Crise, trouille, levées
La crise financière, kolossale crise, est d’une violence inouïe. Comme d’habitude - je me souviens de fin 1992-1993 et fin 2000-2001 - la bourse envoie des messages trop forts dans tous les sens. On passe d’une forte baisse à la plus folle séance de hausse depuis des années puis à la plus forte séance de baisse depuis pleins d’années. Propagation et trouille dans tous les secteurs ou presque suivront. Une crise, ça dure deux ans, pas moins. Comme celle de 92, comme après 2000. On en a pour deux à trois ans.
PS : dans le private equity, pas de folles séances. On ne peut pas faire un truc un lundi et le contraire le mardi dans le private. C’est comme çà. Tiens, je vois bien de plus en plus de sociétés aller vers le private equity dans l’avenir…
Crise à attendre dans la levée de fonds ? Un peu, beaucoup, pas du tout ? Ce sera surement presque beaucoup en comptant tout le périmètre (si je vous dis que pas mal d’angels, dont ceux du milieu de la finance de marché, seront aux abonnés absents, vous allez me croire ?) mais au final je ne vois pas – dans le périmètre des professionnels du venture soit notre marché chez Aelios – une très forte baisse.
Pourquoi ? Car un VC investit au jour J pour espérer faire une sortie dans plusieurs années, dans 3 à 5 ans. Et dans 3-5 ans, on en sera ou ? Et bien on peut se dire qu’on sera largement sorti de la crise. On peut même se dire que, si ça se passe comme après 93 et 2001, dès 2012 ce sera l’euphorie. Je suis prêt pour faire cette fête, en attendant on va lever et lever et lever…
Et lever :-)
septembre 29, 2008 dans Aelios Finance, Business Angels, Capital Risque, Leveur de fonds, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (0) | TrackBack
Si vous connaissez des gens qui payent l’ISF, faites leur passer ce message
Le message est « devenez business angel et vous paierez beaucoup moins d’impôts ». En effet, la loi TEPA dit que 75% des investissements faits dans une startup peuvent être déduit de l’ISF. Pour plus de détails, lire cet article du Journal du Net.
Cette loi est vraiment bien car il est possible de voir le nombre de business angels être multiplié par 5 si le message passe bien. De notre côté chez Aelios, nous allons sélectionner un dossier « business angel » prochainement, c’est à dire un dossier correspondant à une petite levée de fonds, on a déjà des idées.
novembre 22, 2007 dans Business Angels | Lien Permanent | Commentaires (4) | TrackBack
Levées de fonds VCs : les bons dossiers ont souvent déjà des business angels à bord
C’est le constat que je fais. Quand un entrepreneur m’appelle et me dit qu’il a fait monter des business angels à bord de son entreprise, j’ai encore plus envie de regarder de près. Les business angels font très bien leur second métier. Vive les business angels.
Levée de fonds - capital risque.
février 4, 2006 dans Business Angels, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (8) | TrackBack
Levée de fonds : l’amorçage reste un problème en France
Quand je parle d’amorçage, je ne parle pas de sociétés qui n’ont pour actif qu’un business plan, je parle aussi de sociétés qui ont un vrai beau produit et qui commencent à vendre, mais dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas quelques dizaines ou petites centaines de milliers d’euros. Ces sociétés ne sont pas gâtées en France…
Les business angels sont inexistants, ou presque.
Un business angel possède en général une fortune supérieure à 10M€ et, en France, dès qu’une fortune dépasse les 10M€, il est conseillé d’aller se réfugier en Suisse, en Belgique, en Grande-Bretagne ou ailleurs. La France est le seul pays où l’on peut payer plus d’impôts que de revenus… Débile. Au lieu d’avoir trente mille business angels, nous en avons deux mille… Ça m’énerve !
À ce sujet : il paraîtrait qu’une partie de la famille Mitterrand serait en Belgique…
Les FCPI, dont la mission étaient à l’origine de financer les très jeunes pousses, ne le font pas (ou très rarement). Je ne leur jette pas la pierre, au contraire, je les comprends. Du fait de leurs contraintes (dont la durée de vie d’un fonds FCPI), ils ne peuvent pas sereinement investir dans une société dont le but est de faire une sortie longue (plus de 5 ans). Je pense alors que l’on peut dire que 90% des sociétés financées par des FCPI font plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires lors de leur tour de table. On est très très loin de l’amorçage…
Les FCPR, souvent des fonds historiques, font quelquefois de l’amorçage mais pas assez car ils ne sont pas assez nombreux. Il faut faire encore plus.
Je suis leveur de fonds et je veux continuer à faire de l’amorçage. Lorsque je sélectionne un dossier d’amorçage, je sais que je vais travailler comme un fou pendant presque un an et ne presque rien gagner au final car c’est dur, c’est long, pour une toute petite commission de succès qui ne couvre pas les frais. En fait, je deviens alors là une sorte de business angel...
Je continu cependant à faire de l’amorçage car j’y crois (mon dernier dossier était Newscreens), aussi, je suis fier de dire qu’Aelios Finance est probablement le seul leveur de fonds en France qui aime l’amorçage et qui l’aimera toujours.
Voilà, je voulais le dire même si cela ne fait pas avancer le schmilblick.
Aux business angels : J’espère que l’on va vous permettre de revenir en France un jour !
Aux FCPI : j’espère que l’on vous donnera les libertés de faire de l’amorçage !
Aux FCPR : vous n’avez aucune concurrence sur l’amorçage, profitez-en !
septembre 27, 2005 dans Business Angels, Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (16) | TrackBack
Longue vie à Vodeo.tv !
Dans la famille du contenu numérique, nous avions déjà la musique (iTunes, Virgin, Fnac, AllMusicBox…), le jeu (Boonty), le cinema (MovieSysytem et bientôt Glowria) et aujourd’hui on peut enfin télécharger des documentaires en France grâce à Vodeo.tv.
Bravo à Frédéric Pie, le fondateur de Vodeo et bravo à toute son équipe. Bravo aux business angels qui ont permis à Vodeo d’exister et je dis d’avance bravo aux VCs qui prendront la suite (non, Vodeo n’est pas un client, mais j’aime Vodeo, voilà).
Et bravo pour le cocktail d’hier ;-).
Tiens, je vais à Athènes pour la première fois dans quelques semaines alors je vais regarder ce documentaire. Pratique non ?
septembre 16, 2005 dans Business Angels, Entreprendre | Lien Permanent | Commentaires (7) | TrackBack
Premier tour de table institutionnel et un million d’Euros levés pour Newscreens, l’éditeur de la chaîne de jeux interactifs Cash-TV
Voivi le communiqué de presse, mon petit commentaire ensuite :
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Paris (France), le 22 février 2005
La société Newscreens vient de clôturer un premier tour de table institutionnel pour un montant d’un million d’Euros auprès d’investisseurs privés et du fonds Entrepreneur Venture.
Créée en 2003, Newscreens produit et édite des jeux de hasard accessibles par tous les canaux multimédias : télévision interactive, Audiotel, Internet, SMS, Wap, et édite la chaîne CashTV, diffusée sur CanalSatellite sur le canal 228 où elle propose différents jeux gratuits au gameplay de qualité : des loteries, des jeux de grille, des jeux de tirage, des jeux à gains instantanés.
Pour Frédéric Zablocki, associé du fonds de capital-risque Entrepreneur Venture et investisseur chef de file du tour : « Le positionnement de la société, celui du contenu numérique et interactif dans le domaine du jeu, dans un contexte où les débits explosent sur le Web, dans la téléphonie mobile et sur la télévision, a été un élément clé dans notre processus d’investissement ». Alain Beaulac également associé du fonds, ajoute « Newscreens possède un temps d’avance remarquable par rapport à d’autres acteurs dans la fabrication et la maîtrise de diffusion de son contenu à travers les différents canaux multimédias ».
En effet, la plate-forme technologique de Newscreens permet de gérer automatiquement la distribution des gains ou lots aux joueurs.
« Cette levée de capitaux nous permettra de développer encore de nouveaux jeux », précise Philippe Fau, le Président de Newscreens. Il ajoute, « De plus, nous allons maintenant pouvoir servir, en plus de la télévision interactive, les autres marchés qui nous sollicitent comme les radios, la téléphonie mobile et les sites Internet ».
Pour Pascal Mercier, associé d’Aelios Finance, qui a opéré la levée de fonds, « Newscreens se positionne sur un marché, l’interactive gambling, qui atteindra 2,5 milliards d’euros en Europe dans trois ans et où la France sera l’un des deux plus grands marchés. Il restait alors à donner à Newscreens d’avantage de moyens pour son développement ».
Newscreens bénéficie d’une position remarquable sur le marché français dont les caractéristiques devraient se rapprocher rapidement de celles du marché britannique, marché caractérisé par de nombreuses sorties boursières ou industrielles.
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Newscreen a été un dossier "coup de coeur", beaucoup de travail pour une petite levée, mais que du bonheur. Et encore une fois vive les business angels qui ont permis à ce dossier d'exister.
février 24, 2005 dans Aelios Finance, Business Angels, Capital Risque, Levée de fonds | Lien Permanent | Commentaires (12) | TrackBack
Dans le cas où vous auriez des questions pour lui, je petit-déjeune avec le Ministre Délégué à la Recherche demain
Le thème du petit-déjeuner : « RECHERCHE ET INNOVATION : COMMENT DYNAMISER ET DIVERSIFIER LES SOURCES DE FINANCEMENT ». Nous serons une petite dizaine de participants au petit-déj donc j’aurai la chance d’avoir un peu de temps de parole. Parmi les 50 sujets sur lesquels je souhaiterais pouvoir échanger avec le Ministre François d'Aubert, je crois que je vais me concentrer essentiellement les business angels (nous manquons cruellement de business angels en France). Si vous pensez cependant que d’autres sujets sont importants, me le faire savoir : si j'ai du temps, je pourrai peut-être les aborder aussi.
février 8, 2005 dans Business Angels, Capital Risque | Lien Permanent | Commentaires (20) | TrackBack
Levée de fonds - J’ai un nouveau concurrent : la BBC !
Merci à RK pour le tuyau.
Le vénérable BBC, organisme d’Etat, a lancé une émission-concours dont le concept est de mettre en relations des entrepreneurs avec des business angels avec un format à la StarAc.
L’émission s’appelle DRAGON’S DEN. Le site Web de l’émission est ici.
Qui souhaiterait ce type d’émission sur le service public français ? Moi, cela pourrait lancer des vocations.
janvier 25, 2005 dans Business Angels | Lien Permanent | Commentaires (14) | TrackBack
UK
Je suis à Londres demain lundi. Petit rappel : il y a 50 000 business angels en Angleterre, il y en a 10 fois moins en France...
janvier 23, 2005 dans Business Angels | Lien Permanent | Commentaires (13) | TrackBack
Pour l'entreprenariat, l’ISF est décidément une vaste bêtise
L’ISF a été mis en place par nos politiciens de gauche, par idéologie, mais c’est la droite qui a renforcé ses effets alors que personne n’avait rien demandé (si, c’est Juppé qui a fait coup). L’ISF est, je crois, le seul impôt au monde qui demande à quelqu’un de payer un impôt sur des sommes qui ont déjà été assujetties à l’impôt… Mais, bref, ce n’est pas cela que je dire. Ce que je veux dire est que cet impôt à des répercutions indirectes catastrophiques pour les entrepreneurs.
En recoupant les quelques articles que j’ai lus sur le sujet sur les derniers mois (et, indispensable, voir le blog de Philippe Laferriere), on peut estimer que près de vingt milles personnes fortunées ont fait le choix de quitter la France à cause de l’ISF. Le premier résultat, mais ça tout le monde le sait, est que cet impôt fait perdre de l’argent au budget de la France (ce n’est pas génial ça, un impôt qui vide les caisses de l’Etat ? Il faut le faire non ?). L’autre résultat est que cet impôt est une machine à faire fuir hors de France des milliers de business angels.
En France, on estime que le nombre de business angels est de 5 000 personnes seulement (contre 50 000 en Grande Bretagne) et je fais partie de ceux qui pensent que si l’ISF n’existait pas, ce chiffre doublerait avec ceux qui reviendraient en France et même triplerait avec ceux qui, résidants en France, pourraient investir dans des start-up plutôt que de faire des chèques qui ne rapportent rien au fisc.
15 000 business angels : voilà le but que l’on peut se donner. Ils permettraient de mettre en selle chaque année des centaines d’entreprises prometteuses et permettraient aux fonds de capital-risque ou développement de prendre le relais dans de bonnes conditions.
Au fait, quand on parle en tête à tête du sujet à des politiciens de droite comme de gauche (si, si, même chez ces derniers), ils sont d’accords pour dire que l’ISF n’est pas un truc très malin. Mais devant les micros, à part Sarkozy et quelques rares autres, c’est langue de bois ou idéologie à deux euro-balles. Quel gâchis.
octobre 24, 2004 dans Business Angels | Lien Permanent | Commentaires (14) | TrackBack

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