Levée de fonds : vers un retour en masse des premiers tours en 2006

09/02/2006 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (10)

Bonne nouvelle pour les - récents - entrepreneurs; il y a de moins en moins de sociétés « matures » à refinancer, donc moins d'offre pour des seconds et surtout troisième ou quatrième tour. L’offre diminue, mais la demande est toujours là, même vraiment là : les VCs ont plein de sous ! La nature ayant horreur du vide, ces derniers regardent très (plus;-) volontiers les très jeunes sociétés. Je répète ce que je crie depuis le lancement de ce blog (en 2003), entreprenez !

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Commentaires

Pour une bonne nouvelle...;)qu'ils ne gaspillent et m'attendent un peu...

Je viens de lire cet article dans netéco.com, qui cite Red Herring :

http://www.neteco.com/article_20060221164050_le_capital_risque_europeen_ne_sait_pas_ou_investir_son_argent.html.

Si les investisseurs ne savent pas où investir moins d'un million d'€uros ou dans des TPE-PME innovantes, parce qu'ils ne comprennent pas leur concept innovant, l'intérêt de leur busines ou leur business model (à valoriser avec leur aide), je peux les conseiller et les accompagner avec les conseils stratégiques et opérationnels que j'ai réuni autour de notre société, Comunethic, pour leur démontrer les perspectives économiques et financières d'investir dans de nouvelles jeunes pousses, pour structurer et équilibrer leur portefeuille.

Les VC ont l'obligation d'investir dans de jeunes entreprises, comme de financer leur développement sur les 2èmes, 3èmes et 4ème tour... du fait que leur modèle économique doit être en permanence alimenter par de nouveaux investissements à valoriser... pour pérenniser leur business model économique et financier.

Comunethic et ses partenaires-conseils du réseau Comunessence, conseillent et accompagnent les créateurs et entreprises innovantes dans la création de cette "maturité" recherchée par les investisseurs.

Mon expérience terrain, depuis 1986, auprès de créateurs et dirigeants d'entreprises, en France, en Europe et sur le continent nord-américain, m'a permis de découvrir les raisons profondes de ce dysfonctionnement stratégique.

Les créateurs comme les dirigeants d'entreprises (innovantes ou non), maîtrisent plus ou moins la technique, le commercial ou la gestion, mais ils leur manquent, très souvent, une vision stratégique de leur environnement économique.

Je m'explique :

Nombre d'entre eux n'ont pas conscience que leur action de dirigeants reposent sur trois piliers fondamentaux, qu'ils négligent parfois :

- 1) La stratégie juridique

L'activité est-elle juridiquement réalisable, sans risque juridique. Est-elle légale ? Dans quel cadre légal et stratégique opérer ? Quelle stratégie juridique à créer et à valoriser pour créer, développer et pérenniser le projet d'entreprise, l'entreprise elle-même et ses actifs incorporels et matérielles... ?

Faut-il définir une stratégie d'optimisation juridique comme on définit une stratégie financière et fiscale, en fonction des législations internationales (paradis fiscaux, par exemple...) ?

Faut-il définir une stratégie juridique avant toute action économique et financière pour optimiser les opportunités d'affaires et éviter les risques juridiques à toute activité (prévenir que guérir, et risquer procès et investissements trop lourds ou inadaptés, si l'on ne tient pas compte de l'environnement juridique du projet, de l'entreprise, des législations en constante évolution dans cette économie de l'information et de la connaissance qui émerge pour s'épanouir naturellement vers une économie de la conscience (voyez pour exemple, le développement du développement durable à travers le monde) ?

2- La stratégie économique

Le projet ou l'entreprise, répond-t'il à un vrai besoin, est-il porteur de sens, d'avenir ou est-ce une opportunité ou un coup financier à réaliser ?

La stratégie d'entreprise, la stratégie marketing et commerciale, trop souvent absente et manquant de cohérence sur le fond, est-elle bien définie ?

Les consommateurs et les partenaires de l'entreprise sont-ils considérés comme des ressources à exploiter ou des co-partenaires, qui peuvent favoriser la création, le développement et la pérennité de l'entreprise ?

Les produits et services sont-ils vraiment une réponse, une solution aux réels besoins des consommateurs, participent-ils à l'évolution de la société ?...

L'activité est-elle réalisable économiquement ?

3 - La stratégie financière

L'activité, l'entreprise a-t'elle pour but unique d'enrichir les actionnaires au dépend des êtres humains (consommateurs, partenaires, citoyens) et de créer de l'argent, comme finalité et non comme source et moyen de développement ?

L'activité économique est-elle rentable pour tous les acteurs de la société (l'entreprise elle-même, ses salariés, ses actionnaires, ses partenaires, la société)?

Ces trois piliers comme le sens à donner aux activités économiques est souvent négligé, comme si le seul intérêt et objectif était de faire de l'argent pour faire de l'argent, d'en faire une finalité, plutôt qu'un moyen.

Comunethic et ses partenaires-conseils, comme d'autres acteurs aux visions similaires ou complémentaires pourraient aider les venture capitalists, les business angels ou les investisseurs privés à détecter et à accompagner les créateurs et entreprises de talents dans leurs relations avec leurs partenaires investisseurs.

Sur les 1000 dossiers annuels, traités par les VC, ne pourrait-on pas valoriser les 980 dossiers non retenus ou tout au moins en aider un grand nombre à se développer par des voies complémentaires aux financements traditionnels (bancaires ou de capital-rique) ?

Les Venture capitalists, les investisseurs privés comme les business angels pourraient valoriser leur investissements et actifs financiers en diversifiant leur investissement sur de nouveaux projets et activités porteurs de sens et d'avenir, plus conformes aux évolutions économiques et sociétales en cours.

La lecture de cet article paru dans netéco.com et la rédaction de ce commentaire m'inspire une réflexion de fond, à partager avec vous.

L'industrie financière serait-elle en train de vivre les bouleversements que connaissent d'autres industries comme la musique, le cinéma, l'informatique ?

Peter Drucker écrivait que l'ensemble de la société humaine devait redéfinir les paradigmes et les postulats sur lesquels repose toute activité économique et sociale, la difficulté étant que tous changeaient en même temps.

La prédation, l'appropriation des ressources naturelles (définition courante de l'économie) et intellectuelles sont devenues obsolètes et nuisibles à l'économie mondiale et à la société humaine, pour son devenir.

D'autres voies d'exploration sont à créer (nous faisons fonctionner, seulement 9%, environ, de nos facutlés cérébrales) : Lisez le livre de Mathieu Le Roux et Sylvain Darnil, 80 hommes pour changer le monde, aux éditions JC Lattès, pour vous en convaincre.

En effet, les investisseurs devraient naturellement rencontrer les créateurs et innovateurs, les entreprises en création et développement pour créer des synergies dynamiques et augmenter le nombre de créations et d'entreprises en développement.

Or, il semblerait que l'environnement économique, les stratégies politiques et financières ne sont pas en phase avec les créateurs et les entreprises, qui recherchent les fonds nécessaires à leur développement.

En mutualisant nos expertises et compétences pour détecter, conseiller, accompagner et valoriser les créateurs et entreprises innovantes, nous arriverions à trouver les sources d'investissement que les financiers recherchent à placer, pour créer une véritable économie de coopération et non plus de prédation.

Mais les acteurs économiques que nous sommes, veulent-ils rééllement partager informations, missions, projets et affaires..., au lieu de vouloir "jouer" les individualistes et les prédateurs ?

Voulez-vous créer une véritable économie de coopération ?

Daniel Maniscalco
Conseil Associé
Comunethic
23, square Edouard VII
75009 Paris
France
Tél. : 33 1 53 43 50 93
Courel : danman@caramail.com
Skype : daniel.maniscalco


Daniel/ quand tu dis "Les créateurs comme les dirigeants d'entreprises (innovantes ou non), maîtrisent plus ou moins la technique, le commercial ou la gestion, mais ils leur manquent, très souvent, une vision stratégique de leur environnement économique" je pense que c'est complètement le contraire...si bien que le reste de ton développement, àprès ce postulat erroné, est...

Très intéressant Jérôme !

Mon expérience récente confirme mon argumentation.

Mais pourrais-tu développer ton propos, qui s'est interrompu à ce postulat érroné.

Les nombreux créateurs et entrepreneurs que je rencontre manque de vision stratégique et de stratégie d'entreprise et de marketing (ce sont bien souvent des créateurs individuels et des TPE-PME). As-tu une expérience similaire sur ce créneau, différente suivant la taille et la nature de l'entreprise, l'expertise et l'expérience des dirigeants ?

Tes propos me semblent très pertinents.

Merci de continuer !

Très cordialement,

Daniel Maniscalco
danman@caramail.com

Daniel. Merci de ne pas utiliser mon blog pour votre pub.

Daniel. Je suis désolé mais à partir du moment où nous sommes en désaccord total sur le postulat de ton développement, je ne vois pas comment tu peux dire que mes propos sont "pertinents". C'est de la démagogie. Je ne suis pas sûr que les dirigeants dont tu parles sollicitent des conseils...Par pure logique, s'ils n'ont pas de vision, ils vont demandé des conseils en quoi? en sophrologie...?

Daniel. Ah oui. N'est-ce pas antinomique de parler d'éthique, de s'appeler Comunethic et d'écrire sur le blog d'un "confrère" (terme qui dans ce cas n'est pas forcément approprié)"Comunethic et ses partenaires-conseils, comme d'autres acteurs aux visions similaires ou complémentaires pourraient aider les venture capitalists, les business angels ou les investisseurs privés à détecter et à accompagner les créateurs et entreprises de talents dans leurs relations avec leurs partenaires investisseurs." Je ne sais pas si Peter Drucker y fait référence mais c'est la stratégie bien connue sous le nom de "stratégie du Coucou".

Cher Pascal,

Je ne souhaitais pas utilser votre blog pour faire ma pub, au sens commercial du terme, mais contribuer par une réflexion sur le fond, à proposer de nouvelles voies d'intérrogation sur un sujet intéresse de nombreuses personnes.

La pertinence de votre réflexion m'amène à penser que l'échange épistolaire sur les blogs facilite les relations sociales... mais aussi l'économie, les personnes voulant savoir qui écrit étant une action naturelle, ce que vous appelez, je vous cite, de la pub, peut générer, sur votre blog ou sur d'autres, intéressés par vos articles, votre activité, une réflexion de fond sur l'impact "publicitaire" et la communication interpersonnelle et professionnelle.

Je trouve votre blog enrichissant, comme votre remarque sur ce sujet et j'invite les personnes qui pourraient nous éclairer sur cet usage à en approfondir les causes et les effets.

Votre blog est aussi une excellente publicité pour mieux vous connaître en tant qu'être humain et connaître votre activité, puisque vous partagez bien volontiers avec vos lecteurs et internautes, votre expérience.

Je vous remercie, en tout cas d'enrichir, ma réflexion et mon action.

Jérôme écrit :

Je suis désolé mais à partir du moment où nous sommes en désaccord total sur le postulat de ton développement, je ne vois pas comment tu peux dire que mes propos sont "pertinents". C'est de la démagogie. Je ne suis pas sûr que les dirigeants dont tu parles sollicitent des conseils...Par pure logique, s'ils n'ont pas de vision, ils vont demandé des conseils en quoi? en sophrologie...?"


Cher Jérôme,

Ce que je trouve de merveilleux avec l'être humain, c'est sa capacité à avoir une vision, qui peut être en opposition, avec celle d'une autre personne et faire enrichir le débat et la connaissance.

Si je trouve tes propos pertinents, c'est qu'ils expriment le bon sens vécu par toi, par ton expérience sur le terrain.

Depuis bientôt 20 ans, je suis en relation avec des créateurs et entrepreneurs et mon expérience est en tout point différente de la tienne, par mon vécu, ce qui n'enlève rien à ce que nous avons pu observer et vivre dans nos activités.

Je ne fais pas de démagogie. Je ne flatte pas les masses pour gagner et exploiter leur adhésion. Cela est contraire à mes convictions.Et je ne pense pas être démagogue, être, comme le dit le dictionnaire Le Robert, que je viens de lire, pour bien comprendre le sens de ce mot, être le pire ennemi de la démocratie.
Bien au contraire !

Tu ecris, ensuite :
"Je ne suis pas sûr que les dirigeants dont tu parles sollicitent des conseils...Par pure logique, s'ils n'ont pas de vision, ils vont demandé des conseils en quoi?".

Mon expérience professionnelle m'a fait rencontrer de nombreux dirigeants, qui ne savent pas qu'ils ont réellement besoin de conseils, car ils pensent parfois à tort, savoir tout maîtriser.

Ils ne savent pas forcément, nom plus, exprimer leurs réels besoins. J'ai développé, comme beaucoup d'autres personnes, une perception aigüe, pour détecter les besoins implicites de mes prospects et je constate tous les jours, la dernière fois lors d'un salon, qu'en écoutant avec attention, leurs propos, nous pouvions distinguer l'expression de leur réel besoin.

D'autre part, concernant la vision, il est vrai que de nombreux créateurs et entrepreneurs ont une vision de leur projet, de leur affaire... mais ils ont souvent aussi un manque de vision stratégique, marketing, etc.. que tous, même les investisseurs perçoivent aisément, ce qui peut les empêcher de développer leur activité et toutes les potentialités ou les opportunités qui pourraient être créées, valorisées, développées avec le concours de conseils externes (c'est pour cela, que j'aime mutualiser mes compétences avec les personnes aux expertises et talents complémentaires aux miennes, même si elles sont modestes, pour contribuer à créer et développer les affaires des personnes qui me font confiance, pour les conseiller, les accompagner et les aider dans leur développement économique.

J'ai pu avec d'autres conseils, convaincre, une créatrice, commerçante en nom propre, à acheter une mission de conseil stratégique et opérationnel pour environ 93 000 €uros, que nous accompagnons depuis plusieurs mois, dans son développement économique.

Je pense qu'il y a de nombreuses opportunités à exploiter dans le domaine du conseil, même pour des TPE.

Pour répondre ensuite, à ta question sur l'antinomie, loin de moi, l'envie de faire une stratégie de coucou et d'exploiter les opportunités d'affaires à mon seul profit.

Mon propos est plutôt d'élargir les opportunités de mutualisation avec les acteurs de l'économie, qui désirent participer aux créations et développement d'affaires que nous pouvons leur apporter.

j'en profite pour t'informer, que nous ne prenons jamais, de commission d'apport d'affaires, pour ne pas spéculer sur le travail d'autrui et s'enrichir sur le dos de nos prospects ou clients, mais préférons partager informations et missions, avec les professionnels dont nos clients et prospects ont besoin pour développer leur affaire et être rémunéré sur notre compétence.

J'observe d'ailleurs que cela surprend nombre de nos contacts professionnels.

Mais le but n'est pas de me faire de la pub, mais de vous répondre, par courtoisie et du fait de l'intérêt que je trouve à vos propos.

J'espère dans les prochains mois, présenter à Pascal, des affaires qu'il pourra exploiter avec ses partenaires investisseurs, le flux des affaires qui m'arrive étant toujours indirect ou la résultante de mon action commerciale personnelle.

Je te remercie, Cher Jérôme, d'avoir partager tes réflexions et te souhaite une bonne journée... je vais rencontrer, les futurs dirigeants d'une nouvelle banque d'affaires, qui m'ont contacté, suite à l'article paru sur netéco.

Sincèrement,

Daniel Maniscalco

Cher Pascal,

Ceci peut vous intéresser, ainsi que vos lecteurs:
http://itaddict.blogspot.com/2006/07/entrepreneurial-finance-for-fast.html#links

Il s´agit d´une petite réflexion sur le nécessaire apport de capitaux pour financier la croissance des start-ups high-tech. Vos critiques/ajouts/commentaires sont évidemment les bienvenus.

Jeremy

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