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Industrie du disque en France : de quoi se poser quelques questions

Voici un communiqué du représentant de l’industrie du disque en France, le SNEP (le Syndicat national de l'édition phonographique) : "Le marché du disque a chuté de 21,4 % au premier trimestre 2004. Le piratage menace gravement l’industrie musicale. Le SNEP annonce aujourd'hui un dispositif de mobilisation contre le piratage."

Parallèlement, voici un communiqué récent de l’équivalent su SNEP en Angleterre : "The number of artist albums sold in the UK in 2003 rose more than 7% to almost 121 million. Does this mean the British music industry is beating piracy?"

Quelle est la différence : et bien c’est simple, la production musicale française a dû être franchement médiocre dernièrement, avec des prix d’album trop chers. En Grande-Bretagne, au contraire, la production musicale a été de bonne qualité et l’industrie essaye de trouver les bons prix de vente.

La qualité au bon prix fait vendre, étonnant non ?

Au fait, fort de ses mauvais résultats, la SNEP lance une campagne très élégante contre le piratage dont le symbole est un doigt d’honneur. Léger...

6 mai 2004 | Lien Permanent

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Commentaires

arretons de sortir des m... type Star Ac et TV Realité a longueur de semaines, ce sera peut etre deja le debut de la solution...

Ceci étant, le pb est complexe et tres honnetement la solution difficile a imaginer avec deux evolutions majeures :
- numerisation generalisee de la music,
- piratage "culturel" sur lequel on aura du mal a revenir en arriere. Ok, les music stores type Apple ou Wall Mart peuvent limiter la casse, maintenant ce sera delicat de faire croitre le marche du disque.
NB : voir aussi les USA. Les artistes gagnent leurs vies grace aux concerts, produits derivés et autres shows, plus que par la vente de CD. Et si la vraie piste etait la ?????

Posté par : erik | 6 mai 2004 23:42:06

EriK> il est vrai que la production musicale française (star Ac etc…) est ciblée préados et ados. Ces derniers représentent la majorité des pirates.
Si la production française visait un public plus mature, les ventes seraient au RDV.

Sur les concerts. 100% en ligne. C’est le modele gagnant d’un vrai artiste. J’ai payé cher pour aller voir les Stones dernièrement et les concerts représentent l’essentiel de leurs revenus.

Posté par : Pascal | 7 mai 2004 10:00:46

Personnelement je n'achete pratiquementy plus de CD. Pourquoi ?
Car payer 25€ pour un CD me semble du vol alors que je paye de 5 à 12€p our des DVD (via internet) de films récents.

Il y a un eccart entre prix des CD et des DVD incroyable.
Des 'classqiue' comme matrix I sobt disponible à 10e, j'ai acheté tigre et dragon à 4€, etc...

Je ne parle pas des 'vieux' albums vendu au prix fort qui j'acheterai avec plaisir s'ils étaient vendu à meilleurs prix. Cela pourait aussi relancer la carrière de certains artistes dit 'en perte de vitesse' par leur maison de disque.

Serge réginai à l'olympia à 25€ (album qui a plus de 15ans) je dit non !

Posté par : Laurent Deséchalliers | 12 mai 2004 10:02:52

Surtout ne rien remettre en question !

L'industrie musicale ainsi définie est un oligopole de 4 Cies dans le monde, ne l'oublions pas. La réponse au piratage est uniquement coercitive et pas un instant éducative ; ce constat dépasse largement le cadre de la consommation musicale et renvoie directement à des notions politiques plus générales, mais ce n'est pas le sujet. En revanche on peut émettre l'hypothèse que les majors font tout pour appuyer la politique du baton...
Il est frappant d'observer que l'analyse dressée par ces derniers se fonde sur quelques études (Enjeux de la distribution des contenus en Pdf) et ignore d'autres travaux qui proposent de nouvelles idées, solutions, alternatives.. A ce sujet je vous recommande l'analyse proposée par la FING en Pdf et 2 textes de Daniel Kaplan (intro à l'étude citée ci-dessus et 8 millions de délinquants en Pdf).
Voilà plusieurs documents qui posent de vraies questions et tentent d'ouvrir un débat constructif.
Les difficultés (relatives, BMG a fait +10% en 2003) des majors tiennent essentiellement au refus obstiné qu'elles ont de repenser leur modèle économique. J'y vois plusieurs raisons :
- 1, pour la 1° fois de son histoire l'industrie musicale n'est pas à l'origine du changement de support (78T,33T, K7, cd). C'est important car ce qui est en filigrane derrière cela est la notion de consommation musicale. Les majors ont manqué la rupture technologique et sont touchées dans leur orgueil.
- 1Bis, le corollaire est le mode de consommation musicale qui n'est plus du registre de l'objet stocké (un mur de 33T) mais de la "base de données éphémère". Les "kids" chattent, bloguent et lancent Kazaa avant de partir en cours le matin. En rentrant c'est une nouvelle playlist dans le lecteur Mp3! Pour paraphraser ils zappent et se foutent royalement de ce qui a plus de 3 mois.
- 2, Couts de production, les politiques marketing mises en place sont simples : investissement massif sur quelques têtes d'affiches, génératrices de profit à court terme. Ce qui coute cher c'est le "marketing-produit" (pub, tv, radio, clip...) Ne nous trompons pas, les couts de production (studio, musiciens...) de l'album de la Star Ac sont moins élevés (l'émission Tv ne leur coute rien), que ceux de Serge Régiani.
Cette politique se fait au détriment d'artistes qui vendront peut-être moins immédiatement mais de façon plus linéaire dans le temps. Combien de temps a mis un Aznavour pour s'imposer ? Sa maison de disques s'en plaint-elle aujourd'hui ?
- 3, la distribution physique. Les majors s'emploient depuis 15 ans à réduire le nombre de références disponibles "en partenariat" avec les Fnac, Virgin. Ces derniers ont décidé de recruter des gestionnaires de stocks plutot que des vendeurs qui connaissent leur rayon et leurs clients. La notion de conseil dans le rayon est devenue un concept. Or sur des sujet qui touchent au ressenti, au feeling, un vendeur qui connait ses clients peut les aiguiller, les orienter et aiguiser leur curiosité.
Une offre minimale + 0 conseil = un cocktail réussi pour vendre moins. Sur ce point les chiffres sont très clairs : la fréquentation des lieux de ventes progresse mais les ventes diminuent. Va comprendre Charles..
- 4, Notoriété. L'image des majors est largement mise à mal et ce sont des millions de gens qui n'ont plus envie d'acheter leurs produits et encore moins de leur faire confiance. Ce processus est peut être plus lent pour apparaitre largement, mais c'est un mouvement de fond, avec de vrais leaders d'opinion...

Tout cela est un peu jeté en vrac j'en conviens :)
Cependant le refus de l'industrie du disque de repenser ses modèles, d'être pro active, novatrice, encourage le téléchargement (qui ne régresse pas contrairement à ce que l'on essaye de nous faire coire). Mais reconnaissons que c'est pratique pour découvrir un artiste sans avoir à acheter tout l'album, quand l'album est disponible...
Comment ces entreprises peuvent elles être aussi sures d'elles et mépriser des millions de consommateurs, sans se remettre en question ? Je concède que la pression financière, des actionnaires soit forte, mais en l'occurence les majors ont intérêt à regarder devant et non plus derrière. Sinon ce seront aussi leurs actionnaires qui le leur rappeleront.

Posté par : Sylvain | 12 mai 2004 12:38:33

Sylvain> merci pour cet excellentissime post.
Laurent> En phase avec toi sur le pb du prix.
Et vivement le iTunes Music store chez nous.

Posté par : Pascal | 12 mai 2004 18:54:45

l'ITM ca me semblesuper : MAIS

Un fichier achté sur l'ITM est il utilisable autremetn que sur le couple iTune/iPOd

Perso j'adore iTune , c'est mon lecteur multimédia.

Mais si je décide de changer : mes fichiers acheté via ITM seront ils lisibles sur un autre lecteur ?

Au moin quant j'achète un CD réel je peux le riper pour iTune mais aussi le reriper dans 1,2..10ans si je chage de format de fichier musical ou simplement mchanger de lecteur multimédia car mes MP3 ripé sur les CD qu ej'ai achté ne sont pas protégés.

J'adore Apple mai sje n'ai pas envie de tomber 'captif' d'un format de fichier.

L'iPod : sympa j'en achète un dès que j'ai des sous.

Posté par : Laurent Deséchalliers | 13 mai 2004 18:33:12

Laurent > d'accord avec toi sur le problème du format qui reste un vrai point épineux
Pascal > I tunes oui, mais les tarifs US viennent d'augmenter et la gestion des droits reste un casse tête monumental en Europe.
A suivre donc :)

Posté par : sylvain | 13 mai 2004 19:04:22

Laurent > d'accord avec toi sur le problème du format qui reste un vrai point épineux et qui ne me donne pour l'instant pas envie d'investir
Pascal > I tunes oui, mais les tarifs US viennent d'augmenter et la gestion des droits reste un casse tête monumental en Europe.
A suivre donc :)
J'oubliais, on parle de music parfait, mais à quoi ressemble le marché des livres ? Voilà un élément de réponse

Posté par : sylvain | 13 mai 2004 19:08:32

Sylvain> très bien cet article sur l'industrie du livre. Oui, l'internet permet de créer un marché de l'occasion.

Autre chose, le temps dispo de chacun pour les loisirs liés aux medias. Le temps est incompréssible. On passe tu temps sur Internet, alors on regarde moins la TV et on lit moins de livres.

Posté par : Pascal | 13 mai 2004 19:36:29

Vu dans le courrier des lecteurs de Télérama

"Je viens d'apprendre que les ventes d'automobiles neuves ont encore baissé de 4%. Encore un coup des pirates qui téléchargent des voitures sur Internet !"

Posté par : Laurent Deséchalliers | 17 mai 2004 09:06:31

Pascal > Pour revenir sur la music, l'un des problèmes de sa distribution en ligne est justement le marché d'occasion me semble t il. Le prix est encore élévé puisque pas de possiblités de revendre. la réussite de l'enseigne O'Cd s'est faite sur ce constat : le marché de la 2° main + un placement géographique des magasins proche de "centres étudiants".
Et désolé pour le doublon du msg précedent, caramba !~{

Laurent > ce doit être cela ;)

Posté par : Sylvain | 17 mai 2004 19:10:24

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