Les motivations de l’entrepreneur

09/01/2005 dans Entreprendre | Commentaires (24)

Suite de réflexions un tout petit peu provocantes comme cette récente note. Question d’aujourd’hui : quelles sont pour vous les motivations d’un entrepreneur ? Et bien j’en vois deux avant tout : créer (écrire une belle histoire) et être chef ! L’argent est-elle une motivation ? Certainement, mais je mets cette motivation bien après les deux autres.

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Commentaires

* Être son propre patron, certainement.
* Prouver – ne serait-ce qu'à soi-même – qu'on peut faire mieux que cette bande de crétins qu'on avait pour chefs.
* Faire un métier/travailler dans une industrie où l'on n'avait pas facilement accès (diplômes/expérience professionelle inadaptée)

Je vois ça, moi... :-)

Après 3 jours au CEO Campus avec une trentaine de patrons de start-up, je dirais plutot :
- en 1 : la volonté de créer quelque chose de laisser une trace (la passion pour leur produit le démontrant)
- en 2 : plutot gagner de l'argent
- en 3 : plus que d'être chef (avoir le pouvoir) c'est se prouver à soi même que l'on est capable de manager dans la durée (gérer la difficulté, les crises, fédérer) sachant que pour la plus part le pouvoir est du coté des investisseurs (donc on est plus chef).

Pour vérifier les principaux "moteurs" de l'entrepreneur il suffit de passer le test de la banque de développement du Canada :
http://www.bdc.ca/fr/business_tools/entrepreneurial_self-Assessment/Entrepreneurial_self_assessment.htm?cookie%5Ftest=1

Pour ma part, pareil que dda et aussi: avoir son propre destin en mains et non plus dans les mains de la bande de crétins qu'on avait pour chefs, ne plus dépendre de leur incompétence, de leurs décisions absurdes et de leurs réorganisations à répétition.

Quand je dis "être chef", je pense à ne pas avoir de chef plutot que d'etre chef des autres...

Pareil que pour dda et O Tripet avec en plus l'envie de continuer à apprendre et effectivement ne pas rester sous les ordres de quelqu'un ni se scléroser dans une fonction dont on a fait le tour en 8 mois. Se lancer c'est aussi se dire tiens je vais apprendre plusieurs métiers et j'en ai envie.
Le reste viens ensuite !!

Pourquoi je suis "assimilé" entrepreneur (en vérité je 'triche' j'utilise une société qui me porte)

- par ce qu'avec mon profil atypique je passe mal (en tant que salarié) dans les SSII normandes (pensez un type qui a bossé au CNRS et qui vous dit qu'il faut utiliser les techno actuelles et non les horreurs que l'on fourgue aux clients)

- car je crois au dévoir de conseil, à l'honeteté vis à vis du client (quant c'est le premier client dans un domaine d'affaire je lui dit, je ne gonfle pas mes devis....) à la qualité du service. Bref faire de l'argent (même beaucouyps d'argent ;=) OK mais en respectant son client

- car je pense qu'un chef de projet doit avoir une très bonne connaissance technique et non êytre un simple gestionnaire, dans beaucops d'entreprise on recherche des "reporting man" : rien de mieux pour satisfdaire un comité de direction mais rien de mieux aussi pour planter un projet car le capitaine ne maitrise pas son navire.
A ton déjà vu un chef cuisinier ne pas savoir cuisiner ? Un chef chirurgien qui n'opère plus ? Quant je discute avec certains chef de projet (dont mes anciens enseignants) certains m'affirment qu'un chef de projet ne doit jamais programmer : rien de mieux pour se déconecter de la réalitée. On ne demande pas à un chef de projet d'etre aussi callé qu'un ingénieur spécialisé mais de savoir programmer et d'avoir une réelle idée de "l'esprit" d'un language de programmation afin de rester crédible auprès de son équipe, de comprendre ses collaborateurs, d'avoir une compréhension directe du projet et non une vue donnée par l'unique lecture de tableaux de bord (rien de mieux pour planter un projet)...

- car je pense que beaucoups de consultant salariés son des incapables (à cause de leur employeurs). Dans un domaine (IT) ou 20% des connaissances se périment par an, le seul moyen de rester compétant est de "perdre" du temps (donc non facturé) à "mettre les mains dans le cambouis" pour aquérir une "réelle" compétance dans ces techno. Vous connaissez beaucoups de sociétés qui donnent 20% de leur temps à leur salariers pour les former ?
- De même j'investit une partie (faible pour l'instant mais qui devrait augmenter avec mon CA) dans du matériel et des etchno pour tester. On se forge son expérience et après seulement on la propose au client et non, comme certain, qui se font leur expérience "sur le dos du client". Vous n'avez jamais eu un soit disant consultant (ERP par exemple) qui passait la moitiée de son temps avec la hotline car il était incapable sde s'en sortir seul ?


Ce que je déteste dans le statut d'entrepreneur
-devoir gérer son commercial : je suis nul et ca me bloque : une solution ?
PS : j'ai déjà cherché des apporteurs d'affaire sur Rouen, beaucoups de promesse et rien au bout. Se sont souvent les plus discrets qui se montrent les plus fiables.

Ouh la la, je vois que je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Mes motivations sont très simples :

- Créer une belle équipe (m’entourer d’experts), 100% complémentaire, constituée d’hommes de bon sens (c'est une vraie motivation!!), diriger cette équipe de façon naturelle, et arriver ensemble à :
- Créer de la valeur pour nos clients : Régler leurs problèmes, et devenir leur meilleur conseil. Là, on s’amuse vraiment .
- Créer de la valeur : pour nous, pour les actionnaires (et ben oui, quoi, faire gagner de l’argent aux autres, moi j'en ai envie !!, surtout s’ils parient sur vous !)
- Faire de la société une boite incontournable sur son marché = Arriver à avoir des produits & services « must have » pour les prospects. « Comment, vous n’avez pas consulté Lunéa ? Mais vous êtes fou, ils ont la meilleure techno ! » ;o)) C’est çà, l’éclate !
Pour l’argent à court terme, comme je gagne pile 3 fois moins que dans mes anciens jobs ...

Laurent : moi, quand c'est le premier client dans un domaine je ne lui dit pas. (à quoi çà sert !! S’il ne te pense pas le meilleur, c’est pas gagné…)

Laurent : As tu essayé des stagiaires école de commerce ? C'est souvent plus efficace que des soit disants apporteurs d'affaires.

à mon avis on est un chef accompli lorsqu'on l'est parceque c'est ce qu'il y a de mieux pour la structure que l'on dirige. ca sous-entend donc qu'on pourrait très bien accepter que quelqu'un d'autre soit chef si c'est dans l'intérêt du projet. donc "être chef" c'est plutôt la motivation du jeune entrepreneur qui va se planter, si ça se borne à ça. après il y a les leaders naturels, mais c'est un autre sujet...

100% en phase avec lionel
pour Laurent : dis à tes client que tu es technique, pas commercial, ils signeront + facilement ;o))

"Laurent : moi, quand c'est le premier client dans un domaine je ne lui dit pas. (à quoi çà sert !! S’il ne te pense pas le meilleur, c’est pas gagné…)"

thibaut> Vous avez raison, je me suis mal expliqué (mea culpa).
Quant un futur client me demande si j'ai déjà effectué ce type de prestation et que c'est la première fois je lui répond en toute franchise (et je perd l'affiaire;=) : c'est une question d'honneur et d'honneteté.

De plus dans un de mes domaines (la sécurité) les clients ne veulent surtout pas qu'on les cite en référence (et je les comprends) ca éléimine une sacré publicité pour moi :=(

Si il ne me demande rien je ne vais pas me tirer une balle dan le pied en lui lachant que je n'ai jamais effectué cette prestation.
Mais si je la propose c'est de toute facon que j'ai l'expérience sinon je ne fais pas.

Dernièrement j'ai laissé tombé une offre de wifi pour les hotels à Rouen car je n'avais toutes les solutions techniques et que je bloquais sur un problème juridique (la responsabilité de l'hotelier face aux contenus illégaux téléchargés par les clients : MP3, pédophilie...)
Je préfère ne pas me payer que faire n'importe quoi, ce qui n'est pas toujours du gout de mes partenaires.


"As tu essayé des stagiaires école de commerce ? C'est souvent plus efficace que des soit disants apporteurs d'affaires."

Jacques> Très bonne idée, je la note.
Mais pour l'instant je n'ais pas de locaux (je suis en portage via une société amie)
et si je prend un stagiaire je le paie (pas des masses mais il faut quand même les sortir), lui met à disposition un bureau (et non un coin de table) une ligne de téléphone et un ordinateur récent : c'est normal.
Problème : pas de locaux (pour l'instant) et une tréso très basse (sinon je me serais acheté un iBook pour remplacer mon Laptop IBM vieillissant ;=)

Mais dès que je suis plus installé l'idée me tente. Seul problème, j'estime qu'un stagiaire doit être encadré par un "mentor". Il n'est pas simplement la pour travailler mais pour apprendre, être formé à son métier par un "expérimenté", et dans ma structure "tout seul" je n'ai pas les compétence pour encadrer décement un stagiaire en commerce (en info oui mais pas en commerce)

Vos trouverez peut être que je manque d'esprit fonceur (les locaux pas un problème, le stagiaire tu aurra toujours de bone idées à lui transmetre, certains on des maitre de stages pire que toi...) mais j'en suis encore à des notion telle que l'honneur, la fiereté (je ne pourrais pas travailler chez Mac Donnald même à un salaire indécent car je ne "crois" pas à leur produit) du produit... bref un type trop rigide dans ces principes et "entrepreneur malgrès lui" mais on ne se refait pas (a quant le retour du plein emplois que je me retrouve à pantoufler dans une multinationale ? ;=)
Et puis un consultant en sécurité ca doit voir les cotés noirs : c'est son métier ;=)

"pour Laurent : dis à tes client que tu es technique, pas commercial, ils signeront + facilement ;o))"
Oui je le fais mais il faut vraiment que je trouve un comemrcial au plus vite, j'ai peut être une très bonne piste :=) affaire à suivre.

La liberté. Point.

Une belle histoire, oui, écrire son histoire, et si elle est belle et qu'elle crée de la valeur pour soi, et pour les autres parties prenantes, oui le voyage vaut la peine. Sur mon site j'aime raconter ces belles histoires d'entrepreneuriat...

"L’argent est-elle une motivation ?"

Par rapport à cette question, je m'interroge souvent lorsque je discute avec d'autres porteurs de projet qui quasi-systématiquement me disent : "bah quand tu fais ton business plan, surtout tu te paies pas, ça fait plus sérieux". Je me demande (sans parler de gagner des sommes pharamineuses bien sur, encore que ... pourquoi pas ?) si manger des pâtes pendant trois ans peut motiver un porteur de projet ?

Quelle est la position des capital-risqueurs par rapport à ça ? Est-ce crédible si un salarié quitte un poste bien payé pour au final se budgétiser un vague RMI
dans la structure qu'il monte ?

Pour être libre.

Amicalement

Patricia

"si manger des pâtes pendant trois ans peut motiver un porteur de projet ?"

Soyons honnete. Aucune personne ne peut être motivée sans argent car cela constituera un réel frein à sa vie privée ce qui impacte fortement aussi sur sa vie pro.

Devoir faire attention à noel car on va sortir une grosse somme, limiter ses courses au Leclerc du coin cette semaine car son compte est bas, ne pas se faire des petits plaisir en allant piller le bac d'Armonia Mundi car les CD coutent cher (et que l'on évite de pirater/ ca sent le vécu ;=)... ca fini par peser.

Donc oui un minimum (très) supérieur au SMIC (sinon ca sert à quoi de se démener) ca me semble indispensable ne serais que pour ne pas avoir un entrepreneur dont les contrainbtes matérielles personnelles lui cause tant de soucis qu'il n'est pas à 100% dans son affaire (professionnelle)

Et puis nous ne sommes pas dans une république bananière : en France on peye les gens, point barre (vivement que je puisse me salarier :=)


Ce qui me motive (je ne suis pas encore entrepreneur, juste entreprenant pour le moment) c'est la liberté, "construire" et "organiser".

On peut très bien être entrepreneur dans une grosse boîte ou comme curé (à moins que le mot entrepreneur soit devenu synonyme de créateur d'entreprise et il est intéressant de voir que tous les commentaires précédents le prennent comme tel). Quelqu'un qui entreprend est par définition quelqu'un qui essaie de construire quelque chose. Il peut le faire soit parce qu'il le peut (c'est le cas typique de la mentalité américaine: u CAN) ou pour montrer à d'autres que c'est possible ou que LUI peut faire qqch (et il ne faut pas négliger le nombre d'entrepreneurs de cette nature) donc une sorte de revanche.
Si l'on restreint "entrepreneur" à "créateur -ou repreneur" d'entreprise" alors les motivations sont à mon avis -je ne répèterai pas celles déjà données- (basé sur mon expérience d'enseignement à HEC-Entrepreneurs et sur ce qu'il y avait autour):
- profiter d'un nouveau concept ou produit auquel les grosses sociétés ne s'intéressent pas en France
- endosser le costume de l'Entrepreneur donc de celui qu'on ne peut pas critiquer parce que lui au moins il a essayé (il est au niveau du regard social des autres bcp plus facile d'être Entrepreneur car vous avez de base un statut qu'auditeur chez feu Arthur et Confiture par exemple: autre exemple, un cadre qui sait qu'il n'a pas d'avenir brillant dans une société "classique" peut devenir "entrepreneur" sans trop de différence de revenus que le chômage qui le guette tot ou tard mais avec un statut social plus agréable)
- essayer de faire comme les héros des temps modernes dont on parle à la télé

J'insiste au passage sur le point du statut. De partout (et notamment dans les blogs), vous trouverez toujours les mêmes lieux communs sur les difficultés à être entrepreneur en France, etc, etc, etc; à 99% jamais les gens qui en parlent ne sont allés essayer dans un autre pays de voir comment ça fonctionne. Les vrais problèmes (trouver des clients et se faire payer) sont les mêmes de partout. En revanche, les plaintes étant perman,entes en France, n'importe quel Entrepreneur gagne à la base son statut de "personne à plaindre" ce qui fait que son échec est de moins en moins le sien ou celui de son idée mais de plus en plus l'échec de la collectivité. Le résultat en est que le statu d'Entrepreneur est devenu le refuge de beaucoup de personnes sans statut qui trouvent (souvent de manière inconsciente) bien plus facile de "créer leur boîte" (et cette expression montre bien l'idée) que de se battre dans les "boîtes" existantes.
En ce qui concerne l'argent, il est le but principal pour certains mais ils sont alors des entrepreneurs d'argent et ceci souvent dans n'importe quelle situation. Ils savent créer de l'argent avec d'autres choses et nous connaissons tous à titre d'exemple des gens devenus très riches qui sont incapables de gagner de l'argent en exploitation. Ceux qui en revanche gagnent de l'argent en exploitation (comme un boulanger ou un boucher) ne sont pas souvent considérés comme des Entrepreneurs (mais plutôt comme des gestionnaires avec un petit côté péjoratif).
En revenant sur le terme même d'Entrepreneur, qui peut dire que Jacques Chirac, Jean-Paul 2, Marie Curie, Neil Armstrong, Jean-Marie Le Pen, Alain Krivine, Arlette Laguiller ne sont pas des entrepreneurs ? N'ont-ils pas crée quelque chose ? (leur carrière, un parti, un sous-domaine scientifique, une influence ???
Enfin, un autre aspect marrant au sujet de "Entrepreneur". Est-ce un but ou un moyen ? N'avez-vous pas l'impression que de moyen ça devient souvent dans la dialectique et l'ambiance actuelle fun, jeune flash cool un but ? Quelle véritable envie ou besoin se cachent derrière cette mode (qui revient) ?

Pierre > déjà à la Vodka à cette heure :-) ?
(NDLR : Pierre est un entrepreneur, il fait du business avec la Russie).

Pour aider à répondre aux questions existencielles ... rien de mieux qu'une modélisation "scientifique" du phénomène entrepreneurial proposé par Thierry Verstraete/CNRS :

"On s’accorde à reconnaître trois niveaux d’étude du phénomène entrepreneurial : l’entrepreneur, ses actions et le contexte au sein duquel il entreprend, et pour comprendre ce phénomène, il est possible de considérer, relativement à ces niveaux, trois dimensions[3] : cognitive (C), c’est à dire les connaissances de l’entrepreneur et tout ce qui a contribué à lui apporter ces connaissances (y compris son parcours biographique) ; praxéologique (P), c’est-à-dire les actions fondamentales entreprises et singularisant le phénomène ; structurale (S), qui correspond à la structure du contexte environnant l’entrepreneur agissant. Ces dimensions et leurs interactions (d’où les « x ») s’expriment d’une façon singulière dans le cadre de la relation liant l’entrepreneur (E) et l’organisation (O) qu’il crée. Ces niveaux étant indissociables, leurs interactions constituent également des niveaux d’analyse de la recherche en entrepreneuriat. Pour prendre un exemple liant le niveau cognitif et le niveau structural, outre les thèses culturalistes, le recours à des théories comme celle des conventions ou encore celle des représentations sociales peuvent constituer des prismes pertinents d'analyse lorsqu’elles sont articulées aux théories de l'identité pour comprendre le processus de socialisation entrepreneuriale."

okay ... j'avoue avoir hésité à poster ça. En plus je ne connais pas l'auteur ou son bouquin et ne peux donc pas donner de decryptage.

Dans ts les cas, ce n'est pas ça qui va m'aider à expliquer à mes enfants pourquoi papa a quitté son job pour devenir "entrepreneur" ;-))

David G.> C'est marrant mais ton truc me "parle" plus de les TRI, BIMBO et autre ;=)

Il faut dire qu'étant mathématicien de formation je suis "un cas a part" ;=)

Mais cette modélisation n'est elle pas un hypercube de dimension 9 ? ;=)

Laurent : pour moi la solution est dans le chemin, et parfois dans un dessin, peut être que pour toi elle se trouve -aussi- dans une équation. eh bien rock'n roll. En attendant ton équation Deséchalliersienne ;-) de la motivation de l'entrepreneur... good luck.

PS : je suis aussi très intéressé par une mise en équation du TalentPower, idée sur lequel je travaille...

compétance et capacite de l'entrepreneur ?

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