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Web 2.0 : les fonds de capital-risque doivent-ils apprendre à investir de plus petites sommes ?

Le problème des fonds de capital-risque est qu’ils ne savent pas (peuvent pas), pour la grande majorité, investir moins d’1ME dans un tour et, le problème des projets Web 2.0 est qu’ils ne nécessitent en général pas beaucoup de capitaux (pour commencer et même souvent pour grandir). Mais, attention, le retour des projets Web 2.0 peut être fantastique et très rapide (voir les sorties de MySpace, Flicker…).
Je pense que des fonds français devraient essayer de se donner les moyens d’investir des petits montants (par exemple 400KE) sur un tour, tout seul, et se donner les moyens de gérer plus de lignes (probablement en s’impliquant un peu moins…Houla, je viens de dire une betise !). Pour faire court, je pense que l’on passe mécaniquement (mes associés et moi inclus) à côté de pas mal de beaux projets et c’est dommage.

13 jan 2006 dans Capital Risque | Lien Permanent

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Notifié le 23 jan 2006 16:07:42

Commentaires

I have a dream... ;-)

Ils peuvent ceci dit toujours raisonner en enveloppes de 5 millions d'euros (pour suivre les différentes augmentations de capital), mais partir sur plusieurs projets sur des montants plus faibles au lieu d'un seul, et ne remettre au pôt que sur les meilleurs projets...

La loi des grands nombres jouera en leur faveur, car s'ils perdront sur certains projets, sur l'ensemble ils ne passeront pas à coté des bonnes opportunités qui ne nécessiteront pas des sommes énormes au départ.

Meilleurs voeux au passage pour 2006, et bravo pour ce blog que je consulte régulièrement!

Posté par : François | 13 jan 2006 13:21:08

Bien parlé Pascal ;-)

Posté par : Thierry | 13 jan 2006 14:56:45

> Pour faire court, je pense que l’on passe mécaniquement
> (mes associés et moi inclus) à côté de pas mal de beaux
> projets et c’est dommage.
Malgré cela, je te présenterai la V 1.0 de notre mon projet basé sur des technos du web2.0, comme convenu. On ne sait jamais ...

Posté par : benoit | 13 jan 2006 15:06:39

Je suis porteur d'un projet qu'on peut qualifier Web 2.0 et je dois dire que le constat que vous faites est très pertinent. Dans mon cas, les besoins initiaux ne dépassent pas 500KE et pourtant le potentiel de développement est significatif. J'ai donc le dilemne entre: 1) investissement personnel + activité complémentaire le temps que les choses décollent et 2) financement type capital risque probablement surdimensionné par rapport à mes besoins. Les business angels et fonds d'amorçage sont-ils la bonne solution dans ce cas?

Posté par : Jerome Louvel | 13 jan 2006 15:13:28

Benoit > qd tu veux.
Jerome > Idem, et merci pour ce temoignage.

Posté par : Pascal | 13 jan 2006 15:21:10

Jérome, il y a aussi les concours d'aide à la création d'entreprise comme ce dernier:
http://www.recherche.gouv.fr/technologie/concours/2006/index.htm

Posté par : benoit | 13 jan 2006 15:28:49

Bonjour,

Etant moi même créateur d'une jeune Start-up surle Web(2.0?), je pense effectivement que les projets n'ont pas les besoins en finances qu'ils pouvaient avoir il y a quelques années ou qu'ils ont dans d'autres domaines : Bio-tech, par exemple.

Et j'ajoute qu'effectivement les "petits projets" sont parfois capables des même rentabilité que les plus gros... En plus cela permettrait de ne pas mettre toutes les oeufs dans le même panier ;-)

Ju

Posté par : Julien Geenstoux | 13 jan 2006 16:11:57

L'an prochain je me met à mi-temps pour dévelloper mon projet. C'est vrai qu'il est frustant de ne pas pouvoir aisemment disposer d'une petite envellope de 30-80K€ même si le projet est interessant.
Mais c'est finalement le même problème pour un boulanger ou un charcutier. Si il ne veut pas travailler à Carrefour, il doit emprunter ou gagner des concours, et ce n'est que très rarement possible.
That's life...

Posté par : Nicolas | 14 jan 2006 18:00:03

Tiens, news du jour : Yahoo! rachete Webjay (partage de playlists musicales, on est en plein web 2.0) et il se dit qu'ils reagardent technorati... ça part vite les businesses 2.0 !

Posté par : Pascal | 14 jan 2006 20:32:44

Je me permets d'intervenir, pour une fois pas en tant que blogger mais en tant que VC, pour dire que non, il n'est pas impossible d'investir dans un projet web 2.0.

Ce n'est pas tant un pb de montant qu'un pb de qualité et de potentiel de valo. J'ai vu pas mal de choses ces derniers mois autour du web 2.0 et bcp de projets resteront des petits trucs. La quasi totalité des business plan visent la création d'une audience, alors il ne faut pas oublier qu'une audience francophone restera petite et n'intéressera jamais un acquéreur US. Sans être rédhibitoire, ça limite singulièrement la valo potentielle à terme et donc l'intérêt de l'investissement.

Je ne renonce pas, loin de là. Si vous avez de beaux projets porteurs de valeur, parlons en ou parlez en à Pascal qui vous aidera sûrement à les finaliser!

Posté par : Régis SALEUR | 15 jan 2006 19:25:46

Régis ! Merci pour ce commentaire de VC qui me donne du baume au coeur ! Je sais que as vu des projets 2.0, j'ai vu les memes, les porteurs me l'ont dit ;-).

Posté par : Pascal | 15 jan 2006 20:33:14

PS : Regis, il y en a un qui commence à avoir un bon buzz. D'ailleurs, pas mal de pages vues de ce blog en viennent...

Posté par : Pascal | 15 jan 2006 20:38:45

Si on parle tant de Flicker et Myspace c'est que les très bons projets se comptent sur les doigts d'une main. Il ne suffit pas de rajouter Web 2.0 pour qu'un projet soit couronné de succès, loin de là.

Posté par : Michel | 16 jan 2006 11:41:30

Pour compléter ce que disait Regis, j'ajouterai à titre personnel (je suis VC...)

- web2.0 ou pas, on peut investir des montants de l'ordre de 500 k€ si le potentiel du projet est important

- web 2.0 ou pas, je ne suis pas intéressé par des sociétés dont la seule finalité est d'être vendue à GYM. Mon métier reste de financer des entreprises pérennes : faut quand même parler clients, revenus, bénéfices... ça reste la quadrature du cercle... (et pourtant j'utilise Del.icio.us, Bloglines, Netvibes et un tas d'autres services tous les jours : j'ai bien conscience du côté schyzophrénique...)

- web 2.0 ou pas, je souhaite investir auprès d'entrepreneurs dont l'équipe de management possède déjà les armes (en nombre et en qualité) pour faire avancer l'entreprise jusqu'à l'étape suivante(of course qu'on attend pas un organigramme complet)


Posté par : Frederic | 16 jan 2006 12:15:09

Je croyais que les business angels étaient là pour couvrir cette première étape avant un premier tour plus conséquent auprès de VC quand il y a déjà des clients et qu'il faut développer (la techno, le marketing, le commercial ...). Est-ce que cela veut dire que ces anges ont disparus ? Ou que les VC veulent chasser sur de nouvelles terres par manque de projet ?

Posté par : jlc | 16 jan 2006 13:08:38

JLC > on manque cruellement de business angles en France : http://pascal.blogs.com/venture/2004/10/lisf_est_dcidme.html

Posté par : Pascal | 16 jan 2006 14:13:05

Pascal>Effectivement il y a un manque de gens qui font fortune et donc de "business angels", c'est sur l'ISF ne facilite pas et visiblement les Payre, simoncini, chappaz ... ne semblent pas faire parler d'eux sur ce terrain (cela dit j'en sais rien ;).
Mais je pose une question de candide: l'angletere, la suisse, la belgique ... c'est pas loin , ils ne peuvent pas investir sur des projets Français ? Ca ne les interesse plus quand ils sont partis? Les réseaux ne fonctionnent pas ? Les projets français sont moins inéressants que ce qu'ils peuvent trouver sur place ? Ou est le problème ?

Posté par : jlc | 16 jan 2006 17:38:13

Tous les entrepreneurs de l'Internet que vous citez, et d'autres, investissent dans des startups françaises. Avec leur argent qui plus est ce qui veut dire que moins que quiconque, ils n'ont envie de le perdre. En revanche, ils n'ont en général pas particulièrement intérêt à le claironner sous les toits. Question de tranquillité, pas de fisaclité d'ailleurs.

Les VC ne "marchent pas sur les plates bandes" des angels, pas plus que les angels ne marchent sur les nôtres en mettant des gros tickets. Chaque individu ou organisation qui a des capitaux disponibles est libre d'en faire ce qu'il veut, en particulier de les investir ou pas, à n'importe quel stade de développement, selon ses objectifs personnels.

Posté par : Régis SALEUR | 16 jan 2006 23:17:00

Très bon sujet de départ!
Le débat est tout aussi intéressant!

Mais une question pour Pascal qui avec qui nous avons échangé dernièrement quelques coups de fils et mails... j'ai des news au fait sur mon cas si ça vous interresse à tout hasard.

A quand la filiale petite soeur d'AELIOS finance sur l'objectif de levée de fond moins gros et forcément plus nombreux, pour ces projets "WEB2.0"?
C'est ce qu'un pêcheur appel la mitraillette une seule ligne mais des dizaines d'ameçons dessus...

A très bientôt

Posté par : Sébastien B. | 19 jan 2006 21:07:13

Au poker, il vaux mieux se concentrer sur un gros pot que gagner et perdre plusieurs petits (d'ailleurs je viens de gagner sur un full des dames par les as, héhé).

Posté par : Nicolas | 21 jan 2006 07:19:00

Nicolas, je pense que le business ressemble plus à la pêche aux carnassiers (patience, observation, stratégie) qu'au poker, dieu merci... et c'est en accrochant l'hameçon sur de magnifiques petits poissons bien vivaces que l'on fini par attirer les gros...

Posté par : thibaut | 23 jan 2006 23:41:55

D'où l'expression Big Fish pour les personnes que l'on veut plumer au poker.
Ceci dit c'est amusant que tu cites patience et observation, mais j'arrête ici l'analogie.

Posté par : Nicolas | 24 jan 2006 00:58:56

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