Logiciels en mode ASP : c’est le moment
29/05/2006 dans Entreprendre | Commentaires (10)
Attention, quand je dis logiciels en mode ASP (ou « on demand »), je veux dire des vrais logiciels ASP, pas des trucs qui étaient dans des boites que l’on a bidouillé pour que ça marche en ASP.
Pourquoi est-ce le moment ? Car les sociétés sont massivement équipées en ADSL. Mais encore ? Car le succès de Salesforce.com est immense (du CRM) et je suis de près aussi le succès de NetSuite (du PGI) qui va s’introduire sur le Nasdaq.
Les années 1985-1995 ont été les années où les entreprises se sont équipées en PC, une rupture, et il fallait vendre des boîtes. 2005-2015 seront sûrement les années de l’ASP pour les logiciels d’entreprises.

Ca me fait chaud au coeur, ce post :-)
Je suis tout a fait d'accord avec toi la dessus, l'avenir est à l'ASP, y compris pour la suite Office (ou la suite google, ou...).
Rédigé par : Fabrice | mardi 30 mai 2006 à 10:18
Je ne peux qu'être d'accord Pascal :-)
Rédigé par : Roy | mardi 30 mai 2006 à 14:40
L'avenir à l'ASP, le "software as a service", c'est pour bientôt, c'est sûr. Mais pour quand exactement ?
Un exemple concret : Je vends un logiciel de gestion des absences en techno web. J'ai deux distributeurs pour ce produit, un qui ne le vend que sous forme de licence et l'autre, plus important en taille, qui ne le propose que sous forme de service en ligne.
Pourtant, le fait est que le premier distributeur (celui qui vend des licences) signe entre 5 et 10 fois plus de contrats que le second (celui qui vend du service), alors qu'ils attaquent tout deux la même cible (boîtes de 50 à 200 personnes).
Mon sentiment est que le marché n'est pas encore prêt. Il y a deux obstacles principaux.
Le premier est la réticence des directions informatiques à aller dans cette direction. Sous des prétextes souvent fallacieux (sécurité...), elles s'opposent à l'introduction de ce genre de solutions qui remettent en cause l'existence même d'une direction informatique au sein d'une entreprise.
Le deuxième point est plus technique. Une application hébergée au sein d'un intranet est plus facile à intégrer dans le système d'information. Il est également plus facile de s'y connecter (via un SSO, par exemple).
Ma conclusion. Ce n'est pas avant plusieurs années que mon chiffre d'affaires service dépassera mon chiffre d'affaires licence. J'en suis désolé car pour un éditeur, l'ASP, c'est du pur bonheur : il n'y a qu'une seule appli à maintenir.
Rédigé par : Gilles Satgé | vendredi 02 juin 2006 à 08:54
Gilles > vendre de l'ASP en indirect : pas facile. On en parle qd tu veux.
Rédigé par : Pascal | vendredi 02 juin 2006 à 09:12
Je partage totalement l’avis de Gilles Satgé.
Beaucoup d’acteurs cherchent à torpiller l’ASP parce que ce mode d’utilisation du logiciel les met en danger.
Un bon gros ERP, avec une grosse armée de consultants pour accoucher d’un machin bien cher mais pas flamboyant a encore pas mal d’avenir. Pourquoi ? Tout simplement parce que beaucoup en vivent.
D’autre part, il faut savoir de quoi on parle. ASP mutualisé ou dédié ?
Par ailleurs, il ne faut pas confondre modèle d’exploitation de l’application et modèle de princing. On peut très bien vendre un soft en faisant payer une licence et exploiter ce soft en ASP.
Bref, on peut mixer les approches.
En ce qui nous concerne, l’ASP est une offre à notre catalogue, pas un dogme. 4/5 de nos ventes ne sont pas de l’ASP.
Rédigé par : Eric | vendredi 02 juin 2006 à 18:29
Je partage totalement l’avis de Gilles Satgé.
Beaucoup d’acteurs cherchent à torpiller l’ASP parce que ce mode d’utilisation du logiciel les met en danger.
Un bon gros ERP, avec une grosse armée de consultants pour accoucher d’un machin bien cher mais pas flamboyant a encore pas mal d’avenir. Pourquoi ? Tout simplement parce que beaucoup en vivent.
D’autre part, il faut savoir de quoi on parle. ASP mutualisé ou dédié ?
Par ailleurs, il ne faut pas confondre modèle d’exploitation de l’application et modèle de princing. On peut très bien vendre un soft en faisant payer une licence et exploiter ce soft en ASP.
Bref, on peut mixer les approches.
En ce qui nous concerne, l’ASP est une offre à notre catalogue, pas un dogme. 4/5 de nos ventes ne sont pas de l’ASP.
Rédigé par : Eric | vendredi 02 juin 2006 à 18:32
Pour la sécurité, l'ASP c'est justement la possibilité d'offrir à tous un accès à une appli sans pénétrer dans le réseau de l'entreprise.
Alors pour des appli contenant des données non stratégiques comme la réservation de salle ou la gestion des absences, la sécurité est un bon argument plaidant en faveur de l'asp et pas l'inverse.
Rédigé par : diapo | lundi 05 juin 2006 à 00:02
Avec l'ASP y'a quand même un sentiment de perte de controle du système.
C'est pas non plus la panacée.
Rédigé par : Nicolas A | jeudi 15 juin 2006 à 16:02
A mon avis, le modèle ASP va avant tout interesser les PME qui souhaitent utiliser des outils puissants et des architectures ouvertes et qui n'ont pas les moyens de ces ambitions (matériel, humains, logiciels, organisationnels). L'ASP est totalement adapté pour cela. Pour les grosses boites, l'investissement est à amortir, l'équipe informatique est à occuper, bref, les DSI devront externaliser à petite dose avant de se lancer sur un mode applicatif ASP...et alléger leurs équipes. Voilà un des freins au developpement de l'ASP...
Rédigé par : Serge | mardi 12 décembre 2006 à 21:44
Drôle de lire cet article 3 ans plus tard.
Aujourd'hui l'acronyme a changé ; on parle de SaaS ( Software As a Service ) et également les mentalités.
Je pense que les entreprises sont en train de sauter le pas.
Ca va vite.
Rédigé par : Domi | vendredi 13 février 2009 à 15:00