Critiquer les VCs ne fait pas avancer le schmilblick

07/12/2004 dans Capital Risque, Entreprendre, Levée de fonds | Commentaires (11)

À chaque fois ou presque, lorsque je vais à une conférence (française) sur le capital-risque (français), j’ai le droit à une tribune d’entrepreneurs (français) qui dit du mal des VCs (français) : "Ils sont frileux, ils sont lents à décider, ils ne choisissent pas les bons les dossiers et patati et patata… " Ok, il a eu des bons et des moins bons VCs, comme pour les avocats ou les leveurs de fonds d’ailleurs. Ok quelques-uns n’ont pas fait les meilleurs investissements et beaucoup ont été trop lents dans les processus de levée. Ok il y a eu des conseils d’administration où c’était du n’importe quoi, je dis ok mais quand je me mets à la place des VCs, je me dis ras le bol de ce discours ! D’autant plus que plein de VCs français ont fait de très beaux investissements et ont vraiment apporté de la valeur aux entreprises qu’ils soutenaient ou soutiennent.
Il faut savoir aussi que l’industrie du VCs est plutôt jeune en France. La moyenne d’age des fonds VCs français doit être de sept ou huit ans. Le nombre d’années moyennes d’expérience d’un VCs français doit être de moins de cinq ans. Basé sur ces données, je me dis alors qu’ils sont plutôt très bons (par rapport aux VCs américains des années 80 par exemple). La période est à nouveau très bonne pour les entrepreneurs et les VCs français deviennent vraiment pros, je le vois tous les jours, alors si vous comptez entreprendre, profitez-en, c’est le moment.
Non, mais, il faut parler du beau temps aussi !

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Commentaires

Tiens un jour (y a pas encore prescription) je raconterais un truc la dessus... Quand C.A. ou c'est n'importe quoi ;-)

Et puis les VCs Américains et Français opérent sur un "marché" de taille relativement différent. Financer un service/produit qui touchera 0.5% de la population USA est moins risqué que 0.5% de la population Française...

Bon allez je vais ressortir mes vieux executives...

Les VC sont nécessaire (voir indispensables) notamment pour les projets ambitieux.

Dans mon cas personnel nous avons mené le développement de notre offre sans VC : cela nous donne une grande liberté pour affiner la "vision".

En revanche , pour sa diffusion à l'international le VC est nécessaire :
- pour financer,
- pour apporter une crédibilité vis à vis de partenaires,
- pour son carnet d'adresse,
- son expertise à piloter des projets ambitieux.

Le tout est de trouver le bon et de pouvoir dialoguer dans un rapport équilibré.

Sinon merci pour ton blog écrit en Français. Cela permet de rendre acessible ton métier au plus grand nombre.

Il y a des bons VCs et des mauvais VCs,
Il y a des bon intermédiaires en levées de fonds et des mauvais intermédiares,
[...]
il y a des bons entrepreneurs et des mauvais entrepreneurs...

Certains ont droit à l'erreur, pas d'autres!

Philippe> Exact ! Pendant que j'y suis j'ajoute qu'il y a des bons électeurs américains et des moins bons.
Laurent> Merci. Il faut que tu saches que c'est Loic Le Meur qui m'a fait ouvrir un blog...

C'est marrant au fond. Depuis 6 ans que je fais ce métier, j'ai vu des périodes bien différentes mais au fond on n'a jamais vu les VCs comme il aurait fallu les voir:
- lorsque les media de l'hexagone ont découvert le métier au début de la bulle, les VCs étaient vus comme des messies qui savaient parfaitement où il fallait investir, comment structurer une boîte, comment aller aux US etc
- puis l'explosion de la bulle, les milions partis en fumée, c'est devenu leur faute et on a tt jeté avec l'eau du bain, startups et VCs compris
- aujourd'hui, tt le monde ou presque crâche dans la soupe et l'auto flagellation franchouilarde reprend ces droits: les VCs français seraient plus bêtes, plus lents, plus bornés que les autres, en particulier que les Américains (ah les Américains) et les Israëliens (ah les Israëliens)

Bref, on parle des VCs comme on parle de l'Etat providence dont on attend tout et que l'on fustige en permanence. Au passage, je me rappelle avoir bcp choqué une journaliste lorqu'en 2000 j'ai dit qu'il y avait autant d'imbéciles chez les VCs que chez les autres...

L'erreur est toute simple: c'est de ne pas avoir compris qu'un VC était un associé, un peu différent car apportant bcp + de cash et - de sueur qu'un fondateur, mais un associé avant tout, c'est à dire un individu.

Quand on veut s'associer, on doit choisir, et en particulier ne pas se jeter dans les bras d'un autre pour de mauvaises raisons. S'associer avec un VC, c'est se marier. Les mariages à la va-vite autant que les purs mariages d'argent sont, à mon avis, tjs des conneries.

Ce qu'il faut, c'est CHOISIR son VC, tant en tant qu'institution qu'en tant qu'individu. Pour ça, il faut y consacrer du temps, il faut que les entrepreneurs fassent leurs due diligences.

Pour les aider, j'ai souvent proposé à des entrepreneurs d'appeler certaines de mes (nos) participations pour leur demander comment ils vivaient cette association. A chaque fois ils ont je crois apprécié cette transparence, ont soigneusement noté les noms et coordonnées des interlocuteurs. Mais ils n'ont jamais appelé personne...

Alors pitié, arrêtez de vous jeter dans les bras du premier venu ou du mieux disant (qui prouve parfois au passage qu'il est un piètre négociateur, chose que vous payerez in fine). Regardez le gars dans les yeux et demandez vous s'il est le mieux placé pour vous aider à réussir. La réponse sera souvent négative. Dans ce cas, cherchez davantage! Si vous doutez, renseignez vous, regardez le portefeuille, parlez avec les participations! Bref, bossez!

Régis
Investisseur lucide

Pascal.. existe-t-il une liste des gentils VC ?... ;-)... avec ton talent légendaire, ils doivent tous être gentil-gentils...

Toujours est-il que les VC sont importants aujourd'hui pour élever le ticket d'entrée d'un marché. Idest : ils font gagnés du temps s'ils savent innover... et là c'est une histoire d'Hommes.

Emery
Pitbull développeur

Aux chiottes les WCs !

Ok, je sors...

Je ne m'y connais pas grand chose dans tout cela, mais je crois que Régis a raison sur un point => l'"affectio societatis" que l'on a bien trop souvent tendance à négliger est pourtant, à mon sens, le meilleur facteur de réussite d'une entreprise...

Tiens, "Affectio Societatis" est la baseline d'Aelios Finance.
Regis > Merci pour ton commentaire de VC.

> Pascal
Il faut que tu sache que c'est aussi loic qui m'a fait ouvrir mon blog ;) et sache que je l'apprécie à titre personnel :)

>Régis
Je pense comme toi qu'il faut choisir un VC. C'est comme une compagne, celà prend du temps pour trouver la bonne. Commes les femmes si tu choisi la mauvaise tu terminera rapidement devant les avocats ;)

Je pense que les intermédiaires sont intéressants.
Je ne fairai pas ici la pub du cabinet qui nous a conseillé mais il a fait du très bon travail. Il nous a d'ailleurs déconseillé d'aller voir un VC dans un premier temps (Nous sommes passé par un soutien de l'ANVAR)

Pub : OUI ! Les intermédiaires, comme Aelios Finance, apportent de bons conseils aux entrepreneurs !

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