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Levée de fonds : le produit doit-il être parfait pour lever ? C’est non

Il ne se passe pas une semaine sans que je rencontre un entrepreneur qui m’explique qu’il doit lever des fonds avant la sortie de la version 1 de son produit (un site, une plateforme, un soft…) pour investir dedans et « le rendre parfait ». Logique non ? Et bien non, pas forcément - pour ne pas dire pas du tout. J’explique.
Explication par le prix : quand les coûts de dev d’un produit ok à 80% est de 100, ces coûts passent à 500 pour le rendre parfait à 95% et 1000 pour le rendre parfait à 100% (et c’est pour cela, je crois, que je ne connais pas de produit parfait de chez parfait).
Explication par un exemple, le leader Microsoft : si Microsoft avait attendu que leurs Windows (toutes les versions jusqu’à Vista) ou Office (idem) soient parfaits avant de les sortir, et bien Microsoft serait une micro boîte chic avec des logiciels à $9,000 le CD connus de quelques puristes, ou une boîte morte, et personne n’aurait entendu parler d’une banlieue nommé Redmond.

mars 4, 2008 dans Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

Gilles Babinet : « Aelios est certainement la meilleure société de leveurs de fonds »

Gilles a dit ça ici et je suis extrêmement touché. Je suis touché non pas car le compliment vient d’un entrepreneur exceptionnel, mais car il vient d’une personne très spéciale. Gilles est un type bien, un type super, quelqu’un qui aime les gens. Gilles est le type de personne qui montrera la même énorme courtoisie au CEO d’une Major ou à un clochard qui lui ferait la manche, il respecte les gens, c’est plus fort que lui, c’est beau.
Et nous, chez Aelios Finance, on aime aussi tout le monde ! Les « first time entrepreneurs » et les supers « serial entrepreneurs » comme lui, ou comme Patrick Robin (et d’autres news bientôt). Nos clients sont vraiment exceptionnels, nous avons de la chance.
À quand vous voulez les entrepreneurs.
PS : dans le Chat du JDN, ce n’était pas moi !

mars 20, 2007 dans Aelios Finance, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (6) | TrackBack

Recherche sous-location de bureaux pour startups

Si vous avez des mètres carrés en trop (entre 50 et 300) sur Paris et petite ceinture, laissez un message ici ou envoyez-moi un mail. Plein de startups financées recherchent des bureaux (même provisoires). Merci.

février 28, 2007 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (6) | TrackBack

« 100 000 Entrepreneurs », par Philippe Hayat

Je connais Philippe Hayat depuis… le siècle dernier ☺. Il est un fabuleux entrepreneur (je crois qu’il vient de vendre sa quatrième entreprise), il a été aussi un merveilleux investisseur, un angel, et il a un nouveau projet. Le projet est 100 000 Entrepreneurs, ce n’est pas une entreprise, mais une association et je lui apporte tout mon soutien. Voici le pitch :

« Pour donner aux jeunes générations l’envie d’entreprendre, 100 000 Entrepreneurs fait témoigner des chefs d'entreprise et de responsables associatifs devant les élèves des collèges, des lycées et de l'enseignement supérieur en France. Au cours d’une séance interactive de deux heures, l’entrepreneur partage avec les élèves son vécu et ses expériences. »

Voilà, c’est simple, mais énorme. Si un jour l’association a 100 000 entrepreneurs volontaires pour, une fois par an, parler à 30 élèves, cela fera 3 millions de messages qui diront « entreprendre, c’est super et c’est possible ». Je m’inscris sur le site, je suis volontaire, je parlerai entre autres de l’aventure Aelios, de l'été 2004.
Vous êtes un entrepreneur, allez-y, ou n'hésitez pas à faire suivre ce message aux entrepreneurs autour de vous. Voir le site de 100 000 entrepreneurs.

janvier 23, 2007 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (3) | TrackBack

Cocktail « entrepreneurs only », édition 2006

Comme l’année dernière, nous avons fait chez Aelios Finance un cocktail « entrepreneurs only », il a eu lieu cette semaine. Comme l’année dernière, environ 120-150 entrepreneurs sont venus. Cette année, notre partenaire a été Bird & Bird, un cabinet d’avocats qui aime bien les entrepreneurs (ils représentent par exemple Boonty).
Comme l’année dernière, des concurrents ont pu se parler et voir qu’ils n’étaient finalement pas si concurrents, des partenariats se sont noués, des expériences ont été partagées etc. La ligne éditoriale de cet événement annuel est simple : entrepreneurs, rencontrez-vous et échangez. Les problèmes que vous avez, d’autres les ont eus avant vous et il y a des solutions.

Comme l’année dernière, pardon, nous n’avons pas pu inviter tous les entrepreneurs de France (nos bureaux ne sont pas assez grands, pour le moment ;-). RDV pour la même chose l’année prochaine.

octobre 20, 2006 dans Aelios Finance, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (4) | TrackBack

Jérôme Adam : « Entreprendre avec sa différence »

Invitation à lire le livre de Jérôme, un entrepreneur pas totalement comme les autres : il est aveugle depuis l’âge de 15 ans. Je connais Jérôme, il est exceptionnel, il est un exemple.
Son livre est ici.
Le pitch de l’éditeur :
" Entreprendre, c'est s'attaquer à une situation, essayer de conquérir, agir et mettre à exécution un projet. Loin de se limiter à la création d'entreprises, entreprendre correspond à une façon d'être, à une véritable culture. C'est s'investir, prendre des risques et croire en l'avenir. Entreprendre, c'est en fait tenter sa chance. Au-delà des facteurs culturels et sociologiques peu propices à encourager l'initiative, il semble que nos soi-disant élites et plus encore nos corporatismes bloquent notre pays et ceux qui veulent y entreprendre. Ils ont souvent tendance à positionner une bonne partie de nos concitoyens comme des victimes et à les pousser à recourir en permanence à l'Etat sauveur, rempart de nos difficultés. C'est parce que notre société est envahie de germes qui entravent et découragent l'action que j'ai souhaité témoigner de mes différentes expériences. Je veux montrer comment je me suis confronté aux montagnes qui se dressent devant nous et aux archaïsmes idéologiques hérités d'un passé qui s'étiole. " Loin de la langue de bois, dans un travail à quatre mains avec Patrick Blanchet, conseiller en communication et chargé de cours au Celsa depuis 20 ans, Jérôme Adam nous entraîne dans son parcours d'homme, aveugle, et créateur d'entreprise à 23 ans. Un parcours de peines et de joies, un parcours d'erreurs et de réussites. Un parcours qui nous invite à oser. Renaud Dutreil, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales, et Christophe Chenut, Directeur Général du groupe "L'Equipe", ne s'y sont pas trompés en offrant, respectivement, la préface et la postface de ce témoignage qui met le doigt là où ça va mal.

juin 30, 2006 dans Entreprendre, Pubs pour mes amis | Lien Permanent | Commentaires (9) | TrackBack

Logiciels en mode ASP : c’est le moment

Attention, quand je dis logiciels en mode ASP (ou « on demand »), je veux dire des vrais logiciels ASP, pas des trucs qui étaient dans des boites que l’on a bidouillé pour que ça marche en ASP.
Pourquoi est-ce le moment ? Car les sociétés sont massivement équipées en ADSL. Mais encore ? Car le succès de Salesforce.com est immense (du CRM) et je suis de près aussi le succès de NetSuite (du PGI) qui va s’introduire sur le Nasdaq.
Les années 1985-1995 ont été les années où les entreprises se sont équipées en PC, une rupture, et il fallait vendre des boîtes. 2005-2015 seront sûrement les années de l’ASP pour les logiciels d’entreprises.

mai 29, 2006 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (9) | TrackBack

Eyeka, la nouvelle startup de Gilles Babinet, lève $5M

Pour ceux qui ne connaissent pas Gilles, voir cette note. Bravo à toi Franck (Franck est l’autre fondateur, un topgun), bravo à toi Gilles, je vous souhaite un avenir heureux et rempli de succès.
Pour plus d’info, lire ce communiqué de presse :

La start-up Eyeka dévoile un tour de table initial de 5 millions de Dollars

Eyeka, le fournisseur d’applications mobiles pour vidéos et photos, une nouvelle société créée par Franck Perrier et Gilles Babinet, annonce aujourd’hui sa levée de fonds de 5 millions de Dollars. Ventech, la société de gestion française, et DN Capital, la société de capital risque anglo-saxonne, participeront à ce tour de table initial.  Eyeka, veut proposer aux utilisateurs de téléphones mobiles une façon différente et innovante de gérer et d’utiliser les photos et vidéos prises avec leurs portables.

Cette levée de fonds d’un montant total de 5 millions de Dollars réunit donc Ventech et DN Capital, co-leaders de cette opération, qui injectent respectivement 3,2 millions et 1,8 millions de Dollars. Ce premier round de financement permettra à Eyeka de développer sa plate-forme technique et de recruter son équipe. Dans un deuxième temps, la société pourra alors rapidement élargir son marché à l’Europe.

Ventech et Gilles Babinet n’en sont pas à leur première collaboration: Ventech a déjà effectivement co-fondé Musiwave en 2000 avec Gilles Babinet. Le fournisseur de services musicaux pour mobiles vient d’être racheté par l’américain Openwave (NASDAQ : OPWV) pour plus de 100 millions d’Euros.
De plus, l’omniprésence de DN Capital sur les marchés anglo-saxon et américain ainsi que son expertise du multimédia seront déterminants et profitables au développement international de Eyeka.

Une équipe d’experts

Les deux co-fondateurs de Eyeka sont Gilles Babinet et Franck Perrier. Le premier a récemment quitté ses fonctions de Président de Musiwave. Franck Perrier a quitté son poste de Directeur Général de Roger-Viollet, l’agence de presse d’archives photographiques. De 2000 à fin 2003, il occupait le poste de Directeur Général de Corbis France, la filiale de la banque d’images mondiale propriété de Bill Gates. Auparavant, Franck Perrier a travaillé pendant 11 ans chez BBDO et Saatchi et Saatchi.

Tous deux vont mettre leur connaissance et leur expertise en commun au service de Eyeka. Vient les rejoindre en tant que Directeur Technique, Yves Languepin qui était précédemment Directeur Technique de ChateauOnline, célèbre société française de vente de vin en ligne, un poste qu’il a occupé pendant 6 ans. Il a également co-fondé et dirigé IVAO, société spécialisée dans les applications multimédia, acquise en 1994 par France Telecom qui se dénomme depuis VTCOM.

Une nouvelle approche dans l’utilisation des photos et vidéos sur mobiles

Comme Musiwave, Eyeka travaillera également en relation avec les opérateurs télécoms mais dans un domaine tout à fait différent de celui de la musique et des contenus musicaux. La plate-forme technologique d’Eyeka permettra, en effet, aux utilisateurs de téléphones mobiles de gérer les photos et vidéos prises avec leur portable de façon optimale et experte mais surtout, comme l’explique Gilles Babinet « d’en appréhender différemment la gestion et d’en multiplier les utilisations finales ».

Basée sur le principe qui a fait le succès de Musiwave et bénéficiant d’une demande toujours croissante de la part des opérateurs, la nouveauté que propose Eyeka ne pourra que concorder avec le marché actuel en apportant aux opérateurs de téléphonie mobile les moyens d’enrichir leur contenu, d’accroître les durées d’appels et d’augmenter leurs revenus. Pour Eric Huet, General Partner chez Ventech qui avait déjà parrainé l’aventure Musiwave: «Gilles Babinet et Franck Perrier forment l’équipe par excellence pour mener à bien ce nouveau projet ambitieux ».

« Eyeka dispose de trois éléments qui nous enthousiasment, renchérit Nenad Marovac, Managing Partner de DN Capital : des contenus générés par les utilisateurs eux-mêmes, un media numérique et l’esprit d’une communauté. La conjonction de ces éléments avec l’expertise de Franck Perrier et l’esprit entrepreneurial de Gilles Babinet constituent une combinaison gagnante».
Eric Huet et Nenad Marovac siègeront tous deux au conseil d’administration de Eyeka.

mars 13, 2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (4) | TrackBack

Levée de fonds : vers un retour en masse des premiers tours en 2006

Bonne nouvelle pour les - récents - entrepreneurs; il y a de moins en moins de sociétés « matures » à refinancer, donc moins d'offre pour des seconds et surtout troisième ou quatrième tour. L’offre diminue, mais la demande est toujours là, même vraiment là : les VCs ont plein de sous ! La nature ayant horreur du vide, ces derniers regardent très (plus;-) volontiers les très jeunes sociétés. Je répète ce que je crie depuis le lancement de ce blog (en 2003), entreprenez !

février 9, 2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (10) | TrackBack

Vous pouvez suivre en (vidéo presque) live l’introduction en bourse de l’entrepreneur le plus sympa de France

L’entrepreneur est Nick Heys, of course, et sa société est Emailvision. Pourquoi le plus sympa de France ? Parce que je peux le dire ! Je le connais depuis 1983 et en 1983 ont avait 19 ans et l’on ne s’est pas quitté depuis. Parce qu’il a été mon roommate, à New York (après nos études, je bossais comme salarié, lui avait déjà monté sa première boîte), parce ce que j’ai été son témoin de mariage, parce qu’il est le parrain fantastique de mon fils ainé.
Il y a quelques mois, j’ai présenté Nick à Rodrigo et ce dernier m’a dit ensuite que Nick était un des (le ?) CEO les plus charismatiques qu’il avait rencontré. Rodrigo, je le confirme, et c’est pour cela qu’Emailvision est un énorme succès.
La suite est logique, Rodrigo, le Pierre Webchernia des stars de l’entreprenariat IT en France braque sa caméra sur Nick, et ça donne ça.
PS : Nick est 100% anglais, ne lui reprochez pas ses fautes de français, sa femme, une pure indigène parisienne du Jura, s’en charge tous les jours.

janvier 30, 2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Pubs pour mes amis | Lien Permanent | Commentaires (2) | TrackBack

Tremplin Entreprises : un évènement à privilégier si vous êtes un tech-entrepreneur

Aelios Finance est partenaire de Tremplin Entreprises. Voici copie du communiqué d'appel à candidature destiné aux jeunes entreprises innovantes, venez nombreux :

***

La 8ème édition de Tremplin Entreprises, les 5 et 6 juillet 2006, au Sénat, permettra à trente lauréats de présenter leur entreprise innovante à la communauté des investisseurs en capital risque.

Appel à projets innovants

L’appel à projets est lancé : les entrepreneurs peuvent faire acte de candidature du 1er février au 31 mars 2006. Le dossier d’inscription (un business plan à compléter) est disponible en téléchargement sur le site www.tremplinentreprises.com

Le principal critère d’éligibilité est l’innovation, au sens large. Il n’est pas nécessaire que la société soit créée. Environ 300 dossiers sont attendus, en provenance de toute la France et d’au-delà de nos frontières.

Le comité de sélection, composé de professionnels du capital risque et de la création d’entreprise , examinera tous les dossiers pour retenir une soixantaine de projets admissibles. Ces derniers seront invités à passer un grand oral au Sénat, à l’issue duquel trente lauréats seront distingués.

Nouveautés de l’édition 2006

↔ La sélection s’effectue par secteur d’activité. Pour plus de lisibilité, les catégories ont été remodelées, les candidats pouvant désormais concourir dans l’une des 4 catégories suivantes : 1) Logiciels 2) Services 3) Matériaux, composants et systèmes 4) Sciences de la vie En conséquence, quatre Grands Prix dotés de 15 000 euros chacun seront décernés au meilleur projet de chaque catégorie, dotés par INRIA-Transfert pour la catégorie Logiciels, Paris EUROPLACE pour la catégorie Services, OSEO pour la catégorie Matériaux, composants et systèmes, et Inserm-Transfert pour la catégorie Sciences de la vie. Un cinquième Prix, le Prix spécial « Jacques et Françoise Douce », doté de 7 500 euros, sera décerné à l’un des trente lauréats par le jury de la Famille Douce.

↔ Lors de l’événement, les 5 et 6 juillet 2006, les trente lauréats présenteront leur projet en public à deux reprises, multipliant d’autant les contacts possibles. Être lauréat de Tremplin Entreprises permet en effet de donner une plus grande crédibilité à un projet, de gagner en notoriété, de nouer des contacts utiles et de gagner du temps. Les lauréats multiplient ainsi leurs chances de lever les fonds nécessaires au démarrage ou au développement de leur entreprise.

Tremplin Entreprises 2006 – Les principales dates à retenir :

↔ 1er février au 31 mars 2006 : Appel à projets innovants ↔ Début mai 2006 : Résultats d’admissibilité ↔ 18 et 19 mai 2006 : Grands oraux pour les projets admissibles. ↔ 5 et 6 juillet (matin) 2006 : Présentation des lauréats, au Sénat. ↔ 6 juillet (après-midi) 2006 : Conférences et cérémonie de remise des Grands Prix Tremplin Entreprises 2006.

janvier 23, 2006 dans Aelios Finance, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (1) | TrackBack

Alternext fait de la concurrence aux fonds de capital-risque

Et c’est une bonne nouvelle pour les jeunes sociétés. En effet, jusqu’à présent, lorsqu’un fonds avait le choix entre financer une très jeune société ou une société plutôt mature et à l’équilibre, son choix se tournait (trop) souvent sur la dernière car moins risqué (mais moins rémunérateur). Aujourd’hui, Alternext valorise bien les sociétés IT matures et les VCs voient alors ces dossiers matures leur échapper et au résultat, ils se concentrent à nouveau sur des jeunes sociétés.
Bonne nouvelle pour les entrepreneurs alors. Entreprenez !

janvier 6, 2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

L’auteur du Kelbook sur le Journal du Net

Julien Codorniou, co-auteur de « Ils ont réussi leur start-up », le livre sur l'histoire de kelkoo, parle sur le JDN - chat. Je conseille - à nouveau- à tous de lire le livre si vous aimez l’entrepreneuriat.

Extrait du chat :

Quel est le message principal que vous souhaitez délivrer au lecteur ?
Que la réussite est possible en France, en particulier dans la technologie. Il faut remonter le moral des entrepreneurs, et montrer un exemple à tous ceux qui doutent. Montrer que la France est un pays de technologie qui s'ignore. Bref, raconter une belle histoire, revenir sur les facteurs clés de succès, créer des vocations parmi les chercheurs européens et aussi rendre hommage aux héros de cette histoire, qu'on a parfois mal considérés.

Julien, merci à toi pour ta magnifique façon de crier « vive les tech-entrepreneurs !».

novembre 15, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (0) | TrackBack

Déjeuner CroissancePlus avec Nicolas Sarkozy – suite

Suite de ma note du 9 octobre. Le discours du Président de CroissancePlus résume toutes les bonnes questions que l’on peut poser à un candidat à la présidence de la République lorsque l’on aime l’entreprenariat. Voici le discours.

***

Monsieur le Ministre d’Etat,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Chers Membres et chers Amis prospects et journalistes,


Laissez-moi commencer cette intervention par remercier Nicolas Sarkozy de sa présence au sein de croissancePlus.
Monsieur le Ministre, vous étiez venu chez CroissancePlus il y a trois ans, entre les deux tours de la Présidentielle.
Vous revenez aujourd’hui parmi nous pour échanger et débattre avec des chefs d’entreprise, ce qui montre à la fois votre fidélité à CroissancePlus, mais également votre intérêt pour les combats que nous menons.

CroissancePlus est le « syndicat » des Entrepreneurs, au service d’une catégorie plutôt mal-aimée dans notre pays. Je veux parler des vrais entrepreneurs, ceux qui sont dans cette salle, ceux qui démarrent avec leurs économies dans un « garage » et non pas de ceux qui touchent trente millions d’euros d’indemnités de départ quand en plus, ils échouent...

Notre diagnostic sur la politique économique de la France est au fond assez simple : la France continue depuis trente ans sur sa lancée. Elle continue la politique économique qui a fait sa gloire et son succès dans les années 60, 70, 80 - ces fameuses années dites des « 30 Glorieuses » - c’est à dire une politique conçue par, et pour, les grandes entreprises, à l’époque où ces dernières étaient le moteur de la richesse d’une Nation.

C’est cette politique qui a fait les « stars » actuelles du CAC 40 : Michelin, L’Oréal, Bouygues, Dassault, toutes ces formidables « sagas » d’entrepreneurs datent toutes des années 60 et 70. Rappelons qu’à l’époque, le taux de croissance de la France était très supérieur à celui des USA et de l’Angleterre.

Une conviction sous-tend encore aujourd’hui notre politique économique : la conviction que la force d’un pays repose sur ses champions nationaux et que ce sont eux et eux seuls qui créent richesses, innovations et emplois.

Mais le monde n’est plus le même : les nouvelles technologies ont tout changé. Le cycle de vie des produits s’est raccourci, le cycle de vie des entreprises aussi. La force d’un pays, ce n’est plus seulement celle de ces « champions » nationaux car personne ne peut prédire s’ils le seront encore dans 5 ou 10 ans. Non, la force d’un pays c’est d’avoir des centaines de milliers d’entrepreneurs, dont seulement quelques dizaines réussiront, à leur tour, à créer des champions nationaux ou mondiaux.

La force des Etats-Unis aujourd’hui, c’est Dell, c’est Google, c’est E-Bay,
c’est Cisco… Ce n’est plus ni General Motors, ni Hewlett-Packard !
La force de l’Angleterre c’est Easyjet, Vodafone ou Virgin … Ce n’est ni Rover,
ni British Airways.
Et en France, qui pourrait-on citer?

On va dire que CroissancePlus exagère et que les choses ont changé en France mais je voudrais citer deux exemples qui illustrent cette préférence française pour les grands projets et les grandes entreprises :
- L’agence pour l’innovation créée il y a quelques semaines a décidé de n’intervenir que pour des projets présentés par des entreprises faisant plus d’un milliard d’euros de chiffres d’affaires. Si l’on concrétise cette donnée, par exemple dans le domaine du logiciel, que constate-t-on ? Que seules trois entreprises en Europe répondent à ce critère.
Autre exemple :
- La manière dont en France on taxe les plus values résultant d’un investissement dans une entreprise : aujourd’hui, l’Etat français taxe au même taux celui qui investit dans le CAC 40 et celui qui investit dans une entreprise en démarrage.
Pire encore, à travers le PEA, l’investissement « père de famille » est parfois même exempté.
Personne n’envisage - excepté CroissancePlus - qu’il serait à la fois plus judicieux pour le pays, et aussi plus moral, de faire varier ce taux en fonction du risque pris par l’investisseur. Les Français savent eux qu’investir dans le CAC 40 et investir dans une start-up, ce n’est pas exactement la même prise de risque.


Il ne s’agit pas d’opposer ici, petites et grandes entreprises, car bien sûr dans cette salle comme d’ailleurs au sein de CroissancePlus, nous avons la chance d’avoir de grandes entreprises, des entreprises qui ont réussi. Mais nous avons tous démarré un jour et partageons tous une même volonté de croissance et de développement, celle des petites entreprises qui veulent devenir grandes, très grandes. Notre conviction, comprenez-le bien, repose sur l’idée qu’il s’agit de réhabiliter et récompenser le risque, quitte à pénaliser l’immobilisme.

Voilà, Monsieur le Ministre, la rupture ou la réforme que nous souhaitons.
Ce n’est pas comme on l’entend trop souvent une rupture du Pacte républicain mais au contraire un renforcement de celui-ci : c’est à la fois plus de liberté, plus d’égalité et plus de fraternité.

- Plus de liberté, car entreprendre est le rêve de près d’un Français sur trois, ces mêmes Français qui souhaitent à 80% que leurs enfants soient fonctionnaires car ils voient les embûches qui parsèment la route des entrepreneurs.

- Plus d’égalité, car l’entrepreneur contrairement à certaines idées parfois préconçues, n’est pas systématiquement synonymes d’héritier, tout comme l’égalité des chances ne rime pas forcément avec l’égalité des situations.
Entreprendre est une opportunité ouverte à tous. C’est un moyen de réussir, de se réaliser, voire de s’épanouir. Pour certains, ce peut être une aventure qui ouvre des horizons nouveaux permettant de sortir d’un milieu social défavorisé, voire précaire, voire de RMIste prédestiné.

- Plus de fraternité, car entreprendre c’est s’intégrer ! Savez vous, Monsieur le Ministre, sur ce sujet qui vous est cher, que 30% des entreprises créées aux USA en 2004, l’ont été par des personnes qui ne sont pas nées aux Etats-Unis.

On nous objecte souvent que les Français ne sont pas prêts, qu’ils ont peur de la mondialisation et de ses conséquences.
C’est à la fois vrai et faux : dans leur vie de tous les jours, les Français sont aussi des consommateurs : ils achètent des billets d’avion chez EasyJet parce que c’est moins cher et téléphonent gratuitement sur Skype.
Ils auraient sûrement préféré tout comme nous, que ces entreprises innovantes naissent en France. S’ils ont peur, c’est aussi parce qu’ils savent que la France n’est pas rentrée dans le match de la mondialisation.
La meilleure preuve, c’est que la peur de la mondialisation est aussi forte chez les jeunes que chez les plus âgés. Les Français ne sont pas idiots, ils savent que nous ne jouons pas dans cette coupe du monde là ! Et pourtant, nous avions et avons toujours énormément d’atouts !

Un dernier mot à l’adresse des entrepreneurs dans la salle : souvent, j’entends des entrepreneurs me dire : « à quoi tout cela sert-il ? », « A quoi sert CroissancePlus ? ».
Faire du lobbying, publier des tribunes, écrire des discours, en un mot s’engager dans le débat public, cela n’est-il pas une perte de temps ?
Nous ne devons pas laisser le monopole de la parole publique à José Bové ou à ATTAC qui ne jouent que sur la peur des français du monde moderne.
C‘est aussi à nous, entrepreneurs, créateurs et chefs d’entreprise, de donner aux nouvelles générations des raisons d’espérer.
Lors de mes rencontres avec les entrepreneurs, j’entends souvent critiquer le manque de courage des hommes politiques…
Mais soyons lucides et balayons aussi devant notre porte. La réciproque est vraie aussi.

Chers amis entrepreneurs, n’ayez pas peur de prendre la parole, ni de vous engager, et donc de vous exposer et de prendre des coups, comme le font nos responsables politiques.
Dans la dialectique marxiste, il y avait autrefois l’avant-garde du prolétariat.
Il faut que CroissancePlus soit l’avant-garde des chefs d’entreprise.
C’est aussi comme cela que l’on fera bouger la France.


Geoffroy Roux de Bézieux
Président

***

Pas mal, non ?

octobre 21, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (10) | TrackBack

Une vidéo géniale de Nick Heys, le fondateur d’Emailvision

Nick est un fabuleux serial entrepreneur et aussi tout simplement un type fantastique. Sans surprise, sa société, Emailvision, est un énorme succès. J’ai l’immense chance d’avoir Nick comme ami depuis plus de vingt ans (j’ai été son témoin de mariage, il est le parrain de mon fils aîné, qui a bien aimé la vidéo !). Nous parlons naturellement souvent business et nous nous donnons régulièrement des coups de mains. Tiens, avec le recul, c’est grâce à lui que je me suis intéressé au business de la levée de fonds, je lui dois beaucoup de choses. Merci encore Nick.
La vidéo est comme d’hab, chez Rodrigo.

octobre 20, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (2) | TrackBack

Super article sur les fondateurs de Boonty dans les Echos de ce jour

L’article est vraiment bien, mais comporte une énorme erreur. Voir mon commentaire à la fin.

***

Deux frères aux manettes du jeu sur Internet
Mathieu et Romain Nouzareth ont créé ensemble la plate-forme de téléchargement de jeux Boonty.

Deux frères, deux entreprises créées ensemble, et pourtant deux personnalités très différentes. Mathieu et Romain Nouzareth, respectivement 33 et 30 ans, ont des caractères opposés. Mathieu, le plus âgé des deux, introverti, prudent, et sérieux, est diplômé d'une école de commerce et d'un MBA de la Lubin School of Business de New York. Romain, lui, a la fibre commerciale, et possède pour tout bagage un DEUG de droit de la faculté d'Assas.

« C'est la Terre et la Lune, explique Laurent Maréchaux, un business angel. Ils ont des tempéraments diamétralement opposés. L'un a la tête dans les étoiles, alors que l'autre a les pieds sur terre. Pourtant, ils sont très complices et complémentaires. »

A la fin de leurs études, au milieu des années 1990, Mathieu et Romain s'inspirent de ce qui se passe outre-Atlantique pour fonder leur société de création de sites Internet, Web Concept. Le siège de la microentreprise, ce sera un appartement d'une trentaine de mètres carrés. Et leur financement se limitera à deux prêts étudiants de 42.000 francs chacun. « Ils sont très travailleurs et, au début de leurs aventures, ils ne se payaient pas », ajoute Laurent Maréchaux.


« Un besoin non satisfait »
Mais sans carnet d'adresses, ni argent, les premières années furent difficiles. Malgré leur manque d'expérience, l'entreprise, portée par la folie Internet de la fin des années 1990, signe de gros contrats. Elle finira par être vendue en avril 1999 à IconMedialab, l'une des grandes entreprises suédoise, de l'économie Internet. « Nous avons cédé Web Concept pour quelques dizaines de millions de francs », se souvient Mathieu Nouzareth.

Les deux entrepreneurs prennent la tête de la filiale française du groupe suédois, mais la quittent pour se lancer aussitôt dans une autre aventure : l'organisation de tournois de jeux vidéo. A cause de la difficulté à trouver un modèle économique viable, les deux frères changent vite d'idée. « Devant l'ampleur du téléchargement de musique sur la Toile avec Napster, nous avons compris qu'il existait un besoin non satisfait pour des offres légales », se souvient Mathieu Nouzareth.

En s'appuyant sur leur expérience, les deux frères décident de créer une plate-forme de téléchargement de jeux vidéo, Cineticvision. Cette fois, les petits prêts étudiants des débuts sont bien loin. Les deux frères investissent 550.000 euros, dont 200.000 euros de leur poche. Le reste de la somme provient de différents business angels, confortés par le succès de la première entreprise des deux frères.

2,7 millions d'euros
La société est renommée Boonty (nom américain dérivé du mot « prime » ou « bonus » très utilisé dans le jeu vidéo). A Romain, le développement d'accords commerciaux avec les éditeurs de jeux vidéo, les portails Internet ou les fournisseurs d'accès pour la distribution. A Mathieu, la finance et les levées de fonds pour développer la jeune société à l'étranger (Paris, New York, Singapour, Tokyo) et l'adapter à l'univers des jeux sur mobile.

En 2004, Boonty lève 2,7 millions d'euros auprès d'OTC Asset Management, d'Entrepreneur Venture et de divers business angels. « C'est ce duo de «serial entrepreneurs» dotés d'une grosse capacité de travail et au rayonnement international qui nous a poussés à investir », souligne Jean-Marc Palhon, directeur général d'OTC Asset Management.

Un an plus tard, une seconde levée de fonds de 10 millions de dollars est réalisée, cette fois auprès de Spef Venture notamment, par l'intermédiaire de la banque d'affaires Rothschild Gestion. Quatre ans après sa création, Boonty devrait afficher un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros. Profitable en Europe, la jeune société perd de l'argent dans ses filiales américaine et asiatique. Pour le lancement des activités aux Etats-Unis, l'un des frères a fait le voyage. « Et cette fois, c'est moi qui suis parti m'installer à New York », conclut Romain.

EMMANUEL PAQUETTE

*
Mathieu et Romain Nouzareth
1995. Mathieu est diplômé d'un MBA de la Lubin School of Business de New York. Romain obtient un DEUG de droit à la faculté d'Assas.
1995. Les deux frères fondent une agence de prestations de services Internet, Web Concept.
1999. Web Concept est racheté par IconMediaLab. Les deux frères prennent la tête de la filiale française du groupe.
2001. Mathieu et Romain fondent Cineticvision, qui deviendra Boonty.
2004. Boontylève 2,7 millions d'euros.
2005. Nouvelle levée de fonds de 10 millions de dollars.

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Vous avez vu l’erreur, l’énorme erreur. L’article dit que c’est Rothschild qui a été la banque d’affaires du deal. Non ! Rothschild est un des investisseurs et c’est Aelios Finance qui a intermédié le deal. J'ai eu Les Echos au téléphone, il faut faire un erratum mercredi prochain. Non mais !

octobre 19, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

Bientôt un déjeuner avec Nicolas Sarkozy, un (très probable) candidat à la présidentiel de 2007, alors si vous avez des messages, faites passer

Attention : le déjeuner concerne l’entrepreneuriat et les start-ups, rien d’autres. Comme pour cette note, je propose de rassembler des idées qui concernent uniquement le sujet.
Pas de politique, merci.
Le déjeuner est organisé par CroissancePlus, une association qui fait un fantastique travail de sensibilisation de la classe politique sur les problèmes des sociétés innovantes. Nous serons plus de … 200 personnes ! Donc, j’ai fait le calcul, je n’aurai peut-être que 30 secondes de temps de parole. Aidez-moi à trouver le bon message ! Moi, j’ai envie de parler, comme souvent, d’un Small Business Act à la française.

octobre 9, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (13) | TrackBack

120 entrepreneurs chez Aelios Finance hier et encore merci à Atlas Venture

120 ! On a failli être très serré, mais heureusement il faisait beau et tout le monde a pu profiter de la terrasse. Je reviendrai sur cet événement plus longuement que je résume :
- En juin, avec mes associés, nous décidons d’organiser en septembre un cocktail "entrepreneurs only". Vous connaissez notre ligne éditoriale : vive les entrepreneurs !
- En juillet, je déjeune avec un VC qui, je pense, va devenir une star sur Paris, je parle du nouveau partner du bureau parisien d’Atlas Venture, Fred Destin. Fred me dit à lors de ce déjeuner qu’il souhaitait organiser un cocktail "entrepreneurs only"… Je lui explique que le créneau est pris ! Il me dit "faisons le ensemble". ..
- J’en parle à mes associés, ils sont ok. Fred en parle aux Partners d’Atlas, ils disent go for it.
Voilà pour la genèse, voilà pourquoi beaucoup d’entrepreneurs ont reçu le mois dernier une invitation commune d’Atlas & Aelios.
Le cocktail était très sympa. Les entrepreneurs ont pu échanger entre eux, se donner des conseils. Des concurrents se sont rencontrés pour se rendre compte que, sur un marché mondial, une boîte basée à Clichy n’a pas forcément comme principal concurrent une boîte basée à Issy…
Pour plus d’infos, un des entrepreneurs présent hier est aussi journaliste, il parle de l’événement ici.

PS : nous n’avons pas pu inviter tous les entrepreneurs de l’innovation de France car nos bureaux (et nos budgets) sont trop petits… Si un jour nous pouvons le faire, et bien nous le ferons !

septembre 30, 2005 dans Aelios Finance, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (15) | TrackBack

Une interview géniale d’un serial-entepreneur

Merci Rodrigo pour cette vidéo, un beau moment où un des serial-entrepreneurs les plus sympas de France raconte ses aventures entrepreneuriales et surtout qu’il va vendre sa société dans l’heure qui suit. Il parle de Musiwave vendue 100M€ à Openwave et lui c’est Gilles Babinet.
Écoutez bien la vidéo jusqu’au bout, Gilles annonce qu’il va lancer sa nouvelle société, un concept génial, et qu’il a déjà des term-sheets d’investisseurs. Héhéhé…. ;-).

septembre 28, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

Levée de fonds : l’amorçage reste un problème en France

Quand je parle d’amorçage, je ne parle pas de sociétés qui n’ont pour actif qu’un business plan, je parle aussi de sociétés qui ont un vrai beau produit et qui commencent à vendre, mais dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas quelques dizaines ou petites centaines de milliers d’euros. Ces sociétés ne sont pas gâtées en France…

Les business angels sont inexistants, ou presque.
Un business angel possède en général une fortune supérieure à 10M€ et, en France, dès qu’une fortune dépasse les 10M€, il est conseillé d’aller se réfugier en Suisse, en Belgique, en Grande-Bretagne ou ailleurs. La France est le seul pays où l’on peut payer plus d’impôts que de revenus… Débile. Au lieu d’avoir trente mille business angels, nous en avons deux mille… Ça m’énerve !
À ce sujet : il paraîtrait qu’une partie de la famille Mitterrand serait en Belgique…

Les FCPI, dont la mission étaient à l’origine de financer les très jeunes pousses, ne le font pas (ou très rarement). Je ne leur jette pas la pierre, au contraire, je les comprends. Du fait de leurs contraintes (dont la durée de vie d’un fonds FCPI), ils ne peuvent pas sereinement investir dans une société dont le but est de faire une sortie longue (plus de 5 ans). Je pense alors que l’on peut dire que 90% des sociétés financées par des FCPI font plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires lors de leur tour de table. On est très très loin de l’amorçage…

Les FCPR, souvent des fonds historiques, font quelquefois de l’amorçage mais pas assez car ils ne sont pas assez nombreux. Il faut faire encore plus.

Je suis leveur de fonds et je veux continuer à faire de l’amorçage. Lorsque je sélectionne un dossier d’amorçage, je sais que je vais travailler comme un fou pendant presque un an et ne presque rien gagner au final car c’est dur, c’est long, pour une toute petite commission de succès qui ne couvre pas les frais. En fait, je deviens alors là une sorte de business angel...
Je continu cependant à faire de l’amorçage car j’y crois (mon dernier dossier était Newscreens), aussi, je suis fier de dire qu’Aelios Finance est probablement le seul leveur de fonds en France qui aime l’amorçage et qui l’aimera toujours.

Voilà, je voulais le dire même si cela ne fait pas avancer le schmilblick.

Aux business angels : J’espère que l’on va vous permettre de revenir en France un jour !
Aux FCPI : j’espère que l’on vous donnera les libertés de faire de l’amorçage !
Aux FCPR : vous n’avez aucune concurrence sur l’amorçage, profitez-en !

septembre 27, 2005 dans Business Angels, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (16) | TrackBack

Longue vie à Vodeo.tv !

Dans la famille du contenu numérique, nous avions déjà la musique (iTunes, Virgin, Fnac, AllMusicBox…), le jeu (Boonty), le cinema (MovieSysytem et bientôt Glowria) et aujourd’hui on peut enfin télécharger des documentaires en France grâce à Vodeo.tv.
Bravo à Frédéric Pie, le fondateur de Vodeo et bravo à toute son équipe. Bravo aux business angels qui ont permis à Vodeo d’exister et je dis d’avance bravo aux VCs qui prendront la suite (non, Vodeo n’est pas un client, mais j’aime Vodeo, voilà).
Et bravo pour le cocktail d’hier ;-).
Tiens, je vais à Athènes pour la première fois dans quelques semaines alors je vais regarder ce documentaire. Pratique non ?

septembre 16, 2005 dans Business Angels, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (7) | TrackBack

Kelbook ou le futur livre sur kelkoo : il paraîtrait que j’y suis (un tout petit peu) pour quelque chose

J’ai croisé Julien Cordoniou ce soir, le co-auteur et initiateur du fabuleux livre qui va paraître sur l’histoire de kelkoo dans un mois. Je lui ai dit que j’étais très admiratif de ce qu’il avait fait car il annonçait son projet de livre ici, dans les commentaires d’une de mes notes d’octobre 2004 et il est allé jusqu’au bout, il l’a fait avec brio ! Sa réponse a été à peu près : « Ton blog a été à l’origine du livre ». Ha bon ! Pourquoi ? Car, comme moi, Julien aime les entrepreneurs. Je le dis tout le temps dans ce blog, Julien voulait le dire aussi, mais à sa (brillante) façon.
Julien : vais-je apparaître dans les remerciements du livre ;-) ?

Achetez tous le livre, il sort dans un mois.

septembre 15, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (17) | TrackBack

J’ai rencontré une serial tech entrepreneuse

Rappel : un serial entrepreneur est un entrepreneur qui en est à sa seconde entreprise. Un serial entrepreneur, c’est rare ; une serial entrepreneuse, c’est vraiment rare, trop rare ! Surtout dans la tech. Je compte étudier son dossier de près et, si des indicateurs essentiels sont au vert comme ils semblent l’être bientôt, j’espère pouvoir opérer pour la première fois une levée de fonds pour une serial entrepreneuse. Vive les serial entrepreneuses !

septembre 13, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (3) | TrackBack

Skype ! Quatre quoi ?

Quatre milliards de dollars…

Je suis en retard sur plein de notes que je voulais poster dernièrement, mais le temps manque (Aelios a un an, déjà, et en plus de nos missions, nous travaillons dur sur notre stratégie, comme toutes les startups). Je comptais par exemple faire une note sur la levée de fonds d’AllMusicBox, une merveilleuse société Internet car la levée de fonds est enfin officielle depuis une semaine (en fait conclue en juillet). Je voulais parler des levées de fonds des VCs (car ils lèvent eux aussi) et surtout encore dire aux entrepreneurs en herbes qu’il faut se lancer. La preuve : en Europe on peut créer en deux ans une entreprise qui vaut 4 milliards de dollars !

… Quatre milliards de dollars. C’est globalement prix que va payer eBay pour acquérir Skype, une startup européenne. Ceux qui suivent ce blog connaissent Skype, j’ai fait l’apologie de cette société dès la sortie de son logiciel il y a un an (Skype a deux ans seulement). J’ai eu la chance de rencontrer son fondateur juste après, Niklas Zeenström. J’ai dit, il y a quelques mois, que Skype valait une somme à neuf chiffres et ce n’était pas évident pour une société qui avait fait moins de 10M€ de chiffre d’affaires en 2004… (Mais 200M€ déjà prévue en 2006).
Pour tout comprendre et pour aller vite, je vous propose de passer par le blog de Pierre Chappaz, qui connaît tout de cette histoire (il a fait partie des gens qui ont cherché à acheter Skype quand il a pris - brièvement - la direction de Yahoo Europe). Voir aussi le site corporate d'eBay, car leur stratégie est finalement assez simple (Skype payé par Paypal, Skype en click to talk...).
Au fait, les investisseurs de Skype sont des Européens, le fonds Index Venture, et des américains, le fonds Draper Juvertson. Ce dernier a été créé par une star du capital-risque américain, Tim Draper (et comment on dit Draper en français déjà ? ;-)
Message à ceux qui veullent entreprendre : allez-y !

septembre 12, 2005 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (8) | TrackBack

Tribune sur les entrepreneurs

Geoffroy Roux de Bézieux, le Président de CroissancePlus (dont je suis membre) qui est aussi le fondateur de The Phone House, est l'auteur d'une tribune parue dans le Figaro la semaine dernière. Là voici, elle est bien :

Nos entrepreneurs sont-ils des patriotes ?

Depuis que le premier ministre a utilisé ce terme, les incantations se multiplient pour appeler les entrepreneurs français au «patriotisme économique». Curieusement, on a entendu jusque-là surtout des hommes politiques ou des hauts fonctionnaires s'exprimer... pas les chefs d'entreprise. Est-ce à dire qu'ils ne sont pas patriotes ? Ou peut-être qu'ils ne sont pas très à l'aise avec ce «mélange des genres», entre le monde réputé cynique et calculateur de l'entreprise, et cette notion chargée d'émotion de «patrie».

Messieurs les hommes politiques, sachez-le, la plupart des entrepreneurs sont patriotes. D'abord parce que l'entrepreneur reste un citoyen quand il passe la porte de son entreprise. Contrairement à ce que semble croire la majorité des Français, l'entrepreneur n'est pas un robot qui applique sauvagement la théorie économique libérale la plus pure et prend ses décisions de manière complètement rationnelle. Il est le plus souvent écartelé entre ses sentiments personnels, les intérêts de ses actionnaires, de ses clients et de ses employés, les trois piliers sans lesquels il n'y a pas d'entreprise, et donc pas d'entrepreneurs.


Les entrepreneurs français sont des patriotes, surtout parce qu'ils ont choisi d'entreprendre en France où, le moins que l'on puisse dire, est que l'environnement, qu'il soit fiscal, juridique ou même culturel, ne leur est pas favorable. Les entrepreneurs aiment la France, mais il n'est pas évident que ce soit réciproque. Le premier acte de patriotisme économique consiste donc à créer ou à développer son entreprise en France, à payer ses charges sociales à l'Ursaff, même si l'on ne se verse pas de salaire, à se battre avec la complexité d'un Code du travail de plus de 1 200 pages quand on embauche ses premiers salariés, à découvrir les «effets de seuil» à 20, à 50 puis a 250 salariés... ! Enfin, quand vient éventuellement une certaine forme de réussite matérielle, l'entrepreneur patriote paye son IRPP, sa CSG, son ISF... et ainsi contribue par la redistribution fiscale au bien-être de ses concitoyens (ou du moins est-il en droit de le croire... !).

Bref, comme Monsieur Jourdain, les entrepreneurs français font du patriotisme sans le savoir, en refusant d'aller créer les entreprises ailleurs, alors que beaucoup en ont la capacité, en particulier dans la jeune génération.
Il arrive cependant dans la vie d'un entrepreneur le moment ou pour grandir, il doit s'ouvrir : ouvrir son capital par une entrée en Bourse ou ouvrir de nouveaux marchés par une implantation à l'étranger. C'est à ce moment que le «patriotisme économique» devient une notion plus ambiguë. Car l'entreprise en grandissant devient forcément plus internationale et même plus apatride. Car l'entrepreneur, en étant dilué capitalistiquement, en devenant un chef d'entreprise révocable «ad nutum» ne pèse plus de la même manière dans les décisions, même si, à titre personnel, il reste toujours un citoyen de «quelque part».

Danone, L'Oréal ou Aventis sont encore probablement des entreprises «françaises», et pourtant, il y a longtemps qu'elles ne créent plus d'emplois en France et que leurs investissements sont fort logiquement tournés vers la conquête de nouveaux marchés. Défendre Danone contre une OPA fantôme est apparu récemment aux hommes politiques comme le parangon du «patriotisme économique» et pourtant, à part les actionnaires qui ont vendu au plus haut, quelles retombées les Français vont-ils recevoir de cette «contre-OPA» politique ? Il est peu probable que les décisions d'investissements de Danone soient bouleversées par ce consensus politique.

A l'inverse, la France manque cruellement, non pas de créateurs d'entreprises mais d'entrepreneurs, c'est-à-dire d'hommes et de femmes capables de créer et de développer des entreprises de 0 à plusieurs milliers de salariés. Et quand ces entrepreneurs existent et qu'ils décident de vendre ou de financer leur croissance, c'est le plus souvent vers l'étranger qu'ils se tournent, alors que le potentiel de croissance et donc de création d'emplois en France est encore immense. Plus de la moitié des changements de capital de «jeunes pousses» ayant eu lieu en 2004 ont été le fait d'acteurs étrangers essentiellement américains. Le véritable «patriotisme économique», ne serait-ce pas plutôt de faire en sorte que naissent et se développent en France des Dell, des Cisco, des Google, des Ebay... plus que d'éviter les OPA sur Danone. Ne serait-ce pas plutôt de développer Alternext que de protéger le CAC 40, de faire en sorte que naissent et se développent en France les leaders des vingt prochaines années. Il est symptomatique de constater que 100% des sociétés actuelles du CAC 40 étaient présentes il y a vingt ans et que 80% des 500 premières fortunes professionnelles ont été héritées. Aux Etats-Unis, les proportions sont inverses ! C'est le mouvement qui crée les richesses et la croissance et non pas la défense des positions établies ! Hélas, la création récente de l'agence pour l'innovation (A2I), par le gouvernement, réservée aux entreprises de plus d'un milliard d'euros, illustre bien ce défaut français : on croit mieux défendre la France en défendant les grandes entreprises que les PME innovantes ! C'est le syndrome du plan calcul !

Notre premier ministre, qui est un féru de l'épopée napoléonienne, sait que ce sont les vieux maréchaux couverts de titres et d'or qui ont trahi l'Empereur, non pas ses jeunes colonels encore épris de gloire et d'honneur. Si on leur en donne les moyens, les entrepreneurs français sont prêts à relever le défi du «patriotisme économique».

septembre 5, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (8) | TrackBack

Pour une levée de fonds, faut-il être un entrepreneur avec un beau diplôme ? La réponse est non, on s’en fiche !

Je me demande pourquoi je n’ai pas parlé de ce sujet avant. Peut-être parce qu’il est totalement évident dans notre industrie, le capital-risque. Faut-il être diplômé d’une grande école pour pouvoir prétendre lever des fonds pour son entreprise ? Non ! On s’en fout ! J’ajoute : royalement !
Aucune école ne vous apprend vraiment à devenir entrepreneur, au contraire même, l’école (à la française) nous apprend plutôt à être rationnel, cartésien, prudent. Et quand on est cartésien, on ne va pas faire concurrence à France Telecom (comme Skype) ou à Alcatel et Thomson (comme Inventel ou Lea) ou à la Française des Jeux (Newscreens) ou à Yahoo (comme Kelkoo), à France Telecom encore une fois (comme Free), à la Fnac et Darty (comme Rueducommerce ou Pixamia etc…) ou à EDF (Poweo et Direct Energy). Au contraire, quand on est rationnel et cartésien, on choisit préférablement d’être salarié d’un grand groupe bien installé et leader (j’imagine que les statistiques des grandes écoles françaises le montrent bien, à 95%...).
Pour devenir entrepreneur, il faut alors être plutôt irrationnel (au sens positif) et le contraire de cartésien et là, le diplôme ne rentre plus en compte. La fibre d’entrepreneur vient de nulle part et partout. Les fondateurs de sociétés financées pas le capital-risque n’ont pas tous le Bac. Certains ont un BTS et d’autres ont raté leur Deug. Beaucoup viennent d’écoles de commerce ou d’ingénieurs de seconds rangs, et certains, une minorité comme dans la vraie vie, sont diplômés de grandes écoles. En résumé, le diplôme (ou le non-diplôme) n’est pas un critère, vraiment pas. Etonnés ?

septembre 3, 2005 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (15) | TrackBack

Kelkoo : bientôt le livre

Julien Codorniou m’a fait l’honneur de me faire passer comme lecture de vacances le manuscrit du livre qu’il a co-écrit sur la fabuleuse histoire de Kelkoo (ou comment une start-up française est devenue la plus belle histoire de l’Internet européen). Le livre sortira en octobre, à lire certainement.
Bon, et pour vous, c’était bien les vacances ?

août 29, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

Pour un Small Business Act en Europe

Aux USA, grace à la loi dite « Small Business Act », une grande partie des achats des agences gouvernementales est réservée aux PME (donc aux startups). Au résultat, la croissance des PME américaines est dopée par près de 100 milliards de dollars de marchés attribués tous les ans par les Agences américaines. En Europe, seulement, 2000 entreprises ont un CA supérieur à 100 millions d'euros contre 3200 aux Etats-Unis et ceci malgré 100 millions d'européens de plus. Je vous invite à vous associer à une initiative en faveur d’un SBA en France et en Europe en signant cette pétition en ligne.

juillet 20, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (9) | TrackBack

Sous-location de bureaux pour start-up

Pour info, si vous êtes entrepreneur et si vous cherchez à sous-louer des bureaux, même des grands, envoyez-moi un mail. Un de mes clients vient de prendre des bureaux superbes, vraiment superbes, mais trop grands. Lieu : frontière entre le 14e et le 15e.

juillet 6, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (11) | TrackBack

Encore des sorties pour les VCs

Note : faire une sortie pour un VC veut dire vendre ou faire une intro en bourse. Et, rappel à tous, un VC entre dans un dossier (il investit) pour faire, in fine, une sortie (vendre avec une belle plus-value).

Dans les bonnes nouvelles de la semaine, il y a la sortie de Cirpack racheté par Thomson (gourmand Thomson dernièrement). D’après les rumeurs, les VCs à bord (Siparex, Iris, Endeavour) ont fait 10 fois leur mise, mieux que Kelkoo ou Inventel, super donc.
D’après pas mal de rumeurs, on va aussi bientôt entendre parler aussi de très belles sorties dans le domaine du Ecommerce. Ça bouge bien, c’est bon pour l’industrie, c’est bon pour les entrepreneurs.

Entreprenez !

mai 3, 2005 dans Capital Risque, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

7

Juste pour dire qu’Aelios Finance, la toute jeune startup que mes associés et moi avons créée il y a quelques mois, vient de conclure une septième opération (en tout, nous avons fait cinq levées de fonds pour des entrepreneurs, une vente d’actifs intellectuels pour un entrepreneur et la cession d’un fonds pour des VCs ). Le nombre de 7 opérations doit faire de nous l’acteur de référence, et de loin, sur le secteur du capital-risque :-)
Si vous avez le projet d’entreprendre, allez-y ! ça marche ! même s’il faut faire mille sacrifices et trop travailler, il faut le faire ! Si vous êtes un entrepreneur, n’hésitez pas à me contacter pour que je partage avec vous nos expériences, je le ferai avec plaisir, je suis à votre service car c'est mon métier. Vos questions bienvenues.

avril 20, 2005 dans Aelios Finance, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (4) | TrackBack

Thomson achète Inventel : une succes story du capital-risque français

L’industrie du capital-risque a besoin de success-stories, et bien en voilà une autre. Inventel, une société technologique française financée par des fonds de capital-risque français (Banexi et Innovacom) vient de faire un home run. Les investisseurs ont misé 6 millions d’euros pour une participation minoritaire, la société s’est vendue pour plus de 100 millions d’euros. Les investisseurs font un superbe multiple (7 fois la mise d’après les rumeurs) et les entrepreneurs sont sûrement riches aujourd’hui.
L’histoire est belle car des VCs français confirment leur savoir-faire et des entrepreneurs IT riches deviennent en général des business angels, c’est dans leur nature. Tout cela est génial.
Au fait : oui, quand on entreprend dans la techno en France, on peut faire aussi une belle fortune. À qui le tour ? À vous bientôt peut-être…

avril 13, 2005 dans Capital Risque, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (7) | TrackBack

Capital IT : j’ai rencontré des entrepreneurs bloggers

Aelios Finance est partenaire de Capital IT, la conférence de référence en France sur le sujet du financement des jeunes entreprises innovantes qui a lieu en ce moment. J’ai animé une présentation ce matin sur le sujet de la levée de fonds qui s’est terminée sur une brève séance de questions-réponses. Un des nombreux entrepreneur présents dans la salle m’a remercié pour ce blog avant de poser sa question et plus tard, en sortant de la salle, trois autres entrepreneurs m’ont interpellé pour me parler de ce blog et me remercier, car celui-ci leur a donné au moins une bonne idée.
Les amis, si vous passez par cette note, sachez que c’est moi qui vous remercie. Je vous remercie d’exister. Sans vous, notre industrie n’existerait pas. Sans vous, je ne pourrais faire le métier que j’aime. Vive – vous - les entrepreneurs !

avril 11, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (5) | TrackBack

Février : un mois pas comme les autres pour les entrepreneurs

Pour un salarié, février est un bonheur : on est payé autant que les autres mois, mais on a deux 2 à 3 jours de moins de boulot et surtout de dépenses. En février, si tout va bien, un salarié va pouvoir économiser plus que les autres mois. Tant mieux pour tous les salariés !
Pour un entrepreneur, février est un mois plutôt difficile. Non seulement le mois est près de 10% plus court pour faire de la croissance alors que les charges fixes ne bougent pas, mais en plus, un bon 30% de ses contacts partent en vacances sur le mois et cela ne fait pas avancer les dossiers… Au fait, mon anniversaire est le 26 ;-).

février 13, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (11) | TrackBack

Des VCs quittent leur job pour créer des startups Internet

Si, si ! J’ai un exemple tout frais. Le VC vient de la branche française d’un grand fonds international. Le site de sa startup est en ligne. Si je peux en dire plus, je fais une note sur le sujet.
Si même des VCs le font, c’est vraiment le moment d’entreprendre. (Heu... C’est ce que j’ai fait moi, en fait).

janvier 19, 2005 dans Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (19) | TrackBack