informations sur le Groupe PBM, voir leur site. Pour plus d’informations sur l’opération voir ce communiqué.

Levée de fonds et frais juridiques

31/05/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (16)

Voici une question que l’on nous pose souvent : quel est le montant normal des frais juridiques lors d’une opération de levée de fonds. Réponse : entre 25 mille et 80 mille euros. Hé oui, ce n’est pas rien ! En moyenne, la facture se monte à 40 mille euros (pour une levée de fonds comprise entre 2 et 7 millions d’euros).
Pourquoi de tels montants ? Car tous les frais juridiques sont, dans le cas où l’investissement se réaliserait, à la charge de l’entreprise. Ils comprennent le coût de l’avocat de l’entreprise et du ou des avocats des investisseurs. J’inclus dans ces sommes, de plus, le coût des audits (financier, juridique, technique…).
Quel est le rôle des avocats ? Celui de mettre par écrit toutes les décisions « business » qui viennent caractériser l’opération, un travail pas forcément facile… Au final, la documentation est toujours importante : un pacte d’actionnaires, un contrat d’investissement et une garantie d’actif et de passif.
Un conseil aux entrepreneurs : prendre un bon avocat (un pro du venture) fait faire, au final, de belles économies. Si vous avez des questions sur le sujet, je suis à votre service.

Les VCs se vendent à nouveau

28/04/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (3)

En 2000, pendant la bulle, les VCs avaient plein de compétition sur les bons dossiers. Pour avoir le deal, ils devaient se vendre, se marketer, expliquer pourquoi il fallait les choisir. Entre 2001 et début 2003, ils ne se vendaient plus vraiment. Leurs négos avec des entrepreneurs étaient plutôt du style « accepte le deal et dis-toi que tu as de la chance… ». L’année 2004 a été une année charnière et 2005 est le retour des opérations charmes des VCs.
Mes associés et moi avons sélectionné pas mal de bons dossiers biens vendus et du coup, nos soirées sont longues : coups de fils de VCs jusqu’à 22 heures, coups de fils de nos clients aux mêmes heures qui viennent de raccrocher avec un VC, etc.
On bosse encore plus qu’avant, il y a quelque chose qui cloche dans notre modèle !

Levée de fonds : premières réponses à vos questions

23/04/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (6)

Suite de la note précédente.

Question de Jacques :
« À ton avis, est ce qu'une levée de fonds sur un sujet typiquement business internet (BtoB, lié aux technos RSS) est susceptible d'intéresser à nouveau aujourd'hui des investisseurs et à quelles conditions ? Passer par une levée de Business angels est-il préférable (mais plus lent pour le développement) ? »

Jacques, j’aime le sujet, les technos RSS sont quelquechose de nouveau, leurs implications peuvent être énormes. Je veux en savoir plus !
Lever auprès de busines angels pour commencer : oui, si on peut le faire, ne pas hésiter. Les BAs sont des accélérateurs de business fantastiques (je suis dac avec Thierry) car ils savent décider très vite.


Question de Valéry :
« Comment détermine-t-on les parts de société acquises par le VC lors d'une levée de fond ? »

Super question : le private equity n’est pas une science exacte. Le pourcentage cédé varie de 1 à 2 selon l’investisseur et ce n’est pas forcément celui qui offre le meilleur prix qui doit avoir l’affaire. Lors d’une levée de fonds, on rencontre un marché et celui-ci donne une fourchette de prix. Ensuite c’est à l’entrepreneur de voir avec qui il veut travailler car faire rentrer un Venture à bord est une affaire d’hommes. Se rappeler d’une chose : c’est surtout le prix de sortie qui compte.


Question de Nicolas :
« Je compte lancer à la prochaine rentrée des outils web pour l'éducation et au bout d'un an commencer une véritable exploitation. Un VC peut-il proposer un Directeur/PDG/Chef d'entreprise et me laisser modestement la Direction du Produit, c’est-à-dire ce que je sais faire ? Où est-il très préférable d'arriver avec une équipe de Direction complète ? »

Nicolas, je vais direct : s’il n’y a pas de patron, le VC ne regarde pas le dossier (sauf, très rare, techno de la mort !)


Questions de Jérôme :
« Quels sont les paramètres qui déterminent le pourcentage prélevé par un leveur de fonds? »

Il n’y en a pas vraiment sauf les tarifs du marché. Mais tu as compris que l’on gagne notre vie si on réussit ensemble. Nous partageons votre risque.


« Quelle part de la société les fondateurs peuvent-ils espérer conserver (en cas de succès raisonnable) à la fin des différents tours de financement (1er, 2eme, 3eme, entrée en bourse / rachat)? »

Très variable. Après 4 tours, le fondateur (s’il est unique) a entre 10% et 30%. Aux USA, une étude disait que lors de l’intro en bourse, le fondateur a en moyenne 8%. Mais il a des exceptions. Par exemple, les fondateurs d’Inventel avaient plus de 50% du capital quand Thomson les ont rachetés.

« La création du marché Alternext constitue-t-elle un nouveau type de sortie susceptible d'intéresser des investisseurs financiers (VCs)? »

Oui, sûrement. Le bal va commencer dans moins d’un mois, on regarde !


Questions de Lionel :

« Pour une société porteuse de projet, quelles sont les formes de recours au financement (externe) les plus communes ? »

Je ne peux parfaitement répondre à cette question car je me concentre sur le capital-risque. Pour un projet technologique ou média, il faut faire appel au capital-risque.

« Ces formes déterminent-elles une exigence de la part du financeur, en termes de retour sur investissement (délais plus ou moins courts, conditions contractuelles particulières, etc.) ? »

Oui, un VC veut faire un bon rendement, mais il prend ses risques. Un VC veut faire son retour sur une période de 3 à 8 ans.

Voilà, j’espère que ces réponses peuvent vous aider. Je suis à votre service pour toute autre question.

Levée de fonds : vos questions bienvenues

20/04/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (13)

Voilà : certaines personnes m’ont dit que ce blog leur donne un coup de main sur le sujet de la levée de fonds (tant mieux) mais elles ont toujours des questions sans réponse. Je vous propose de lister ici vos questions où les sujets qui mériteraient d’être abordés et je me mets au travail.

Dans Capital Finance (groupe Les Echos) : « Internet, le retour ? »

01/04/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (9)

Capital Finance, du groupe Les Echos, publie chaque semaine une lettre professionnelle très appréciée par l’industrie du capital-risque, la lettre est un peu notre bible pour suivre l’actualité financière du secteur. Agathe Zilber (rédactrice en chef de Capital Finance) et son équipe de choc, essayent toujours d’être en avance sur les tendances du secteur et cette semaine, l’éditorial de CF était intitulé tout simplement « Internet, le retour ? ». Cool ; je suis en phase et d’ailleurs une catégorie de ce blog est « Internet 2.0 » où je range mes notes sur le grand retour de l’Internet.
Agathe Zilber m’a fait le grand honneur de me proposer d’écrire une tribune sur le sujet ce que j’ai fait avec plaisir (Agathe m’a dit : « 9000 caractères, espaces inclus, pour demain ! ». J’ai dit « Oui Madame » ;-).
Pour ceux qui ont la flemme légitime de lire les 9000 caractères (c’est long 9000 caractères), voici le résumé : Entrepreneurs de l’Internet, sortez du bois, on vous aime, les VCs veulent de plus en plus investir chez vous !

PS : articles en pdf car il faut être abonné à Capital Finance pour avoir accès au site.

Demain, je chat sur le Journal du Net

16/03/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (8)

Pour ceux qui ont encore des questions sur le capital-risque et la levée de fonds, je vous dis à demain en live sur le JDN/chat.

Par an, combien de deals fait un VC ?

14/03/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (9)

Haha ! Devinez ? Et bien c’est simple, en moyenne un VC fait entre un et deux deals par an, pas plus. Il faut le savoir quand on voit un VC; votre dossier peut-être son dossier de l’année ou l’un des 150 à qui il dira non. Pour faire simple : un fonds (on va dire un fonds de cinq VCs) investit dans moins de 1% des dossiers reçus…
Pas facile de lever des fonds, pas facile… Mais quel beau moment !

C’est mieux quand le VC commente une term-sheet avant de l'envoyer à l’entrepreneur

13/03/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (10)

Pour savoir ce qu’est une term-sheet, voir aussi cette note.
Une term-sheet est une bonne nouvelle car le VC exprime via celle-ci officiellement sa volonté d’investir dans une société qui lève des fonds. Mais attention, une term-sheet a aussi et surtout le but de lister les conditions d’un investissement et là, c’est rarement sympa pour un non-initié. Une term-sheet raconte plein de choses compliquées qui donnent mal à la tête. Elle peut raconter aussi à l’entrepreneur qu’il doit, par exemple, embaucher un directeur financier (style « t’es nul en finance »), qu’il doit revendre une partie de ses actions à vil prix s’il démissionne (style « c’est plus ta boîte si tu pars »), qu’il doit faire ceci et cela…
C’est bien mieux quand le VC explique les choses à l'entrepreneur avant d’envoyer sa term-sheet. Dans notre exemple, il va expliquer que la société va avoir besoin d’un directeur financier car elle est belle et qu’elle va avoir une belle croissance. Il va expliquer que si le fondateur décide de partir (ce n'est pas l’esprit du deal mais un droit) qu’il faudra avoir à disposition des actions pour motiver un futur manager éventuel, etc.
Toujours sur le sujet, voir en plus cette note.

Bourse : Alternext ne serait pas du tout une V2 du marché libre

12/03/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (4)

Pour mes clients, j’ai vu dernièrement pas mal de monde sur le sujet : le lancement d’Alternext sur la Bourse de Paris, prévu pour ce avril 2005.
Un élément d’information très important que j’ai retenu : Alternext, comme l’AIM de Londres, prévoit de protéger le droit de tous les actionnaires quelque soit leur catégorie d’actions (comprendre, en général, tous les petits actionnaires dont les business angels, les fonds d’amorçage et naturellement, les fondateurs.). Bonne nouvelle !
Pour respecter cette règle, le pacte d’actionnaires existant avant l’intro sur Alternext devrait alors logiquement sauter. Rien à voir avec le marché libre alors.
Que fera alors un entrepreneur (et ses actionnaires d'origine) si un VC lui propose un deal compliqué avec un pacte compliqué, alors que la bourse le courtise pour lui proposer un deal bien plus simple ?
That is the question.

« Elles sont bien les slides, elles sont bien… »

10/03/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (21)

Qui dit cela ? Un VC associé d’un grand fonds historique pendant la présentation d’un de mes clients. Il faut savoir que les diapositives que doit présenter un entrepreneur à un investisseur se doivent d’être parfaites ou il y a peu de change d’arriver en deuxième semaine.
Une bonne présentation doit faire pour moi environ 25 slides pour pouvoir faire des présentations de 45mn à 90mn. Elles doivent être très aérées (pas trop de texte par slide) et surtout elles doivent suivrent une logique (pb, solution, bénéfices, marché, concurrence, réalisation etc…) de façon à permettre à l’investisseur de prendre des notes claires et faciles à relire. Aussi, ne pas faire des slides de plus de 4Mo, il faut pouvoir les envoyer par mail facilement. Dernier conseil : éviter les animations tape-à-l’œil…
Vos retours d’expérience sur le sujet bienvenus.

Article sur la levée de Newscreens dans Capital Finance (groupe Les Echos)

06/03/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

Pour mémoire, Capital Finance est la bible du private equity en France. Voici l'article :

Risque : Le parisien Newscreens boucle son premier tour de table à 1 M

Créé en mars 2003, Newscreens vient de clore son premier tour de table. Avec 1 MEuro(s) dans sa besace, dont une moitié provient d'Entrepreneur Venture et l'autre d'investisseurs privés, cet éditeur de jeux de hasard pourra se renforcer sur le canal multimédia qu'il privilégie pour son développement : la télévision interactive. « Comme chaque individu passe en moyenne quatre heures par jour devant la télévision, ce média présente une visibilité et une crédibilité optimales », explique Philippe Fau, Président de Newscreens. La start-up parisienne a lancé la chaîne cash TV, appartenant au bouquet basique de CanalSatellite et proposant des jeux de grille et de grattage avec connexion surtaxée. Ceci nécessite cependant la maîtrise d'une technologie nettement plus coûteuse que pour Internet, par exemple. C'est pourquoi la société est partie en quête de fonds, épaulée par Aelios Finance, qui orchestre ici sa troisième levée de fonds depuis septembre dernier. Newscreens ne possède pas encore de concurrent direct en France, mais il se positionne sur un marché qui représente déjà 1 MdEuro(s) en Grande-Bretagne. Il compte également distribuer son produit en marque blanche, en nouant des partenariats avec d'autres chaînes télévisées.

Premier tour de table institutionnel et un million d’Euros levés pour Newscreens, l’éditeur de la chaîne de jeux interactifs Cash-TV

24/02/2005 dans Business Angels, Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (12)

Voivi le communiqué de presse, mon petit commentaire ensuite :

***

Paris (France), le 22 février 2005

La société Newscreens vient de clôturer un premier tour de table institutionnel pour un montant d’un million d’Euros auprès d’investisseurs privés et du fonds Entrepreneur Venture.

Créée en 2003, Newscreens produit et édite des jeux de hasard accessibles par tous les canaux multimédias : télévision interactive, Audiotel, Internet, SMS, Wap, et édite la chaîne CashTV, diffusée sur CanalSatellite sur le canal 228 où elle propose différents jeux gratuits au gameplay de qualité : des loteries, des jeux de grille, des jeux de tirage, des jeux à gains instantanés.

Pour Frédéric Zablocki, associé du fonds de capital-risque Entrepreneur Venture et investisseur chef de file du tour : « Le positionnement de la société, celui du contenu numérique et interactif dans le domaine du jeu, dans un contexte où les débits explosent sur le Web, dans la téléphonie mobile et sur la télévision, a été un élément clé dans notre processus d’investissement ». Alain Beaulac également associé du fonds, ajoute « Newscreens possède un temps d’avance remarquable par rapport à d’autres acteurs dans la fabrication et la maîtrise de diffusion de son contenu à travers les différents canaux multimédias ».

En effet, la plate-forme technologique de Newscreens permet de gérer automatiquement la distribution des gains ou lots aux joueurs.

« Cette levée de capitaux nous permettra de développer encore de nouveaux jeux », précise Philippe Fau, le Président de Newscreens. Il ajoute, « De plus, nous allons maintenant pouvoir servir, en plus de la télévision interactive, les autres marchés qui nous sollicitent comme les radios, la téléphonie mobile et les sites Internet ».

Pour Pascal Mercier, associé d’Aelios Finance, qui a opéré la levée de fonds, « Newscreens se positionne sur un marché, l’interactive gambling, qui atteindra 2,5 milliards d’euros en Europe dans trois ans et où la France sera l’un des deux plus grands marchés. Il restait alors à donner à Newscreens d’avantage de moyens pour son développement ».

Newscreens bénéficie d’une position remarquable sur le marché français dont les caractéristiques devraient se rapprocher rapidement de celles du marché britannique, marché caractérisé par de nombreuses sorties boursières ou industrielles.

***

Newscreen a été un dossier "coup de coeur", beaucoup de travail pour une petite levée, mais que du bonheur. Et encore une fois vive les business angels qui ont permis à ce dossier d'exister.

Troisième deal pour Aelios Finance !

22/02/2005 dans Levée de fonds | Commentaires (10)

Je n’en dis pas plus, mais je peux vous dire que je suis content. Le communiqué de presse vient de partir et je compte faire une belle note sur le sujet demain.
PS : si vous voulez le communiqué de presse, pas de problème, me faire un mail.

Les fonds de capital-risque utilisent aussi des leveurs, pour eux

17/02/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (1)

Il y a des leveurs de fonds pour les entrepreneurs (comme moi) mais il existe aussi des leveurs de fonds pour les fonds, le terme consacré est « placement agent ».
Attention, on parle de fonds FCPR, les FCPI passent eux par les réseaux commerciaux des banques ou compagnies d’assurance par exemple.
Parmi les « placement agents », on trouve de temps en temps des divisions de grandes banques, mais les équipes les plus performantes sont le plus souvent indépendantes. La plus belle boutique de levée de fonds pour fonds est sans aucun doute Triago, qui a été fondé par un copain d’école (salut Antoine si tu passes par ici). Triago travaille pour des très beaux noms en France, mais surtout aux Etats-Unis. Une autre boutique qui a fait du bruit dernièrement est MVision qui vient d’opérer la levée de Sofinnova (385 millions d’euros quand même). Tiens, à ce sujet, Sofinnova était au GSM Congres de Cannes où ils ont loué un beau bateau :-).

Des fonds de capital-risque sont en train de changer de stratégie d’investissement, pour se concentrer sur l’Internet

11/02/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (6)

Encore un signe : alors qu’il y a un an seulement la majorité des fonds voulaient surtout des dossiers software (ou des dossiers ultra-technos) et ne voulaient pas vraiment entendre parler d’Internet, certains commencent à m’appeler pour me parler de leur nouvelle stratégie : Internet…

Pourquoi ce changement ? Une réponse est dans la difficulté de créer une belle société software européenne ou mondiale à partir de la France (pas assez d’élus malgré de très beaux succès, dont certain à venir, j’ai des sources ;-). Autre réponse : quand on a dit non il y a un ou deux ans à des sociétés comme Meetic, PriceMinister, Kelkoo, Meilleurtaux ou Boonty, on commence à le regretter…
Attention : je parle de quelques fonds car une partie significative des VCs français ont toujours cru au secteur et pas mal ont décidé d’investir à nouveau dans le secteur depuis quelques mois.

Personnellement j’ai fait l’erreur de ne plus sélectionner de dossier Internet en 2001 et 2002, je l’avoue. Mais quand j’ai décidé de revenir sur le secteur en 2003, il y a une éternité donc, pas mal de gens pensaient que j’allais dans le mur. Mais depuis, que du bonheur, d’abord celui d’avoir anticipé la tendance, et de beaux deals, comme Boonty.

Pourquoi cette note ? Aussi car même des fonds historiques, dont des américains basés en France ou en Angleterre me font passer le message : « Internet » alors que leur expression favorite était avant surtout « enterprise software ».

Attention : je regarde toujours de près les dossiers softs, je suis sur le point d’en sélectionné un d’ailleurs (et un de mes associés aussi). Attention bis : les dossiers Internet que l’on aime ne sont pas, par exemple, des dossiers « me too », des copies de succès existants en Europe, mais des dossiers ambitieux, on la société s’attaque à un secteur vierge ou atomisé.
Il y a plein de choses à faire, je m’attends à de belles années 2005-2010 pour l’Internet français.

Lever des fonds pendant la bulle de 1998-2000

04/01/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

Mon associé Alain Lostis, qui est aussi un entrepreneur, raconte ici comment il a levé €6M en quelques semaines auprès du Internet Capital Group (un fonds américain star du B2B à l'époque).
Même si le business revient fort, on ne verra (j’espère) plus jamais des levées de ce type.
Alain, raconte-nous la suite, raconte-nous comment tu as racheté ses parts à ICG etc.

Capital risque : l'indicateur Benchmark Group/Journal du Net est en ligne

22/12/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

C’est ici. Merci à l’équipe du Journal du Net pour leur magnifique travail (et quelle dextérité ! Nous avons déjà les chiffres 2004). Tiens, on y parle de Boonty et Cinesnap…

Business plan : 1 – Le problème

20/12/2004 dans Levée de fonds | Commentaires (14)

Suite des notes précédentes sur les business plans :

Un business plan explique toujours ce que la société va faire, son offre, sa solution. Sa solution… Voilà un mot génial, mais qui n’a pas de sens quand il est seul : s’il y a une solution, il y a un problème. S’il n’y a pas de problème : pas besoin de solution.
Quand vous planchez sur un business plan, pensez aux problèmes que vous voulez résoudre. Définissez-les, expliquez-les, montrez leurs coûts, montrez que les clients ont « mal ».
Tiens, vous pouvez relire cette interview d’un des plus grands capital-risqueurs existants. Dans l’interview, il dit deux fois « problem solving ». Hé oui, il investit toujours dans des sociétés qui viennent résoudre un problème pour lequel des partenaires sont près à payer pour avoir la solution, et ça marche.
Connaissez des succès stories de sociétés technologiques qui ne viennent pas résoudre des problèmes ?

Business plan, suite

17/12/2004 dans Levée de fonds | Commentaires (9)

En référence à la note précédente et pour répondre à des demandes:

Pour ceux qui recherchent de bons conseils sur comment faire un business plan sans pour autant attaquer une levée de fonds, vous pouvez contacter de ma part Frédéric Iselin à HEC, j’ai son OK : iselin[at]hec.fr. Frédéric, un des responsables du concours de BP d’HEC, fédère un réseau d’experts sur le sujet, il peut sûrement vous aider.

Maintenant on va voir s'il y en a qui suivent : si on veut aussi lever des fonds, on appelle qui ?

Pourquoi utiliser les services d’un leveur de fonds (suite) : car les VCs nous remercient aussi

14/12/2004 dans Levée de fonds | Commentaires (6)

J’ai eu une conférence téléphonique dernièrement avec un VC et un de mes clients concernant la term-sheet que le premier à fait parvenir au second. Notre conversation concernait les diverses clauses de la term-sheet qui préfigurent le pacte d’actionnaires à venir. J’avais négocié les clauses auparavant pour mon client (à qui j’avais pris le temps de bien expliquer les clauses, c’est son premier tour) et le résultat était très satisfaisant. La conversation s’est donc très bien passée.
Une heure plus tard, le même VC m’appelle pour me remercier. Me remercier de quoi ? Et bien pour avoir parfaitement expliqué à mon client la signification et l’esprit des clauses de la term-sheet, des clauses usuelles (drag alone, tag alone, liquidité… Je reviendrai là-dessus un de ces jours). Pourquoi, encore une fois, ce VC a décroché son téléphone pour me remercier ? Car il est en parallèle sur un autre deal, sans leveur de fonds cette fois, où il passe un temps fou à expliquer (négocier) les clauses avec un entrepreneur qui n’a pas l’aide d’un conseil qui pourrait lui dire ce qui est normal, usuel ou ce qui est à négocier absolument ou même inacceptable. Du coup, les relations avec cet entrepreneur partent sur des mauvaises bases alors qu’avec mon client, la confiance est là, l’affectio societatis est au rendez-vous. Bon j’arrête cette note ici, je déteste parler d’un deal qui n’est pas fait. Je croise les doigts pour mon client.

Critiquer les VCs ne fait pas avancer le schmilblick

07/12/2004 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (11)

À chaque fois ou presque, lorsque je vais à une conférence (française) sur le capital-risque (français), j’ai le droit à une tribune d’entrepreneurs (français) qui dit du mal des VCs (français) : "Ils sont frileux, ils sont lents à décider, ils ne choisissent pas les bons les dossiers et patati et patata… " Ok, il a eu des bons et des moins bons VCs, comme pour les avocats ou les leveurs de fonds d’ailleurs. Ok quelques-uns n’ont pas fait les meilleurs investissements et beaucoup ont été trop lents dans les processus de levée. Ok il y a eu des conseils d’administration où c’était du n’importe quoi, je dis ok mais quand je me mets à la place des VCs, je me dis ras le bol de ce discours ! D’autant plus que plein de VCs français ont fait de très beaux investissements et ont vraiment apporté de la valeur aux entreprises qu’ils soutenaient ou soutiennent.
Il faut savoir aussi que l’industrie du VCs est plutôt jeune en France. La moyenne d’age des fonds VCs français doit être de sept ou huit ans. Le nombre d’années moyennes d’expérience d’un VCs français doit être de moins de cinq ans. Basé sur ces données, je me dis alors qu’ils sont plutôt très bons (par rapport aux VCs américains des années 80 par exemple). La période est à nouveau très bonne pour les entrepreneurs et les VCs français deviennent vraiment pros, je le vois tous les jours, alors si vous comptez entreprendre, profitez-en, c’est le moment.
Non, mais, il faut parler du beau temps aussi !

Nouvelle levée de fonds de 1,5 million d’euros pour CinéSnap, Aelios Finance conseil de la société !

21/11/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (43)

Encore un deal pour Aelios Finance. Voici le communiqué officiel :

Aux termes d’un second tour de financement, Cap Innova Net et Cap Innova France portent à 2,5 millions d’euros leur investissement dans le leader de la location de DVD par Internet.

Paris, le 18 novembre 2004 - Aux termes d’un second tour de table mené auprès de ses capitaux-risqueurs, CinéSnap annonce aujourd’hui avoir levé 1,5 million d’euros pour assurer le financement d’une stratégie de développement offensif dans le secteur de la location de DVD par Internet. Cette nouvelle levée de fonds, coordonnée par Aélios Finance, porte à 2,5 millions d’euros le montant total du financement réalisée auprès des fonds Cap Innova Net et Cap Innova France.

Commentant cette annonce, Jean-Marc Merazian, co-fondateur et directeur général de CinéSnap, explique : «Nous avons trouvé auprès de nos investisseurs un véritable engagement pour satisfaire le développement de nos affaires et l’atteinte de nos objectifs. Nous sommes très fiers de les voir une nouvelle fois nous renouveler leur soutien dans notre développement. Au cours des derniers mois, nous avons du faire face à une accélération de notre croissance avec une captation moyenne de 2.000 nouveaux clients par mois. De fait, CinéSnap est entré dans une phase industrielle, au cours de laquelle nous allons intensifier nos investissements tant humains que logistiques et commerciaux».

CinéSnap entend ainsi dépasser un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros à fin 2005 et atteindre l’équilibre financier. Les fonds levés seront prioritairement utilisés pour le renforcement des ressources humaines (marketing et logistique), l’exploration de nouveaux process industriels pour de nouvelles économies d’échelle, et l’enrichissement de l’offre (catalogue de DVD et nouveaux services liés à l’Internet mobile, la VOD et l’exploration de nouveaux canaux de distribution).

Pour Hervé Delabie, directeur général de Cap Finance International, responsable des fonds Cap Innova France et Cap Innova Net, «notre confiance dans la société, dans son équipe de direction, ainsi que dans sa maîtrise à gérer une phase de croissance importante a été renforcée par les résultats obtenus ces derniers mois. Nous sommes très confiants quant aux perspectives de CinéSnap et ce nouveau financement traduit notre conviction qu’il s’agit d’une société de grande valeur».

De son côté, Eric Félix-Faure, directeur associé d’Aélios Finance, déclare : «CinéSnap est aujourd’hui le leader français du marché de la location de DVD par Internet. La qualité d’exécution de l’équipe, la pertinence de l’offre et la validité du modèle économique ont été démontrées. Cette nouvelle étape de financement va permettre de soutenir sa très forte croissance».

Plus d'info demain normalement et surtout je vais essayer d'expliquer clairement tous les avantages du modèle de CinéSnap, le "modèle Netflix" (Netflix est la société américaine qui a inventé la location de DVD sans pénalité de retard).

Message aux LP’s : il faut aussi financer des premiers fonds

07/11/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (13)

Rappel : un LP, ou Limited Partner, gère un fonds de fonds. Il est celui qui investit dans un fonds de capital-risque. Je parlais de LP’s aussi dans cette note.
Premier fonds ? Et bien quand on crée une société de capital-risque, qui est une société de gestion, il faut ensuite lever un fonds. Ce travail a été fait il y a fort longtemps par les acteurs historiques du métier en France ; les Sofinnova, Auriga, Banexi, Galileo, Atlas, Innovacom, Partech etc… C’était lors du siècle dernier. Ces acteurs, forts de leurs bons résultats, en sont maintenant au fonds deux, trois, quatre ou même cinq et six. Ils lèvent un nouveau fonds en moyenne tous les trois ans.
Mais voilà : pour une nouvelle société de gestion, il n’y a pas d’issue aujourd’hui. Il est impossible (ou presque) de lever un fonds. Pourquoi ? Et bien parce qu’elle est nouvelle justement et qu’elle n’a pas d’historique et le critère de sélection des LP’s est la performance passée : pas de passé, pas de performance à étudier, pas de deal, point à la ligne. C’est aussi simple que cela. Avec ce système, les sociétés de gestion non-performantes ne pourront plus lever et disparaîtront, ce qui est normal, mais il n’y aura pas de relève, ce qui est une aberration non ?
Bon, je sais, il y a les FCPI (ici, pas de LP’s ; les souscripteurs sont des privés comme vous et moi à la recherche de bons placements doublés d’un avantage fiscal), mais le succès des FCPI est donc basé (aussi) sur un avantage fiscal donc sur une décision politique. Et avec les politiques…
Ma proposition aux LP’s : Allouez 10% de vos investissements Venture aux premiers fonds, 10% seulement. Ces 10% permettraient de voir de nouvelles sociétés de gestion naîtrent et, c’est certain, il y aura des perles parmi elles. J’espère me faire entendre car, comme des dizaines de milliers de français, j’aime l’écosysteme du capital-risque, je crois en sa mission économique, et même plus, et je souhaite qu’il soit encore plus fort demain.

Ma Photo

juillet 2014

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31