Capital Risque (164 articles)

Closing # 15

22/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (9)

Je n’en dis pas plus, je suis très heureux car la société est fantastique, elle communiquera prochainement. Dans une prochaine note, je vais essayer de décrire ce qui se passe dans un closing de levée de fonds, la séance de signature finale. Pour info, un closing très rapide dure environ 2 heures, mais le plus long que nous avons connu avec mes associés a duré plus de 26 heures… Vos questions bienvenues (s’il y en a qui ne sont pas encore en vacances).

Boonty : revue de presse internationale suite à la levée de $10M

14/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (8)

Levée opérée par Aelios Finance, of course ☺.
J’ai placé pas mal d’alertes sur Internet avec entre autres le mot clé « Boonty ». Depuis l’annonce de la levée de fonds Boonty, j’ai un max de mails d’alerte concernant des articles ou des « newswires » provenant du monde entier (Etats-Unis, Asie et toute l’Europe bien sur). Boonty est une société mondiale, basée à Paris, New York et Singapour et à ce jour je pense que plus de 1000 sites dans le monde ont parlé de la levée Boonty. Un extrait Coréen (DDA, si tu passes par là, merci pour une trad) :

.. Tucows 등의 유명 ISP & Portal등과의 협력을 통해서 온라인보안결제시스템을
활용한 디지털비디오게임 유통을 진행하고 있다. ▒ Boonty社에 투자한 벤처캐피탈.
Rothschild Gestion. SPEF Venture. OTC Asset Management. Entrepreneur Venture ...

Pour info, le communiqué de presse en anglais est ici et pour jouer, c'est ici.

Entrepreneurs, si vous voulez lever des fonds : Aelios !

11/07/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (5)

Pub : Aelios Finance a fait plus de douze opérations depuis septembre dernier, mois de notre lancement. D’ici septembre prochain, nous allons normalement faire encore quelques opérations. En un an, nous aurons « closé » entre 15 et 20 opérations. Le record de l’industrie, et de très très loin ! Bon, là je me lâche, mais ça fait du bien. Quand on crée une entreprise - ce que mes associés et moi avons fait - on se donne des objectifs ambitieux mais réalistes, et quand on les dépasse : que du bonheur. Entreprenez !

Boonty lève 10 millions de dollars !

07/07/2005 dans Capital Risque, Games, Levée de fonds | Commentaires (12)

Vive Boonty ! Pour la petite histoire, quand j’ai rencontré l’équipe de Boonty, il y a deux-trois ans, ils étaient deux. Aujourd’hui Boonty est le leader mondial du téléchargement de jeux sur Internet, une multinationale et une énorme success story. La société est basée à New York, Singapour et Paris, ses clients, plus de cent, sont répartis sur trois continents (voir plus bas). Cette levée de fonds a été la quatrième que j’ai opérée pour la société. Voici le communiqué de presse:

*****

Levée de fonds de 10 M$ pour le spécialiste de la distribution digitale de jeux vidéo

New York, Paris, Singapour, le 7 juillet 2005 - La société Boonty (www.boonty.com), précurseur et expert de la distribution digitale de jeux vidéo vient de conclure un tour de table institutionnel de 10 M$ auprès de Rothschild Gestion et Spef Venture accompagnés par les investisseurs historiques de la société : OTC Asset Management et Entrepreneur Venture. La levée de fonds a été opérée par Aelios Finance.

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L’industrie du capital-risque semble être en forme

05/07/2005 dans Capital Risque | Commentaires (7)

D’après nos grandes oreilles chez Aelios, il y a plein de beaux deals qui vont être annoncés dans les jours à venir. Des levées de fonds mais aussi des sorties.
Sommes-nous enfin dans un cercle vertueux ? C’est très possible : beaucoup de sociétés innovantes françaises montrent de belles croissances et du savoir-faire. Elles peuvent alors lever des fonds et, surtout, but final, faire de belles sorties boursières ou industrielles. Une ombre au tableau : on manque toujours d’entrepreneurs en France.

Des capital-risqueurs reprennent Telemarket

02/07/2005 dans Capital Risque | Commentaires (6)

Le Groupe Galerie Lafayette cède leur épicier en ligne Telemarket à des VCs dont AGF Private Equity La stratégie du fonds devient de plus en plus clair : investir dans des services en ligne qui apportent des besoins essentiels. Après le succès Meetic (trouver l’âme sœur, entre autres…), Telemarket (remplir son estomac). Un constat : on est prêt à payer pour rencontrer l’âme sœur et on est prêt à payer pour remplir son estomac. Bien jouer les VCs ! (PS : J’espère qu'un des liens de cette note ne choque personne).

Ragots d’Innovate’05 : suite

16/06/2005 dans Capital Risque | Commentaires (5)

Conversation entre deux VCs de fonds transatlantiques (ils ont des bureaux et des partners en Europe et aux USA). Le VC1 : "Historiquement, notre TRI (rentabilité) est le même en Europe et aux Etats-Unis." Le VC2 : "Tiens, nous aussi, c’est toujours du 50-50".
Comme quoi, quand on fait bien son boulot de VC en Europe, ça peut rapporter autant que la-bas.

Ragots d’Innovate : le Nasdaq n’est plus ce qu’il était

15/06/2005 dans Capital Risque | Commentaires (2)

Il y a pas mal d’américains ici à Innovate’05. Une des informations que je perçois à la suite de rencontres est qu’il est devenu très dur de s’introduire sur le Nasdaq avec les nouvelles règles de la SEC. Le coût d’une intro moyenne serait de l’ordre de $6M et le coût annuel pour être coté est de $1M par trimestre ! Ce coût inclut auditeur, avocat, communication etc. mais aussi le prix d’une assurance administrateur qui peut dépasser $1M par an. Enorme.
Au résultat, seules les sociétés qui ont un chiffre d’affaires conséquent (on va dire $150M) peuvent prétendre s’introduire au Nasdaq alors qu’il y a peu de temps, on pouvait le faire avec un chiffre d’affaires de $20M.
En revanche, j’espère que des startups américaines et israéliennes vont commencer à se dire qu’il n’est pas idiot de faire une intro en Europe (sur l’AIM et surtout Alternext) où les coûts sont largement inférieurs et où les règles sont plus souples.

Rendez-vous demain à Innovate Europe 2005

13/06/2005 dans Capital Risque | Commentaires (1)

Innovate Europe est une conférence sur l’innovation qui aura lieu à Saragosse en Espagne demain et mercredi. Cette conférence, dont c’est la première édition, est organisée par Chris Shipley qui est une star de l’industrie aux USA avec les fameuses conférences Demo. Si vous avez des questions sur l’événement, je suis à votre service.

Cleantech : une opportunité pour les VCs européens ?

06/06/2005 dans Capital Risque | Commentaires (12)

Les dossiers Cleantech (les technos propres) seront de plus en plus à la mode et les VCs américains se plaignent de ne pas avoir un bon deal flow sur le sujet. En Europe (en Allemagne et en Europe du Nord surtout), il existe déjà un début d’echosyteme et pas mal se startups. En France, ça part fort (on commence à recevoir des dossiers). Quelques sujets : pile à combustible, cellule photovoltaique, panneau solaire, energie eolienne... Et tout ce qui tourne autour.
Entrepreneurs : jetez-vous sur cette opportunité, le marché va être grand.

Cleantech

22/05/2005 dans Capital Risque | Commentaires (10)

Ma fille de trois ans attaque sa quatrième nuit à l’hôpital : crise d’asthme doublée d’une infection pulmonaire. Tout ira bien dans les tous prochains jours d’après les médecins qui m’ont expliqué que la pollution serait une des causes de la pathologie de ma fille.
A ce propos, Je suis convaincu que les startups qui vont s’attaquer aux problèmes de la pollution vont bientôt être à la mode, vraiment à la mode. Je vous invite à visiter le site cleantech.com qui explique quels sont les sujets qui intéressent déjà pas mal de VCs. De mon côté, je suis bien sur preneur de dossiers « cleantech », j’étudie le secteur depuis quelques mois déjà.
Bon, je vais me coucher. Après la nuit dernière passée dans un fauteuil en sky à écouter des appareils de contrôle respiratoire General Electric qui font des bips toutes les 20 secondes, je suis en pleine forme…

Post-scriptum le 25-05 soit trois jours après cette note :
J’ai reçu plein de mails, même de gens que je ne connaissais pas. Merci ! Tout va bien aujourd’hui, ma fille est à la maison et en grande forme. Et je suis toujours preneur de dossiers « Cleantech » pour l'aider !

Encore une sortie pour des VCs : Captiva achète SWT pour $20M

18/05/2005 dans Capital Risque | Commentaires (0)

Voici un dossier que je connais bien, je me suis occupé de l’unique levée de fonds de SWT en 2002. Les VCs qui sont entrés au capital lors du tour (Spef, Matignon Technologie & BNP Private Equity) font un beau multiple en peu de temps avec le rachat de la société par Captiva, un concurrent américain.

Qui veut acheter Skype pour un montant à 9 chiffres ?

17/05/2005 dans Capital Risque | Commentaires (9)

Des rumeurs circulent sur le fait que de grands acteurs de la techno/Internet cherchent, déjà, à acheter Skype. Les offres dépasseraient des sommes à neuf chiffes (jusqu'à un milliard donc !) alors que la société a lancé son offre il y a un peu plus d’un an.
Cool : Skype est une société européenne. Donc, on peut créer ce genre de société en Europe. Reste à la France de rester européenne ;-).

Vonage raises $200 million in venture capital

07/05/2005 dans Capital Risque | Commentaires (5)

Voici la plus importante opération de l’année en capital-risque. Pour voir l’article complet, cliquer ici.
Vonage est un opérateur IP, une sorte de Skype payant qui permet d’appeler de son poste normal pour des prix défiants toute concurrence. Mon problème, et je ne suis pas le seul, est que je ne suis pas prêt à payer – professionnellement - quelque chose dont la qualité est incertaine. La voix sur IP est fantastique, mais elle est fiable à 90% seulement. Si on me proposait un ordinateur à 200 € qui serait fiable à 90%, je dirais non merci. Mon ordinateur, comme mon téléphone, est un outil de travail important et je suis prêt à payer plus pour avoir quelque chose de fiable. Au sujet de Vonage, j’ai pas mal de relations américaines qui se sont abonnées puis désabonnées à cause de la qualité du service (je parle d’abonnements professionnels).
Ce gigantesque tour de table explique cela probablement. Il faut encore investir massivement dans la technologie et dans la conquête de clients car ils sont probablement nombreux à résilier leurs abonnements. Ce gigantesque tour de table est peut-être alors une vraiment bonne idée car le marché professionnel de la voix sur IP va représenter des milliards d’euros-dollars et Vonage va probablement devenir dans le secteur ce que Google est à la recherche sur Internet.
Quand on a dans ses mains une société qui peut devenir un leader mondial d’un marché représentant des milliards, il ne faut pas y aller « petits bras ».

Encore des sorties pour les VCs

03/05/2005 dans Capital Risque, Entreprendre | Commentaires (5)

Note : faire une sortie pour un VC veut dire vendre ou faire une intro en bourse. Et, rappel à tous, un VC entre dans un dossier (il investit) pour faire, in fine, une sortie (vendre avec une belle plus-value).

Dans les bonnes nouvelles de la semaine, il y a la sortie de Cirpack racheté par Thomson (gourmand Thomson dernièrement). D’après les rumeurs, les VCs à bord (Siparex, Iris, Endeavour) ont fait 10 fois leur mise, mieux que Kelkoo ou Inventel, super donc.
D’après pas mal de rumeurs, on va aussi bientôt entendre parler aussi de très belles sorties dans le domaine du Ecommerce. Ça bouge bien, c’est bon pour l’industrie, c’est bon pour les entrepreneurs.

Entreprenez !

Les VCs se vendent à nouveau

28/04/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (3)

En 2000, pendant la bulle, les VCs avaient plein de compétition sur les bons dossiers. Pour avoir le deal, ils devaient se vendre, se marketer, expliquer pourquoi il fallait les choisir. Entre 2001 et début 2003, ils ne se vendaient plus vraiment. Leurs négos avec des entrepreneurs étaient plutôt du style « accepte le deal et dis-toi que tu as de la chance… ». L’année 2004 a été une année charnière et 2005 est le retour des opérations charmes des VCs.
Mes associés et moi avons sélectionné pas mal de bons dossiers biens vendus et du coup, nos soirées sont longues : coups de fils de VCs jusqu’à 22 heures, coups de fils de nos clients aux mêmes heures qui viennent de raccrocher avec un VC, etc.
On bosse encore plus qu’avant, il y a quelque chose qui cloche dans notre modèle !

Message à mes amis les VCs : Aelios Finance sait aussi vendre vos anciens fonds

18/04/2005 dans Capital Risque | Commentaires (2)

Aelios Finance sait lever des fonds pour les jeunes entreprises, Aelios Finance sait vendre une entreprise pour le compte des actionnaires, Aelios Finance sait acheter une jeune entreprise pour le compte d’une autre, Aelios Finance vient de lancer une nouvelle practice avec succès : la vente de fonds en fin de vie. Nous venons de vendre le fonds 1 de Galileo Partners à l’IDI. L’opération, orchestrée de mains de maître par mon associé Thibaut de Monclin, a été un réussite totale que résume un article des Echos – Capital Finance :

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Galileo cède son 1er fonds à l'IDI

Galileo Partners vient de céder à l'IDI le solde de son premier véhicule, la SCR Galileo. Créée en 1989 avec un capital équivalent à 23,3 MEuro(s), elle a permis à ses souscripteurs - dont le groupe Alpha, le Crédit Agricole et les AGF - de tripler leur mise en seize ans. Ils ont notamment bénéficié, au cours de la vie de la société, de quatre belles sorties : Infogrames, Genesys, Omnicom et Transiciel. Les deux dernières participations liquides, Emme Interactive et Dalet, ont été cédées en Bourse, la part de la première ayant été reprise par Aurel Leven. Quant aux quatre autres - Citilog, N'Soft, Geoconcept et l'américain Quallaby -, elles restent dans la société cédée à l'IDI, pour un montant non communiqué, bientôt rebaptisée Kairos Finance. « Céder nos participations ligne par ligne aurait sans doute généré un peu plus de valeur, remarque Joël Flichy, mais la décote est largement compensée par la simplicité de l'opération. » Pour sa part, l'IDI pourrait rapidement réaliser une plus-value par la cession d'une des lignes. A suivre...

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Chers amis VCs, si vous avez un fonds qui commence à arriver en fin de vie, nous sommes à votre service !

Thomson achète Inventel : une succes story du capital-risque français

13/04/2005 dans Capital Risque, Entreprendre | Commentaires (7)

L’industrie du capital-risque a besoin de success-stories, et bien en voilà une autre. Inventel, une société technologique française financée par des fonds de capital-risque français (Banexi et Innovacom) vient de faire un home run. Les investisseurs ont misé 6 millions d’euros pour une participation minoritaire, la société s’est vendue pour plus de 100 millions d’euros. Les investisseurs font un superbe multiple (7 fois la mise d’après les rumeurs) et les entrepreneurs sont sûrement riches aujourd’hui.
L’histoire est belle car des VCs français confirment leur savoir-faire et des entrepreneurs IT riches deviennent en général des business angels, c’est dans leur nature. Tout cela est génial.
Au fait : oui, quand on entreprend dans la techno en France, on peut faire aussi une belle fortune. À qui le tour ? À vous bientôt peut-être…

Dans Capital Finance (groupe Les Echos) : « Internet, le retour ? »

01/04/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (9)

Capital Finance, du groupe Les Echos, publie chaque semaine une lettre professionnelle très appréciée par l’industrie du capital-risque, la lettre est un peu notre bible pour suivre l’actualité financière du secteur. Agathe Zilber (rédactrice en chef de Capital Finance) et son équipe de choc, essayent toujours d’être en avance sur les tendances du secteur et cette semaine, l’éditorial de CF était intitulé tout simplement « Internet, le retour ? ». Cool ; je suis en phase et d’ailleurs une catégorie de ce blog est « Internet 2.0 » où je range mes notes sur le grand retour de l’Internet.
Agathe Zilber m’a fait le grand honneur de me proposer d’écrire une tribune sur le sujet ce que j’ai fait avec plaisir (Agathe m’a dit : « 9000 caractères, espaces inclus, pour demain ! ». J’ai dit « Oui Madame » ;-).
Pour ceux qui ont la flemme légitime de lire les 9000 caractères (c’est long 9000 caractères), voici le résumé : Entrepreneurs de l’Internet, sortez du bois, on vous aime, les VCs veulent de plus en plus investir chez vous !

PS : articles en pdf car il faut être abonné à Capital Finance pour avoir accès au site.

Un autre blog tenu par un VC, celui de Frédéric Humbert d’Innovacom

27/03/2005 dans Capital Risque, Weblogs | Commentaires (2)

Après le blog de Régis Saleur de Galileo Partners qui parle d’aviation (les VCs sont souvent dans les nuages ;-), voici le blog de Frédéric Humbert, Partner d'Innovacom, qui parle de rugby. Frédéric est un pionnier et visionnaire de l’industrie, il a été un des deux premiers investisseurs de Kelkoo (il fait donc parti des VCs qui aime beaucoup l’Internet, et ça c’est super). Bonne lecture.

Pas facile pour certains VCs de tester des nouvelles techno…

25/03/2005 dans Capital Risque | Commentaires (13)

Je ne parle pas de tous les VCs, bien au contraire, mais d’une toute petite, vraiment petite, minorité. Ceux qui sont des filiales de grandes banques par exemple et qui, en même temps, sont logés dans les mêmes locaux que leur maison-mère. Leur problème : ils sont sur le réseau de leur maison maison-mère avec des règles totalement rigides pour ce qui concerne l’IT. C’est simple, ils ont droit de rien faire : ils ne peuvent pas activer un activeX, ils ne peuvent pas télécharger un executable, ils ne peuvent pas tester un logiciel, ils ne peuvent pas faire du streamings et j’en passe. Tiens, il paraît qu’ils bossent beaucoup de chez eux le soir….
Il y a un truc qu’ils aimeraient bien faire je crois : déménager pour aller dans des locaux indépendants…

La stratégie d’investissement d’Intel Capital : « The Digital Home »

16/03/2005 dans Capital Risque | Commentaires (9)

Intel est un des rares grands groupes techno a toujours avoir forte une stratégie venture, très forte dans leur cas. Ils ont réalisé plus de 500 investissements sur ces dernières années et ils ont une équipe de plusieurs dizaines de corporate VCs dans le monde.
J’ai rencontré hier l’équipe du siège US d’Intel Capital, l’équipe de Santa Clara en Californie, chargé de la nouvelle stratégie d’investissement dans le « Digital Home ». Leur vision (et celle de Grosoft) ; nous aurons tous un jour un écran de 50 pouces et plus dans notre living relié à divers contenus : « my photos, my family videos, my games, my movies, my documentaries etc. ».
Leur but : investir, sur tous les continents, dans des sociétés qui vont pouvoir aider le « digital home » dans leur région, c’est pour cela qu’ils étaient en France hier et aujourd’hui. Je leur ai parlé de très belles sociétés françaises positionnées dans le contenu digital (jeux, musique, documentaires…) et donc, à suivre.

P.S : je ne me suis pas gêné pour leur dire que la France était le grand pays qui avait le plus beau taux de pénétration en haut-débit dans le monde occidental. Quand j’ai ajouté que nous avions 10 megabits/s pour environ 25 euros par mois, ils étaient bluffés. Non, mais !

Tiens, dans le futur « Digital Home » pour vous, que voyez-vous comme contenu ?

Bourse : Alternext ne serait pas du tout une V2 du marché libre

12/03/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (4)

Pour mes clients, j’ai vu dernièrement pas mal de monde sur le sujet : le lancement d’Alternext sur la Bourse de Paris, prévu pour ce avril 2005.
Un élément d’information très important que j’ai retenu : Alternext, comme l’AIM de Londres, prévoit de protéger le droit de tous les actionnaires quelque soit leur catégorie d’actions (comprendre, en général, tous les petits actionnaires dont les business angels, les fonds d’amorçage et naturellement, les fondateurs.). Bonne nouvelle !
Pour respecter cette règle, le pacte d’actionnaires existant avant l’intro sur Alternext devrait alors logiquement sauter. Rien à voir avec le marché libre alors.
Que fera alors un entrepreneur (et ses actionnaires d'origine) si un VC lui propose un deal compliqué avec un pacte compliqué, alors que la bourse le courtise pour lui proposer un deal bien plus simple ?
That is the question.

Article sur la levée de Newscreens dans Capital Finance (groupe Les Echos)

06/03/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

Pour mémoire, Capital Finance est la bible du private equity en France. Voici l'article :

Risque : Le parisien Newscreens boucle son premier tour de table à 1 M

Créé en mars 2003, Newscreens vient de clore son premier tour de table. Avec 1 MEuro(s) dans sa besace, dont une moitié provient d'Entrepreneur Venture et l'autre d'investisseurs privés, cet éditeur de jeux de hasard pourra se renforcer sur le canal multimédia qu'il privilégie pour son développement : la télévision interactive. « Comme chaque individu passe en moyenne quatre heures par jour devant la télévision, ce média présente une visibilité et une crédibilité optimales », explique Philippe Fau, Président de Newscreens. La start-up parisienne a lancé la chaîne cash TV, appartenant au bouquet basique de CanalSatellite et proposant des jeux de grille et de grattage avec connexion surtaxée. Ceci nécessite cependant la maîtrise d'une technologie nettement plus coûteuse que pour Internet, par exemple. C'est pourquoi la société est partie en quête de fonds, épaulée par Aelios Finance, qui orchestre ici sa troisième levée de fonds depuis septembre dernier. Newscreens ne possède pas encore de concurrent direct en France, mais il se positionne sur un marché qui représente déjà 1 MdEuro(s) en Grande-Bretagne. Il compte également distribuer son produit en marque blanche, en nouant des partenariats avec d'autres chaînes télévisées.

Premier tour de table institutionnel et un million d’Euros levés pour Newscreens, l’éditeur de la chaîne de jeux interactifs Cash-TV

24/02/2005 dans Business Angels, Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (12)

Voivi le communiqué de presse, mon petit commentaire ensuite :

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Paris (France), le 22 février 2005

La société Newscreens vient de clôturer un premier tour de table institutionnel pour un montant d’un million d’Euros auprès d’investisseurs privés et du fonds Entrepreneur Venture.

Créée en 2003, Newscreens produit et édite des jeux de hasard accessibles par tous les canaux multimédias : télévision interactive, Audiotel, Internet, SMS, Wap, et édite la chaîne CashTV, diffusée sur CanalSatellite sur le canal 228 où elle propose différents jeux gratuits au gameplay de qualité : des loteries, des jeux de grille, des jeux de tirage, des jeux à gains instantanés.

Pour Frédéric Zablocki, associé du fonds de capital-risque Entrepreneur Venture et investisseur chef de file du tour : « Le positionnement de la société, celui du contenu numérique et interactif dans le domaine du jeu, dans un contexte où les débits explosent sur le Web, dans la téléphonie mobile et sur la télévision, a été un élément clé dans notre processus d’investissement ». Alain Beaulac également associé du fonds, ajoute « Newscreens possède un temps d’avance remarquable par rapport à d’autres acteurs dans la fabrication et la maîtrise de diffusion de son contenu à travers les différents canaux multimédias ».

En effet, la plate-forme technologique de Newscreens permet de gérer automatiquement la distribution des gains ou lots aux joueurs.

« Cette levée de capitaux nous permettra de développer encore de nouveaux jeux », précise Philippe Fau, le Président de Newscreens. Il ajoute, « De plus, nous allons maintenant pouvoir servir, en plus de la télévision interactive, les autres marchés qui nous sollicitent comme les radios, la téléphonie mobile et les sites Internet ».

Pour Pascal Mercier, associé d’Aelios Finance, qui a opéré la levée de fonds, « Newscreens se positionne sur un marché, l’interactive gambling, qui atteindra 2,5 milliards d’euros en Europe dans trois ans et où la France sera l’un des deux plus grands marchés. Il restait alors à donner à Newscreens d’avantage de moyens pour son développement ».

Newscreens bénéficie d’une position remarquable sur le marché français dont les caractéristiques devraient se rapprocher rapidement de celles du marché britannique, marché caractérisé par de nombreuses sorties boursières ou industrielles.

***

Newscreen a été un dossier "coup de coeur", beaucoup de travail pour une petite levée, mais que du bonheur. Et encore une fois vive les business angels qui ont permis à ce dossier d'exister.

Les fonds de capital-risque utilisent aussi des leveurs, pour eux

17/02/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (1)

Il y a des leveurs de fonds pour les entrepreneurs (comme moi) mais il existe aussi des leveurs de fonds pour les fonds, le terme consacré est « placement agent ».
Attention, on parle de fonds FCPR, les FCPI passent eux par les réseaux commerciaux des banques ou compagnies d’assurance par exemple.
Parmi les « placement agents », on trouve de temps en temps des divisions de grandes banques, mais les équipes les plus performantes sont le plus souvent indépendantes. La plus belle boutique de levée de fonds pour fonds est sans aucun doute Triago, qui a été fondé par un copain d’école (salut Antoine si tu passes par ici). Triago travaille pour des très beaux noms en France, mais surtout aux Etats-Unis. Une autre boutique qui a fait du bruit dernièrement est MVision qui vient d’opérer la levée de Sofinnova (385 millions d’euros quand même). Tiens, à ce sujet, Sofinnova était au GSM Congres de Cannes où ils ont loué un beau bateau :-).

Les locaux des VCs

16/02/2005 dans Capital Risque | Commentaires (8)

Mes clients sont des partons de jeunes boîtes, ou un sou est un sou. Leurs locaux sont en général très modestes, les loyers bas et bien négociés. Quand je les emmène chez les VCs (Venture Capitalists), ils voient plein des de types de locaux différents : de très modestes (il y a en a peu) à incroyables, et quand je dis incroyable, je pense à des tables de réunion grandes comme des paquebots, des écrans plats géants, du matériel de vidéo-conférence dernier cri et des plafonds de quatre mètres de haut.
Que pensent mes clients des locaux « luxes » des VCs ? Et bien pendant la première minute, ils sont presque choqués par autant de luxe puis, finalement, ils se disent que des VCs bien logés doivent bien faire leur boulot. Que pensent les VCs qui ont des locaux luxueux ? la même chose : ils se trouvent trop bien logés, mais ils savent aussi que leurs locaux peuvent montrer qu’ils font bien leur boulot.
Rien de surprenant finalement, si votre banque avait le même mobilier que votre épicier de quartier, vous ne leur confieriez peut-être pas vos économies.
Mes bureaux alors ? Pas facile quand on travaille pour des startups avec des VCs et que l’on est aussi une startup. Mes associés et moi avons dû optimiser la chose : un front-office composé de belles salles de réunions, avec des beaux tableaux (prêtés) et une vue géniale sur la Madeleine (nos clients et les VCs sont contents) ; un back-office très modestes, plusieurs associés par bureaux et Ikea à mort.
On aime trop nos clients, on est comme ça chez nous !

Des fonds de capital-risque sont en train de changer de stratégie d’investissement, pour se concentrer sur l’Internet

11/02/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (6)

Encore un signe : alors qu’il y a un an seulement la majorité des fonds voulaient surtout des dossiers software (ou des dossiers ultra-technos) et ne voulaient pas vraiment entendre parler d’Internet, certains commencent à m’appeler pour me parler de leur nouvelle stratégie : Internet…

Pourquoi ce changement ? Une réponse est dans la difficulté de créer une belle société software européenne ou mondiale à partir de la France (pas assez d’élus malgré de très beaux succès, dont certain à venir, j’ai des sources ;-). Autre réponse : quand on a dit non il y a un ou deux ans à des sociétés comme Meetic, PriceMinister, Kelkoo, Meilleurtaux ou Boonty, on commence à le regretter…
Attention : je parle de quelques fonds car une partie significative des VCs français ont toujours cru au secteur et pas mal ont décidé d’investir à nouveau dans le secteur depuis quelques mois.

Personnellement j’ai fait l’erreur de ne plus sélectionner de dossier Internet en 2001 et 2002, je l’avoue. Mais quand j’ai décidé de revenir sur le secteur en 2003, il y a une éternité donc, pas mal de gens pensaient que j’allais dans le mur. Mais depuis, que du bonheur, d’abord celui d’avoir anticipé la tendance, et de beaux deals, comme Boonty.

Pourquoi cette note ? Aussi car même des fonds historiques, dont des américains basés en France ou en Angleterre me font passer le message : « Internet » alors que leur expression favorite était avant surtout « enterprise software ».

Attention : je regarde toujours de près les dossiers softs, je suis sur le point d’en sélectionné un d’ailleurs (et un de mes associés aussi). Attention bis : les dossiers Internet que l’on aime ne sont pas, par exemple, des dossiers « me too », des copies de succès existants en Europe, mais des dossiers ambitieux, on la société s’attaque à un secteur vierge ou atomisé.
Il y a plein de choses à faire, je m’attends à de belles années 2005-2010 pour l’Internet français.

Compte-rendu du petit dèj avec le Ministre délégué à la Recherche, François d’Aubert

09/02/2005 dans Capital Risque | Commentaires (5)

D’abord, il est sympa Monsieur le Ministre, souriant, disponible, passionné. Bavard aussi (pardonnez-moi si vous passez par ici Monsieur le Ministre, mais c’est vrai :-).
Comme convenu, nous étions une dizaine : des DG de grosses boîtes (Pierre Fabre, SFR…), de petites boîtes qui deviendront grosses (devinez qui étaient là ? Boonty et EDS bien sur ;-), des fondations, des conseils comme moi… Les organisateurs du petit-déjeuner étaient le magazine l’Hémicycle et Mazard. J’ai un début de grippe alors je résume en quelques mots :

- François d’Aubert aime les startups (cela s’est vu, mais je ne peux pas dire comment).
- Il connaît très bien les problématiques du capital risque, il a évoqué des projets pour les FCPI.
- J’ai pu évoquer le déficit de business angels en France, il est parfaitement conscient d’où vient, principalement, le problème…

C’est tout et je ne peux rentrer dans les détails car le magazine l’Hémicycle fera un bel article sur le sujet (et je ne veux pas leur faire concurrence:-).

Dans le cas où vous auriez des questions pour lui, je petit-déjeune avec le Ministre Délégué à la Recherche demain

08/02/2005 dans Business Angels, Capital Risque | Commentaires (20)

Le thème du petit-déjeuner : « RECHERCHE ET INNOVATION : COMMENT DYNAMISER ET DIVERSIFIER LES SOURCES DE FINANCEMENT ». Nous serons une petite dizaine de participants au petit-déj donc j’aurai la chance d’avoir un peu de temps de parole. Parmi les 50 sujets sur lesquels je souhaiterais pouvoir échanger avec le Ministre François d'Aubert, je crois que je vais me concentrer essentiellement les business angels (nous manquons cruellement de business angels en France). Si vous pensez cependant que d’autres sujets sont importants, me le faire savoir : si j'ai du temps, je pourrai peut-être les aborder aussi.

Retour des IPO : J’espère que la France n’aura qu’un an de retard

07/02/2005 dans Capital Risque | Commentaires (4)

Un article du Red Herring (je suis un abonné heureux) disait la semaine dernière que 2004 a été l’année du retour des introductions en bourse aux USA (il n’y a pas eu que Google, il y a eu des dizaines d’IPO). En France, d’après mes sources, les (trop rares) sociétés introduites en bourse ont montré en moyenne une hausse de cours de 25% quand le CAC faisait 6%.
Mais qu’attendons-nous alors ?
Peut-être la remise à niveau des règles des marchés avec la création d’Eurolist et surtout d’Alternext pour les sociétés innovantes. En tout cas, quelques rumeurs le laissent penser ;-).
Le retour des introductions en bourse en 2005 en France, auquel je crois, serait une autre bonne nouvelle pour les entrepreneurs et les investisseurs en capital-risque car elle signifierait pourvoir faire de belles sorties.
Des rumeurs de votre côté ?

Capital-risque : aux Etats-Unis, même la CIA a son fonds

31/01/2005 dans Capital Risque | Commentaires (2)

Le fonds s’appelle In-Q-Tel, il existe depuis plus de trois ans je crois (Le Monde avait fait article sur le sujet, je m’en souviens). Vous pouvez voir sur leur site que In-Q-Tel annonce clairement la couleur : ils sont le fonds de la CIA, ils sont intéressés par toute technologie qui peut aider la sécurité nationale et ils offrent aux entrepreneurs un accès aux agences gouvernementales consommatrices de technologie.
Etes-vous choqués par l’existence d’un fonds de CIA ? Pas moi, je suis un ancien New-yorkais et le 11 septembre 2001 reste une grande blessure. En France, nous sommes plus discrets, mais nous faisons la même chose. Parmi les LPs (ceux qui financent les fonds), il y a beaucoup de sociétés du secteur de la défense. Au fait, chez Aelios Finance, nous étudions avec plaisir des dossiers qui ont un rapport avec l’industrie aéronautique.

Gaming : un site de Poker en bourse !

29/01/2005 dans Capital Risque, Games | Commentaires (9)

Internet 2.0, suite.
Un site de poker, oui, de poker, va normalement être introduit sur la bourse de Londres. Le site est PartyPoker.com, il rassemble plusieurs millions de joueurs. Plus d’info ici. En France, les jeux d’argent sont un monopole d’Etat mais plus pour longtemps (le monopole de, par exemple, la Française des Jeux, saute en 2008). Je suis preneur de dossiers qui s’attaquent à ce monopole qui représente des milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Investissements VCs aux USA : retour en force du modèle Internet média

18/01/2005 dans Capital Risque | Commentaires (9)

La publicité sur Internet est à nouveau jugée comme un bon business model par les investisseurs américains. Youpi ! On va vraiment pouvoir parler à nouveau de B2C, de sites de communautés, de win-win ! Dans cet article, vous pouvez voir que des startups du secteur ont levé jusqu’à 75 millions de dollars sur ce modèle. Pour ma part, je suis preneur de dossiers basés sur des revenus publicitaires (portails, moteurs de recherches verticaux, technologies facilitant les liens sponsorisés ou l’apport de leads…). Vive la révolution Internet ! Vive les internautes ! Vive les Madames Michu surfeuses !

Ou sont les femmes ?

12/01/2005 dans Capital Risque, Entreprendre | Commentaires (18)

Constat : le secteur du capital-risque et des entrepreneurs IT est une industrie composée à plus de 90% d’hommes (et c’est aussi le cas, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis). Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, mais s’il y a des causes, il y a peut-être des solutions. Vos idées sont les bienvenues pour féminiser un peu notre monde de brutes…:-)
(P.S. : je sais, nous sommes 6 associés chez Aelios Finance et que des mecs…).

2005 : Un millésime exceptionnel pour le capital-risque français ? (suite)

11/01/2005 dans Capital Risque | Commentaires (6)

Suite de cette récente note. Extrait d’une dépêche Reuters :

BMC Software rachète l'éditeur français de logiciels Calendra

PARIS (Reuters) - BMC Software est sur le point de racheter Calendra, éditeur français de logiciels de gestion d'annuaires au standard internet, pour environ 33 millions de dollars en numéraire, annonce 3i.

Le fonds d'investissement, qui est le premier actionnaire, précise que Calendra, fondé en 1997, compte plus de 250 clients et quelque huit millions d'utilisateurs dans le monde.

L'éditeur français a développé une suite logicielle qui permet de gérer tous les annuaires d'une entreprise quelles que soient leurs origines et leurs formats.

"C'est un marché qui se développe très bien et qui est en phase de consolidation", a dit à Reuters Jean-David Chamboredon, directeur associé chez 3i, en précisant que HP et Computer Associates avaient fait des acquisitions dans ce domaine."

BMC comme acheteur, ça commence pas mal non ? RDV à la prochaine sortie.
Entrepreneurs : c’est le moment de lever des... (des quoi déjà ?).

Lever des fonds pendant la bulle de 1998-2000

04/01/2005 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

Mon associé Alain Lostis, qui est aussi un entrepreneur, raconte ici comment il a levé €6M en quelques semaines auprès du Internet Capital Group (un fonds américain star du B2B à l'époque).
Même si le business revient fort, on ne verra (j’espère) plus jamais des levées de ce type.
Alain, raconte-nous la suite, raconte-nous comment tu as racheté ses parts à ICG etc.

2005 : Un millésime exceptionnel pour le capital-risque français ?

01/01/2005 dans Capital Risque | Commentaires (11)

Je lance le pari suivant : 2005 sera la plus belle année du capital-risque français depuis que cette industrie existe dans notre pays. Indicateur : le nombre de sorties soit les cessions industrielles, fusions et introductions en bourse (et non pas le nombre de levées de fonds qui est un indicateur intéressant, mais qui ne veut finalement pas dire grand chose du point de vue santé du secteur).
Rendez-vous à la fin de l’année. Encore une fois, all the best pour 2005.

Le retour du « win-win » !

28/12/2004 dans Capital Risque | Commentaires (11)

On peut voir des signes de reprise dans le vocabulaire utilisé dans les business plans. Courant 2004, il y a eu le retour discret des « BtoC » et « BtoB » alors que ces termes étaient devenus presque tabous depuis 2001 (ou alors ils voulaient dire back to consulting ou back to banking ou aussi, assez rigolo, back to cravate !).
Aujourd’hui j’étudie un business plan (en anglais) dans lequel il y a, en caractères gras en plus, l’expression « Win-Win ». Cool, d’autant plus que le terme est finalement parfait dans le cas exposé.
Je pense que j’aurai bientôt droit à un business plan dans lequel on parlera de win-win value proposition B2B2C

Capital risque : l'indicateur Benchmark Group/Journal du Net est en ligne

22/12/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (0)

C’est ici. Merci à l’équipe du Journal du Net pour leur magnifique travail (et quelle dextérité ! Nous avons déjà les chiffres 2004). Tiens, on y parle de Boonty et Cinesnap…

La Biotech a-t-elle le vent en poupe?

21/12/2004 dans Capital Risque | Commentaires (1)

Non, non, je ne dirai rien, ce n’est vraiment pas mon domaine. Si vous vous voulez en savoir plus, c’est ici.
Au fait, je présente bientôt un autre blog sur la biotech - medtech.

Quinenveut de nos start-up Françaises, quinenveut ?

21/12/2004 dans Capital Risque | Commentaires (6)

Réponse : les bébés de Sequoia Capital.

Par hasard, je parlais hier d’un tout autre sujet, mais qui faisait référence à une interview d’un des VCs de Sequoia Capital. Sequoia est à l’origine de Yahoo!, d’Electronic Arts (et de plein d’autres stars comme Cisco ou Google).
- Il y a 6 mois, bébé Yahoo! achète Kelkoo.
- Aujourd’hui bébé Electronic Arts achète 20% du capital d’Ubisoft (et on entrevoit la suite).
Alors voilà : si j’étais un VC français, je me demande si je financerais pas en priorité des start-up nationals qui rentrent des les métiers des start-up financées par Sequoia Capital. Tiens, je vois bien un et même deux dossiers qui correspondent à ça, je vais regarder de très près.

Des LPs américains appellent des patrons de start-up françaises pour avoir des références sur des fonds de capital-risque français

13/12/2004 dans Capital Risque | Commentaires (7)

Quelques grands FCPR sont en levée de fonds en ce moment et cherchent à faire rentrer des Limited Partners américains. D’après mes infos, ça ce passe plutôt bien pour certains fonds (un des grands de la place va bientôt annoncer un beau closing, entre 350 et 400 millions d’euros).
Ce qui est nouveau, je crois, est que certains fonds de fonds américains appellent les patrons des sociétés dans lesquelles des fonds français ont investi pour leur demander leurs avis sur leurs VCs. Pas mal, non ? Je trouve ça plutôt sain : les VCs font des diligences sur les entrepreneurs et les fonds de fonds (les LPs) font des diligences sur les VCs, la boucle est bouclée.
Au fait, un de mes bons copains, patron de boîte, fait partie de ceux qui se sont fait appeler par des américains pour parler d’un fonds en vue sur la place, et bien il a dit que du bien car il le pensait…Ouf !

Critiquer les VCs ne fait pas avancer le schmilblick

07/12/2004 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (11)

À chaque fois ou presque, lorsque je vais à une conférence (française) sur le capital-risque (français), j’ai le droit à une tribune d’entrepreneurs (français) qui dit du mal des VCs (français) : "Ils sont frileux, ils sont lents à décider, ils ne choisissent pas les bons les dossiers et patati et patata… " Ok, il a eu des bons et des moins bons VCs, comme pour les avocats ou les leveurs de fonds d’ailleurs. Ok quelques-uns n’ont pas fait les meilleurs investissements et beaucoup ont été trop lents dans les processus de levée. Ok il y a eu des conseils d’administration où c’était du n’importe quoi, je dis ok mais quand je me mets à la place des VCs, je me dis ras le bol de ce discours ! D’autant plus que plein de VCs français ont fait de très beaux investissements et ont vraiment apporté de la valeur aux entreprises qu’ils soutenaient ou soutiennent.
Il faut savoir aussi que l’industrie du VCs est plutôt jeune en France. La moyenne d’age des fonds VCs français doit être de sept ou huit ans. Le nombre d’années moyennes d’expérience d’un VCs français doit être de moins de cinq ans. Basé sur ces données, je me dis alors qu’ils sont plutôt très bons (par rapport aux VCs américains des années 80 par exemple). La période est à nouveau très bonne pour les entrepreneurs et les VCs français deviennent vraiment pros, je le vois tous les jours, alors si vous comptez entreprendre, profitez-en, c’est le moment.
Non, mais, il faut parler du beau temps aussi !

Nouvelle levée de fonds de 1,5 million d’euros pour CinéSnap, Aelios Finance conseil de la société !

21/11/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (43)

Encore un deal pour Aelios Finance. Voici le communiqué officiel :

Aux termes d’un second tour de financement, Cap Innova Net et Cap Innova France portent à 2,5 millions d’euros leur investissement dans le leader de la location de DVD par Internet.

Paris, le 18 novembre 2004 - Aux termes d’un second tour de table mené auprès de ses capitaux-risqueurs, CinéSnap annonce aujourd’hui avoir levé 1,5 million d’euros pour assurer le financement d’une stratégie de développement offensif dans le secteur de la location de DVD par Internet. Cette nouvelle levée de fonds, coordonnée par Aélios Finance, porte à 2,5 millions d’euros le montant total du financement réalisée auprès des fonds Cap Innova Net et Cap Innova France.

Commentant cette annonce, Jean-Marc Merazian, co-fondateur et directeur général de CinéSnap, explique : «Nous avons trouvé auprès de nos investisseurs un véritable engagement pour satisfaire le développement de nos affaires et l’atteinte de nos objectifs. Nous sommes très fiers de les voir une nouvelle fois nous renouveler leur soutien dans notre développement. Au cours des derniers mois, nous avons du faire face à une accélération de notre croissance avec une captation moyenne de 2.000 nouveaux clients par mois. De fait, CinéSnap est entré dans une phase industrielle, au cours de laquelle nous allons intensifier nos investissements tant humains que logistiques et commerciaux».

CinéSnap entend ainsi dépasser un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros à fin 2005 et atteindre l’équilibre financier. Les fonds levés seront prioritairement utilisés pour le renforcement des ressources humaines (marketing et logistique), l’exploration de nouveaux process industriels pour de nouvelles économies d’échelle, et l’enrichissement de l’offre (catalogue de DVD et nouveaux services liés à l’Internet mobile, la VOD et l’exploration de nouveaux canaux de distribution).

Pour Hervé Delabie, directeur général de Cap Finance International, responsable des fonds Cap Innova France et Cap Innova Net, «notre confiance dans la société, dans son équipe de direction, ainsi que dans sa maîtrise à gérer une phase de croissance importante a été renforcée par les résultats obtenus ces derniers mois. Nous sommes très confiants quant aux perspectives de CinéSnap et ce nouveau financement traduit notre conviction qu’il s’agit d’une société de grande valeur».

De son côté, Eric Félix-Faure, directeur associé d’Aélios Finance, déclare : «CinéSnap est aujourd’hui le leader français du marché de la location de DVD par Internet. La qualité d’exécution de l’équipe, la pertinence de l’offre et la validité du modèle économique ont été démontrées. Cette nouvelle étape de financement va permettre de soutenir sa très forte croissance».

Plus d'info demain normalement et surtout je vais essayer d'expliquer clairement tous les avantages du modèle de CinéSnap, le "modèle Netflix" (Netflix est la société américaine qui a inventé la location de DVD sans pénalité de retard).

Message aux LP’s : il faut aussi financer des premiers fonds

07/11/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (13)

Rappel : un LP, ou Limited Partner, gère un fonds de fonds. Il est celui qui investit dans un fonds de capital-risque. Je parlais de LP’s aussi dans cette note.
Premier fonds ? Et bien quand on crée une société de capital-risque, qui est une société de gestion, il faut ensuite lever un fonds. Ce travail a été fait il y a fort longtemps par les acteurs historiques du métier en France ; les Sofinnova, Auriga, Banexi, Galileo, Atlas, Innovacom, Partech etc… C’était lors du siècle dernier. Ces acteurs, forts de leurs bons résultats, en sont maintenant au fonds deux, trois, quatre ou même cinq et six. Ils lèvent un nouveau fonds en moyenne tous les trois ans.
Mais voilà : pour une nouvelle société de gestion, il n’y a pas d’issue aujourd’hui. Il est impossible (ou presque) de lever un fonds. Pourquoi ? Et bien parce qu’elle est nouvelle justement et qu’elle n’a pas d’historique et le critère de sélection des LP’s est la performance passée : pas de passé, pas de performance à étudier, pas de deal, point à la ligne. C’est aussi simple que cela. Avec ce système, les sociétés de gestion non-performantes ne pourront plus lever et disparaîtront, ce qui est normal, mais il n’y aura pas de relève, ce qui est une aberration non ?
Bon, je sais, il y a les FCPI (ici, pas de LP’s ; les souscripteurs sont des privés comme vous et moi à la recherche de bons placements doublés d’un avantage fiscal), mais le succès des FCPI est donc basé (aussi) sur un avantage fiscal donc sur une décision politique. Et avec les politiques…
Ma proposition aux LP’s : Allouez 10% de vos investissements Venture aux premiers fonds, 10% seulement. Ces 10% permettraient de voir de nouvelles sociétés de gestion naîtrent et, c’est certain, il y aura des perles parmi elles. J’espère me faire entendre car, comme des dizaines de milliers de français, j’aime l’écosysteme du capital-risque, je crois en sa mission économique, et même plus, et je souhaite qu’il soit encore plus fort demain.

TxCell lève 10,5 M Euro(s). Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître !

26/10/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (4)

Ce n'est pas moi qui dit cela au sujet de cette levée de fonds menée par Alain Lostis, un des mes associés (j'en ai déjà parlé), c'est Capital Finance, Groupe Les Echos.( Disclaimer : la mission TxCell a été menée par Alain Lostis, co-fondateur d'Aelios Finance, pour le compte de Chausson Finance - mandat de levée de fonds antérieur à la création d’Aelios Finance). Extrait de l'article :

"Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Dans le cadre de son premier tour, la biotech niçoise TxCell vient de recueillir 10,5 MEuro(s) auprès d'Auriga Partners, d'Axa PE, de BioAm, de CDC Entreprises Innovation et de Spef Venture. Ils rejoignent ainsi au capital les fondateurs, les dirigeants ainsi qu'Inserm-Transfert. Les fonds levés serviront à financer des essais cliniques en phase I et II-A. Créée en 2001 par Hervé Groux et Françoise Cottrez, cette biotech est spécialisée dans l'immunothérapie anti-inflammatoire..."

Coup de maître ! A quand le prochain Alain ?

Appel aux business angels ou à ceux qui souhaitent le devenir

21/10/2004 dans Business Angels, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (21)

J'explique pourquoi je lance ce message : mes associés et moi rencontrons plein d’entrepreneurs à la recherche de financement d’amorçage pour de très beaux projets. Très beaux projets, je le répète, et c’est pour cela que nous prenons un temps fou à les recevoir et à étudier ce qui doit être fait pour que ces histoires se lancent.
Les dossiers dont je parle reherchent des petits investissements, quelques centaines de milliers d’euros max soit trop peu pour la grande majorité des fonds d’investissement institutionnels. En même temps, notre base de business angels est large mais pas assez large pour industrialiser des processus de recherche de capitaux et de syndication des tours de table. Nous trouvons que c’est vraiment dommage et nous ne pouvons alors pas sélectionner plus de trois ou quatre projets de ce type par ans.

Si vous êtes un business angels et que vous passez par ce blog, ou si vous souhaitez devenir business angels, contactez-nous chez Aelios Finance au 01 43 12 32 12 ou par mail : contatc[at]aeliosfinance.com Pour reprendre l’expression de Julien, VSBA are welcome (very small business angels) car le but est de syndiquer les tour de tables (syndiquer siginifie faire rentrer plusieurs investisseurs dans un tour de table).
Pour ceux qui n’ont jamais été business angels, je rappelle une règle de base : il faut investir sur au moins six dossiers pour répartir le risque. Autre chose à savoir : les entrepreneurs apprécient énormément les business angels car ils apportent expériences et réseaux.

La presse venture & innovation est de retour aux Etats-Unis

20/10/2004 dans Capital Risque, Weblogs | Commentaires (14)

Encore un signe de reprise alors que les dernières années ont été marquées par les faillites de Fast Company et du Red Herring (et de Tornado Insider en Europe). Après le retour de Fast Company que l’on trouve à nouveau en kiosque, c’est au tour du Red Herring de renaître à l’initiative d’Alex Vieux, le français le plus connecté de la Sillicon Valley et organisateur de ETRE (voir plus bas). Je me suis procuré le numéro zéro du Red Herring et je me suis abonné.
À côté de cela, l’ancien fondateur du Red Herring, Tony Perkins, qui a créé le AlwaysOn Network lance un magazine papier qu’il définit comme une sorte de blogozine. À ce sujet, on peut bloguer sur les sites des trois magazines, c’est même un principe qui fait la force de ces médias : voir sur AlwaysOn, ou sur le site du Red Herring et celui de Fast Company.
Cela me rappelle que je j’ai écrit cette note il y a quelques jours et pour info, ça avance tout doucement.

Premier tour record pour une société biotechnologique : TxCell lève 10,5 M Euros. Et bravo Alain !

15/10/2004 dans Capital Risque, Levée de fonds | Commentaires (13)

C’est aujourd’hui officiel.

Je dis bravo Alain car la personne qui a monté cette magnifique opération de levée de fonds (pour le compte de Chausson Finance, le mandat a été signé il y a quelques mois donc avant la création d’Aelios Finance) est Alain Lostis, un de mes associés. Alain Lostis est un des co-fondateur d’Aelios Finance et sa spécialité, vous l’avez compris, c’est la santé-biotech (deux associés sur six sont spécialisés en santé et biotech chez nous).
Je ne vais pas trop parler de ce que fait TxCell car je n’y comprends pas grand-chose mais le sujet est beau : la technologie TxCell apporte des réels espoirs de rétablissement pour des maladies (pour ne pas dire des saloperies) comme la sclérose en plaque ou la maladie de Crohn.
Le tour que vient de conclure Alain est exceptionnel : c’est le plus gros premier tour en biotech depuis des années je crois et, j’ai le droit de le dire, le tour a été sur-souscrit. Que du bonheur !
Entrepreneurs biotech, si vous cherchez un leveur de fonds, et bien nous sommes à votre disposition.

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